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Kabylie

VIP-Blog de kabylie
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  • 53 articles publiés dans cette catégorie
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  • Créé le : 15/10/2006 01:49
    Modifié : 19/03/2016 00:05

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    TAKFARINAS À L’EXPRESSION «J’ai soif de ma patrie et de mon public»

    01/05/2007 23:51

    TAKFARINAS À L’EXPRESSION  «J’ai soif de ma patrie et de mon public»


    «La culture n’a pas de frontière. Mais pourquoi pas, la culture amazighe. C’est la culture originelle».

     

    C’est avec beaucoup d’émotion, de nostalgie et d’amour envers son pays et son public d’Algérie que le chanteur amazigh a répondu à nos questions. Rencontré au Café de la musique, au parc de la Villette, à côté de la salle Zénith à Paris, le chanteur a bien voulu nous parler des raisons de l’annulation de sa tournée en Algérie, de son nouveau single prévu pour cet été et de ses concerts aux Etats-Unis et au Canada.

    L’Expression: Pourquoi votre tournée prévue pour 2005 a-t-elle été reportée à 2006 et n’a toujours pas eu lieu?

    Takfarinas: Permettez-moi d’abord d’exprimer ma douleur et mes sentiments les plus tristes à la suite des attentats qui ont secoué Alger. Comme chaque Algérien jaloux de son pays, j’ai suivi les images de l’horreur diffusées sur les chaînes satellitaires de la planète. L’Algérie et les Algériens ne méritent pas un tel sort. Nous avons toujours été pacifiques. J’exprime ma solidarité et mon soutien à mes concitoyens et envers mon pays. Je suis prêt à aider et à soutenir, à ma façon, mon pays et faire de l’Algérie, la rose la plus belle dans le jardin des fleurs. Je réponds à votre question. Le public me reproche d’avoir négligé l’Algérie. Il se demande pourquoi je chante à l’étranger, mais pas dans mon pays. Ce qui est légitime. Remonter sur scène et retrouver mon public en Algérie, reste mon plus grand souhait. Je suis comme cet orphelin qui a tant besoin de sa mère. (Ndlr, il le dit avec les larmes aux yeux). Je remercie les Algériens pour la confiance qu’ils ont placée en moi. C’est grâce à eux que je me suis fait un nom mondialement reconnu. Je dis souvent que le temps est venu pour partager avec eux tout le savoir-faire que j’ai accumulé dans le monde de la musique, car mon dernier gala remonte à 1990. Pour 2005, j’ai refusé le gala, car je n’étais pas prêt. Donc, on l’a reporté à 2006. Au mois de décembre 2005, je suis rentré en Algérie pour prospecter de visu le terrain afin d’avancer dans le projet de la tournée. J’ai établi un projet à la grandeur de l’Algérie et à l’image de la richesse culturelle algérienne. Mon but était d’organiser une tournée jamais réalisée en Afrique, ni même en Orient. J’ai exposé mon projet aux autorités concernées, qui n’ont pas tardé à l’approuver. J’ai décroché des contrats de sponsoring avec les grands opérateurs économiques en Algérie. Mais, le facteur temps a joué contre moi. Vers la fin de mai, où il était prévu de commencer la promotion de ma tournée, je n’ai conclu aucun contrat. C’était le début de la période estivale, où les entreprises, d’habitude, ont beaucoup de charges et de travail. Il fallait attendre quelques mois pour tout débloquer. Donc, le report s’est imposé.

    Vous dites, «report», le projet est-il toujours d’actualité?

    Le projet en tant que tel est toujours vivant. Je dis encore que si les conditions sont réunies pour réussir l’événement, je viendrais avec plaisir. Comme je viens de le souligner, le pays a besoin de tous ses enfants, notamment, dans les moments les plus difficiles...

    Y a-t-il vraiment un problème d’argent dans cette histoire?

    La culture n’a pas de prix. Grâce à mes contacts et le soutien des autorités compétentes, j’ai réussi à décrocher des contrats de sponsoring avec les grands opérateurs économiques en Algérie que je remercie au passage. Le ministère de la Culture allait prendre en charge nos déplacements, tant en Algérie qu’à l’étranger, l’hébergement et tout ce qui est logistique! A mon avis, on ne parle jamais d’argent lorsqu’il s’agit d’un tel événement. J’ai déboursé une somme astronomique pendant les 8 mois que j’ai passés à Alger. Imaginez, la salle du Zénith, où tous les chanteurs rêvent de se produire, je l’ai louée que pour les répétitions. De plus, avec la prise en charge du ministère de la Culture, j’ai accompagné le directeur de production du Festival Printemps de Bourges et le designer de son de la célèbre chanteuse Madonna pour prospecter les stades d’Alger, de Tizi Ouzou, de Béjaïa, de Batna, de Sidi Bel Abbès, d’Annaba et d’Oran. On a monté tout le décor, sauf que le temps était contre moi. Donc, on ne parle jamais d’argent dans un pays aussi super riche comme le nôtre. Une confidence: tout l’argent de la tournée, je l’ai mis au profit des associations des handicapés et des centres culturels. J’allais acheter des livres pour nos bibliothèques. Ce n’est pas pour m’enrichir que je fais la tournée. C’est le plaisir du partage seulement et aussi, pour montrer à tout le monde, qu’on peut organiser des choses grandioses en Algérie. Même les Algériens auraient découvert qu’on peut vivre des soirées de très grande dimension.

    Et l’histoire du matériel?

    Encore un faux problème. On m’a demandé pourquoi j’allais ramener 18 semi-remorques en matériel de France. Je ne sous-estime pas mon pays, mais la fiche technique de l’Onci ne correspond pas au programme de la tournée. Nos techniciens et ceux de l’Onci ont échangé les fiches techniques. Résultat: l’Onci ne possède même pas 10% du matériel que j’ai prévu. Notre fiche est nettement supérieure à la leur. A titre d’exemple, la plus grande scène dont on m’a parlé à Alger est de 200 m² alors que j’ai programmé deux scènes de 400m². L’Algérie a acheté du matériel, mais où est-il? Pas de maintenance non plus. C’est du jamais vu en Afrique. Le producteur que j’ai déjà cité, m’a confié que même pour l’Europe, c’est très grand. J’allais ramener un matériel d’une valeur estimée à des millions d’euros! Peut-on me donner un matériel d’une telle somme en Algérie? Si la réponse était oui, je n’aurais jamais pris d’autres charges pour rien. J’en ai marre de cette histoire de matériel. Au lieu de m’occuper de la tournée, je me suis retrouvé en plein dans le matériel. J’ai mis deux ans, avec mes collaborateurs, pour monter le concept de la tournée. J’ai programmé quatre dimensions: la dimension scénique (tout ce qui est relatif à la scène), celle de l’image, le son et enfin la danse. C’est la haute technologie. Aux Etats-Unis, au Canada et autres pays européens, je ne traîne pas avec moi tout cela. Le 18 mai prochain, je ferai un grand concert à San Francisco, le 12 juin au Canada, je n’aurai pas besoin de déplacer mon matériel, car ces pays ont le matériel qu’il faut. A signaler que 50% du groupe sont Algériens ayant prouvé leur grand savoir-faire à l’étranger.

    L’Algérie vit un grand événement, «Alger, capitale de la culture arabe». Qu’en pensez-vous?


    Tout ce qui est culturel est intéressant. Je trouve l’idée formidable pour découvrir les cultures des autres. J’aimerais qu’on organise annuellement des festivités pour que les Algériens puissent découvrir toutes les cultures universelles telles que les cultures chinoise, américaine, indienne et autres. La culture n’a pas de frontière. Mais pourquoi pas, la culture amazighe. C’est la culture originelle. On ne peut pas avancer sans retourner aux sources. On ne sait pas où on veut aller sans savoir d’où on vient. Nous avons notre culture et notre histoire, il suffit juste de la montrer. On doit d’abord faire en sorte à promouvoir notre culture. C’est notre pièce d’identité dans le monde. Le peuple qui n’a pas de culture est un peuple mort.

    Un nouvel album?

    Là, je suis en studio. Cela fait deux ans que j’ai commencé les enregistrements. Ça sera un seul album ou deux au maximum. Je n’ai pas encore arrêté la date de la sortie. Une fois fait et terminé, il sera sur le marché. J’ai encore du temps. Pour cet été, j’ai prévu un single. C’est tout ce que je peux dire pour le moment.

    Source : http://www.lexpressiondz.com/T20070430/ZA5-6.htm

    Par : Tahar FATTANI



    Commentaire de Samira & Barbara (02/05/2007 22:07) :

     

    Image hébérgée par hiboox.com

    La vie est courte comme un jour...

     Dont le soir suit de près l’aurore …

     L’heure fuit, le couchant se dore...

     Le temps s’envole sans retour…

    Les saisons pleurent tour à tour...

     Sur les fleurs qu’elles font éclore…

     La vie est courte comme un jour

     Dont le soir suit de près l’aurore…

    Il faut en faire un doux séjour...

     Un nid familier et sonore…

     Où quelque chose chante encore... 

     Après la jeunesse et l’amour…

     La vie est courte comme un jour…

     Henri Warnery - 1859, 1902

     

      Image hébérgée par
hiboox.com

    Hoder

    aimer_ la_ vie


    Commentaire de eric / casanova (03/05/2007 19:05) :

    Image hébérgée
par hiboox.comazulje passe te souhaiter une bonne soirée amicalement es bonne fin de semaine ..


    Commentaire de Samira & Barbara (03/05/2007 19:49) :

    Image hébérgée par hiboox.com

     


    Bonsoir… Arezki...Bon vendredi… Nous te souhaitons une journée remplie de paix, d’amour, de bonheur et de la joie…A l'école, il y a des élèves et non des petits juifs, musulman, chrétiens ou athées…Ils sont là pour s'instruire et devenir des hommes libres… à tout point de vue…Henri Pena-Ruiz…
    bisous…bisous…bisous  
    Hoder

    aimer_ la_ vie


    Avec toute notre amitié…





    TAKFARINAS

    29/04/2007 15:43

    TAKFARINAS


    Photo :http://teemix.aufeminin.com/world/stars/photos__todo=zoom&i=1563&c=16953.html

    Quartier Tixeraïne

    C'est l'histoire d'un doux rêveur épris d'amour et de vie. Celle d'un chanteur culotté qui a bousculé des habitudes, cultive le sens de l'accueil et celui de la fête, sait que le seul moyen sûr pour éviter l'usure, c'est d'ouvrir son coeur à toutes les cultures.

    Elle commence à Tixeraïne, la ville kabyle d'Alger perchée sur des hauteurs. Takfarinas y voit briller son tout premier soleil. Quand on naît dans une famille de musiciens, inutile de lutter, de vouloir chasser le naturel. La musique s'impose comme une radicale évidence. Lorsque son père enfourche un cheval pour faire la route jusqu'en Kabylie, à chaque voyage, assis derrière lui, il s'imprègne de sa voix qui égraine des chansons kabyles. Lorsque des voisins lui fabriquent sa première guitare, il a six ans, ne sait pas encore que la musique l'a choisie, mais il sent déjà son irrésistible appel. Sans rien imaginer, sans oser, pour l'instant, rêver à quoi que ce soit. Dès l'âge de huit ans, il commence à se frotter à la vie d'adulte, enchaîne les métiers : mécanicien, soudeur, ouvrier, imprimeur... Quand il remonte dans ses souvenirs, c'est l'imprimerie, dit-il, qui lui a donné le plus de plaisir à cette époque: "J'aimais bien doser les couleurs. Cela avait une certaine dimension artistique pour moi". L'âme de l'artiste qui sommeille en lui révèle de manière plus précise ses contours. Petit à petit le chemin se dessine. Il s'ouvre, clair et net, le jour où son père lui offre sa première vraie guitare. Il a seize ans et vient de remporter un concours à la radio dédié aux jeunes talents. La guitare est sa récompense, un encouragement à suivre sa vocation. Alors, il se met à rêver. Troque son nom d'état civil, contre celui de Takfarinas, un pseudo porteur de souffle et d'énergie.

    En 1976, il enregistre sa première bande à Alger. Trois ans plus tard, direction Paris pour tout reprendre en studio, se faire une carte de visite présentable. L'album s'appelle "Yebba Rremmene". Ce sera le premier jalon de la carrière de Takfarinas, dès lors définitivement enclenchée. Peu de temps après, il fonde en compagnie de Boudjemaa Semaouni le groupe Agraw. Avec cette formation, lors d'un concert en première partie d'Idir, en 1980, il foule pour la première fois la scène de l'Olympia. Il y reviendra sous son propre nom en 1987. "C'est là confiera-t-il plus tard, que j'ai signé mon passeport européen en musique". Dans la salle bondée, une jeunesse exaltée, à l'enthousiasme gourmand, des garçons, des filles, certains accompagnés de leurs parents le fêtent, comme une idole.

    Nouvelle coqueluche de la communauté berbère en France, Takfarinas est responsable d'une petite révolution en Algérie. En 1986, alors que sûr de son hégémonie, le raï roule tranquillement des mécaniques, il crée l'événement à la télévision avec sa chanson kabyle new look, sa dance trépidante, ses paillettes et ses danseuses. Il y chante "Ouaythelha" ("Qu'elle est belle"), la chanson-titre de sa nouvelle cassette. Le lendemain, dans tout le pays les vendeurs sont dévalisés. Takfarinas devient un héros, une vraie star, capable de remplir des stades, de donner du bonheur à des millions de gens. Avec son mandol à deux manches, ses passions musicales ouvertes, bondissantes entre tradition kabyle, reggae, chaabi, rap et funk, il invente un nouveau concept, osé, ardent, une "nouvelle clé pour ouvrir les coeurs". Quand il cherche un vocable pour désigner sa musique, un mot va s'imposer: "Yal". Comme Monsieur Jourdain qui ignorait parler en prose, depuis la nuit des temps tous les Kabyles font du Yal, sans le savoir. "Il n'y a pas une chanson chez nous où l'on ne chante yal...lalala yal...lalala" ne cesse de rappeler Takfarinas, installé en France depuis 1990, ambassadeur de la nouvelle musique Yal, pétillante, ébouriffée, en prise directe sur le futur.

    Condensé d'une carrière florissante jalonnée de succès, "Quartier Tixeraïne" est bien plus qu'une compilation de titres choisis parmi six des albums les plus percutants de Takfarinas. C'est d'abord une mise au point. Une manière de rappeler que derrière "Zaama Zaama" le tube de l'album "Yal" sorti en 1999, cet ambianceur et semeur de bonheur a su aligner une ribambelle de chansons au tempérament fort. De "Yebba Rremmene" à "Zaama Zaama", en passant par "Arrach", des paroles qui chantent l'amour, la chaleur, l'espoir, la déchirure...Toutes réenregistrées, certaines métamorphosées, ces chansons rassemblées résument vingt ans d'aventure, d'engagement pour la vie. En attendant d'autres rêves...

    par : Patrick Labesse

    Biographie source  : http://www.salammbo-press.com/artiste14/bio.htm



    Commentaire de claire (30/04/2007 01:28) :

    Image hébérgée
par hiboox.com

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    Commentaire de mylene (05/05/2007 16:47) :

    merci bcp ton blog est cool bisous

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    DJAMEL LAHLOU : lance son nouvel album de musique Chaâbi

    15/04/2007 13:38

    DJAMEL LAHLOU : lance son nouvel album de musique Chaâbi


    Source : http://www.berberes.com/webpages/djamellahlou_cd_promo_mars2007.html

    Djamel Lahlou, montréalais d'origine algérienne a manifesté depuis son jeune age un engouement précoce pour la chanson et pour l'art. Issu d'un quartier populaire d'Alger, Djamel Lahlou a abordé le monde musical en maniant, pour la première fois, une guitare qu'il a lui-même confectionnée.
    Découvrant plus tard une véritable passion pour la chanson chaâbi et kabyle, l'artiste se met à affiner son oreille musicale en écoutant inlassablement la radio et en assistant à toutes les manifestations culturelles se déroulant dans son quartier.

     

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    Encouragé par son père, également mélomane, qui lui offrait différents instruments et influencé par des artistes de son quartier, l'artiste prend son destin en main et s'inscrit dans une école d'apprentissage de musique arabo-andalouse. Cela n'empêchait pas Djamel Lahlou, durant son cursus scolaire et universitaire, de former sa petite troupe de musiciens, saisissant toutes les opportunités pour se produire sur scène.
    Diplômé en science politique se disant ancien journaliste et conseiller à l'information, Djamel Lahlou a quitté l'Algérie en 1989 pour le Canada en vue de préparer une maîtrise. Il continue dans son pays d'accueil en parallèle de chanter.

    Il constitue alors sa première troupe à Ottawa, puis il rejoint, plus tard à Montréal, une troupe déjà en vogue Timgad, au sein de laquelle il s'active à faire la promotion de la culture algérienne.
    Accompagnant les Maîtres du chaâbi et du hawzi, de passage a Montréal, dont Bennani, le défunt Guerouabi, Chaou, Nadia Benyoucef, Samy el-Maghribi, El Kobbi, Hamidou, Chaouli, Djafri et autres, ceci lui donne un nouveau souffle et encourage à monter sur scène en professionnel.
    Cet album a été enregistré sous le label La FAC (Fraternité Algéro Canadienne) une agence spécialisée dans la promotion d'artistes algériens venant se produire au Canada, et des artistes canadiens se produisant en Algérie. Le studio Montréal d'enregistrement qui appartient à La FAC se trouve à Alger.
    L'album s'intitule : le plus beau des pays (zinet el boulden), contient huit titres originaux, en majorité, écrits et composés par le chanteur. Touchant une variété de sujets, tels la nostalgie, la beauté de la nature, l'amitié, l'amour, la confiance, la joie de vivre, la culture du terroir.
    Cette œuvre est un produit d'essence algérienne aux sonorités modernes. Elle séduit par sa fluidité et son authenticité. Les styles : le berbère de Kabylie, ou le chaâbi d'Alger, ou encore le Hawzi de Tlemcen, figurent sans secret dans cette œuvre, ou l'orient rencontre l'occident.

    A travers cet album Djamel Lahlou a su donner une empreinte personnelle et une originalité, susceptible d'apporter un plus au répertoire classique algérien. Lui et ses pairs de la mouvance Néo-chaâbi s'efforcent de donner un nouvel élan à ce style, en ajoutant au tribut laissé par Ziryab et El Anka, des accents nouveaux. Le chaâbi, tente de regagner une place de choix. Quand des gens de communication comme Djamel Lahlou, se mettent à œuvrer, dans cet art ancestral, on peut déjà croire qu'il est entre de bonnes mains. Et cela vaut la peine de se laisser raconter cette façon artistique de faire.

     

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    L'événement - Le coup d'envoi de la distribution du CD de Djamel Lahlou est donné le samedi 31 mars 2007, au restaurant Crésus à Montréal Il s'agissait d'un souper spectacle ou le chanteur a présenté et chanté son album, devant plus de 240 personnes, venus l'encourager, pour l'accomplissement de son œuvre originale.

    L'album a été, gracieusement offert, à l'assistance, qui était ravie, de la belle atmosphère familiale et amicale, qui y régnait. ''C'était une soirée magnifique,'' se vanta Hakim, un des musiciens présents sur scène. Hamida Saci, ajouta ''on est toujours fier de Djamel, il parle bien et il chante avec classe.'' Lors de ce spectacle Ameur, Karim et Mohand (organisateurs de différents spectacles) ont même profité de passer des annonces sur les spectacles de musique qu'ils s'apprêtaient à organiser, respectivement, lors des fin de semaines suivantes, Djamel, qui est l'ami par excellence des artistes, puisqu'il est le Secrétaire Géneral de l'Union des Artistes Canadiens, leur a permit de passer leurs annonces.
    Le CD de Djamel Lahlou, se vendra, initialement, à Montréal sur les tablettes de :

     

    • Bled Music
      3388 Jean Talon Est
      Montréal, Qué
      H2A 1W8, Canada
      Tel.: (514) 374-4727

       

    • DiscoMaghreb
      255, rue Jean-Talon Est
      Montréal, Qué
      H2R 1S9, Canada
      Tel.: 514-273-2184

       

    • EL-Bahdja
      3387, Jean Talon Est,
      Montréal, Qué
      H2A 1W7
      Tel.: (514) 727-6159

       

     

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    Auteur : S. Hana.

     

     

    Le Chaâbi : musique née au début du XXe siècle. Exprimée en arabe dialectal et en kabyle, elle dérive de la musique arabo-andalouse, avec plusieurs influences berbères (Achewiq kabyle essentiellement). Elle est pratiquée essentiellement dans la région d'Alger.

    Chaâbi signifie populaire en arabe, c'est un des genres musicaux le plus répandu au Maghreb, il faut comprendre par populaire comme genre commun ou comme genre par défaut qui constitue le versant "rugueux" de la musique savante issue de la culture arabo-andalouse

    Les chants du chaâbi, portés par l'idiome algérien, se nourrissent de poésie ancienne mais aussi de textes originaux issus de thèmes actuels. Avec, toujours en toile de fond, l'écho du patrimoine, la plainte ancestrale, la nostalgie du pays. Selon le musicien et joueur d'ukulélé Cyril Lefebvre, " les gens attaquent fort, s'expriment violemment, ce qui rapproche à certains égards le chaâbi du blues "

    Le chaâbi mêle les instruments orientaux du classique arabo-andalou à d'autres venus de la musique classique occidentale. On y trouve la derbouka (percussions) et le tambourin, mais aussi le mandole (sorte de grosse mandoline aux sonorités de guitare, munie de quatre cordes doubles en métal), le violon et le banjo, sans oublier el quanoun. Les violonistes de l'arabo-andalouse et du chaâbi utilisent toujours leur violon à la verticale. Quant au mandole, il a remplacé l'oud, le luth moyen-oriental. Il n'est pas rare d'entendre aussi le piano. En revanche, aucun instrument électrique n'est admis, hormis parfois le clavier (pour les quarts de ton).

    Le chaâbi est une musique que l'on retrouve fréquemment dans les mariages et ce style est souvent associé à la fête. L'utilisation du langage populaire et la création de nouveaux rythmes ont fait de ce style un complément essentiel de la danse. De nombreuses tendances sont apparues.

    La nouvelle mouvance néo-chaâbi tente d'associer des instruments et des sonorités, plus contemporains. De nouvelles structures et fusions sont à l'essai et apparemment ça commence à pousser vers une nouvelle issue de ce style qui se recherche un renouveau.

    La musique arabo-andalouse est ramenée, au Maghreb, par les Maures expulsés de l'Espagne redevenue catholique en 1492 lors de la reconquista . Elle s'est développée dans toute l'Algérie, notamment avec la contribution de la communauté juive, et s'est étendue à tout le Maghreb.
    De nos jours, la musique arabo-andalouse fait partie intégrante du patrimoine maghrébin.

    Source de l'article ''Le Chaâbi'' : Wikipédia

     



    Commentaire de Samira & Barbara (15/04/2007 23:56) :

    Bonsoir…Arezki....bonne semaine… Image hébérgée
par hiboox.com


    … …Nous te souhaitons une semaine remplie de paix, d'amour, de bonheur, et de la joie.
    bisous…bisous…bisous  
    Hoder

    aimer_ la_ vie


    Avec toute notre amitié


    Commentaire de eric / casanova (16/04/2007 14:21) :

    Image hébérgée
par hiboox.com azul arezki bonne après midi voila c'es lundi le premier jour de la semaine alors je profite te souhaiter bonne semaine amicalement ..





    Il prépare un nouveau produit qui sortira incessamment sur le marché : Hamel Saïd de retour

    10/04/2007 05:31

    Il prépare un nouveau produit qui sortira incessamment sur le marché : Hamel Saïd de retour


    Né en 1950 à Frikat (Draâ El Mizan), le chanteur Hamel Saïd a la particularité de s'être imposé dans la chanson kabyle par la briéveté même de son répertoire. Des chansons phares comme  fkigham ul iw et ulac wi ar anechegaâ ad iruh ont marqué la jeunesse des années 1980… Il décide de revenir sur la scène après l'avoir quittée durant de longues années.

    Hamel Saïd a vécu une enfance dans la guerre qui a touché de plein fouet sa scolarité et sa famille. Son père est arrêté en 1958 par l'armée française et incarcéré à la prison de Paul  Gazelle (Berrouaghia). Il a été accusé  d'avoir collecté des fonds en faveur du FLN. La tache n'a pas été facile. Saïd,  âgé d'à peine 10 ans, a été obligé de s'occuper de sa  famille. Après  la libération de son père, en 1960, sa famille décide de fuir les bombardements alors incessants en Kabylie. Elle s'installe  à Alger, dans le quartier La Cité La montagne : « Mon père fatigué et malade n'a pas tardé à nous quitter. Que Dieu ait son âme. Devinez le fardeau qu'il m'a légué et les multiples problèmes que j'ai dû affronter seul. J'ai commencé à travailler, en si bas age, comme vendeur  de pain au marché du quartier. Quand on a la charge de la famille, on peut tout  faire pour subvenir à ses besoins, mais surtout pas chanter. »

    Des débuts difficiles mais prometteurs

    Souvent, avant la mort de mon père, je n'échappais pas à ses punitions quand il me prenait « en flagrant délit » avec une guitare. Il la cassait sur ma tête. Malgré tout, subjugué par la musique, Saïd a fréquenté le milieu musical du chaâbi, style en vigueur à Alger avec certains jeunes de la cité La Montagne. Comment  a-t-il  pu apprendre  à jouer de la guitare pour se mesurer aux cheikhs et créer un orchestre ? : « Lors de notre évacuation  du village vers le camp de la SAS, un militaire qui se faisait appeler Gai venait nous voir avec sa guitare presque chaque  soir ; c'est avec lui que j'ai pu toucher le premier fil d'un  instrument de musique. Quoique le début de chaque chanteur de ma génération, c'est le bidon d'huile appelé alors «bidon amaricain » qui a servi de base à la fabrication d'un instrument de musique. J'ai  pu, ainsi,  m'initier aux mélodies du terroir. En 1970, j'ai décidé de m'approcher de plus près du vaste domaine de l'art et de la chanson en particulier dont j'ai toujours rêvé. J'ai participé à l'émission « Les chanteurs de demain » de la Radio Chaîne 2 présentée à l'époque  par Medjahed Mohamed. En fait, il a beaucoup apprécié ma façon de jouer au luth. Les quelques  chansons que j'avais composées et chantées, à l'exemple  de Fkigham ul  iw qui a beaucoup fait de bruit, surtout au sein de la jeunesse. »

    Il crée un orchestre

    Au quartier La Montagne, Hamel Saïd crée un orchestre chaâbi avec un certain Cheikh M'hend, un maître qui a côtoyé les grands artistes en France lorsqu'il était émigré. De là, il se lance sur la scène : « Je me souviens comme si cela datait d'hier, en 1969, j'ai participé dans un gala donné à la salle El Mouggar aux cotés de Amar Kobbi, Terkmani Slimane, Slimani et beaucoup d'autres. Nous étions honorés par la  présence dans la salle d'éminentes personnalités du monde de la culture telles Kateb Yacine, Mouloud Mammeri et bien d'autres. »

    Le 5 juillet en 1972 fut sa première apparition en  public au village de Mouloud Feraoun,  à  Tizi Hibel. Il chante aux côtés de nombreux autres artistes : Amar Kobbi, Said Freha, Bouznad Mohand Ameziane, … etc.  Durant près de 40 ans de carrière, Saïd a évidemment, comme tout  artiste,  connu d'énormes difficultés dans le domaine musical. Ce n'est  qu'à un âge quelque peu avancé, une fois acquis une certaine expérience et au moment de mieux donner, qu'on est rattrapé par l'âge qui  nous invite  à quitter  la scène. Comme l'a si bien dit le célèbre flûtiste Mahmoud Ouaza : « Au moment où j'ai commencé à maîtriser ma flûte,  on m'a signifié de quitter les lieux, c'est la retraite ».

    Silence et retour

    A la fin des années 1980, il a décidé de mettre en veilleuse toutes ses activités artistiques. Après des succès comme « fkigham oul iw », « Oulach wa anechegaâ ad iruh », Hamel compte reprendre la scène artistique. Il prépare un nouveau produit qui sortira incessamment sur le marché.

    Par S. Abbas

    Source : http://www.la-kabylie.com/actu/dossiers/dossiers.php?val=48_hamel+said+retour



    Commentaire de Samira & Barbara (11/04/2007 12:01) :

    Bonjour…Arezki...

    Image hébérgée par hiboox.com


    … … Nous te souhaitons une journée remplie de paix, d'amour, de bonheur, et de la joie.
    bisous…bisous…bisous  
    Hoder

    aimer_ la_ vie


    Avec toute notre amitié


    Commentaire de rachid de boughni TO (16/04/2007 16:30) :

    enfin un grand qui revien de passé c l'artiste des artistes de la 3eme generation 1960 a 1980 et c grase a lui que la musique kabyle se modernise et c le premier qui a enregitre avec de son rocke bonne retoure said avec té cien


    Commentaire de massinissa52 (13/05/2007 13:33) :

    oui voir sa musik sa défaire des autre d\'alleure un style tipique les annee 70 j\'aimerais voir son nouveau et voici un lien de MP3 http://tadukli.free.fr/pages/amaynut/cd_amaynut_0004.htm





    Ses spectacles à Bgayet se sont déroulés dans une salle archicomble : Farid Ferragui met le feu

    07/04/2007 20:00

    Ses spectacles à Bgayet se sont déroulés dans une salle archicomble : Farid Ferragui met le feu


    Par : Aomar Mohellebi

     Source : http://www.depechedekabylie.com/read.php?id=38145&ed=MTQ3Mg==

    Pendant plus de trois heures, le public de Bgayet défile vers la loge. On prend des photos avec Farid, on lui susurre des amabilités, certains demandent son numéro de téléphone, d’autres qu’il leur raconte son histoire d’amour. L’ambiance était celle des grands jours.

    Habib a dix-sept ans. On reconnaît son jeune âge à travers les traits innocents dégagés par son sourire et son regard.

    Quand les centaines de fans percent le cordon de sécurité et foncent en direction de la loge où s’est retiré Farid Ferragui, Habib figure parmi les premiers arrivés. Aujourd’hui il compte réaliser son rêve : prendre une photo avec Farid. D’autres fans, femmes et hommes, font parti du décor qui a effrayé pendant quelques minutes la vingtaine de jeunes chargés de l’organisation. L’intervention de la police devient inévitable.

    L’implication des agents de l’ordre a permis de tempérer les ardeurs mais la foule refuse de «déguerpir». «Nous voulons prendre des photos avec Farid et avoir des autographes», crie-t-on à tue-tête. La police tente et parvient difficilement à former une queue interminable, carrément sur la scène où a chanté Farid Ferragui quelques minutes auparavant. Une jeune fille en délire et  en hidjab, belle comme le jour mais triste comme la lune, ne peut plus patienter. Elle se lance en direction de la loge, avec son compagnon et un poster de son idole entre les mains. Les organisateurs se montrent compréhensifs. Ils la laissent passer. Mais le public, malgré sa sagesse, essaye de s’avancer comme attiré par un aimant. Les policiers font rentrer les jeunes quatre par quatre. Il n’y avait pas que des jeunes. Des personnes âgées aussi veulent immortaliser ces moments de grande fête. Pendant plus de trois heures, le public de Bgayet défile vers la loge. On prend des photos avec Farid, on lui susurre des amabilités, certains demandent son numéro de téléphone, d’autres qu’il leur raconte son histoire d’amour. L’ambiance était celle des grands jours. Celle où les mots aimer et amour reviennent des centaines de fois et où le mot haine n’a aucune chance de se frayer un chemin. Tout était sincère : les larmes et les sourires, les paroles et les salutations.

    Le récital de Ferragui, quelques minutes avant était aussi cordial. Aussi bien dans la journée de jeudi que celle mercredi, la salle est restée hypnotisée pendant des heures devant le luth et le porteur du luth. Farid Ferragui est reçu non pas comme un invité mais comme un enfant de la région, c'est-à-dire la Kabylie. Et comme premier message, il entonne sa chanson rythmée où il dénonce toutes les pratiques consistant à semer la zizanie entre les enfants de cette région en évoquant des concepts aussi surannés que le maraboutisme ou celui encore plus ridicule de la Grande et Petite Kabylie. Pour Ferragui, il n y’ a aucune différence entre un marabout et un autre ou entre un kabyle qui dit «Azouh» ou celui qui dit «Chitouh». Farid va plus loin et plaide pour la suppression des frontières entre les pays. Des youyous stridents fusent. Deux femmes en hidjab se lèvent et se lancent dans la valse. L’ambiance est familiale, comme si nous étions dans une maison de montagne. Farid Ferragui égrène d’autres chansons à la mémoire de ceux qui étaient avec nous hier, qui ne sont plus aujourd’hui et que nous rejoindrons demain. Puis il chante sur la mère et sur les parents. Les femmes pleurent de tendresse. Une femme enceinte debout, dans un coin de la salle, prend son mouchoir et essuie ses pleurs. Un jeune prend une chaise et lui propose de s’asseoir. Elle a la tête ailleurs. Il a fallu un effort à son «bienfaiteur» pour qu’elle l’écoute. Notre confrère Aziz Kersani s’étonne devant autant d’émoi et surtout devant le nombre de personnes présentes dans la salle. «Aucun chanteur n’a rassemblé autant de monde à Bgayet» dit-il, pantois. Le journaliste, Kamel Zirem, est également ahuri. Des animateurs et des journalistes de la radio Soummam sont tous venus, non seulement pour assister mais pour animer et organiser, à l’image de l’inénarrable Boudjemâa Rabah ou du fidèle Méziane Rachid. Hamid Boulahrik, traducteur des poèmes de Farid Ferragui vers le français choisit l’une des meilleures places tandis que Youcef, le producteur d’Akbou Music, installe sa caméra sur la scène pour immortaliser l’événement. Les chansons se succèdent et ne se ressemblent pas. Ceux qui viennent voir Farid attendent avec impatience le moment décisif. C’est la deuxième partie. Celle de l’amour et du rêve. Quand l’artiste revient sur scène après une demi-heure d’entracte, il est accueilli avec un bouquet de fleurs que lui offre une femme quinquagénaire, vêtue de la plus belle tenue au monde. Des dizaines de fans accourent avec leurs appareils pour capter l’action. Youyou, applaudissements, sifflements, cris…la salle prend feu. On s’enflamme mais on se calme vite quand la voix tendre et berceuse de Farid se souvient de l’amour de ses vingt ans. C’est toute la salle qui se souvient. Le brouhaha cède la place aux réminiscences et au silence. Avec tous ces regards hagards, on se rend compte que c’est tout le monde qui a aimé et c’est tout le monde qui n’a pas pu oublier. Mais la vie étant faite de souvenirs et de rêves, d’illusions aussi, il était très beau de revenir en arrière avec des chansons comme Ayid, Azed ayigueni, Awi zran udmim ma ykhaq, Agouni tayri, tin diyirhan, Takhatemt, etc. Pleurer sa vie passée fait aussi partie de la vie à condition de le faire seulement de temps à autre. C’est le message de Farid Ferragui. Tout le monde l’a reçu. C’est pourquoi à la fin du récital, l’artiste a invité son public à revenir au présent et à chanter la vie avec Farhi semi. Tout le monde essuie ses larmes, se lève et danse pendant plus d’une demi-heure. Ferragui a fait pleurer mais il a aussi rendu l’espoir. «Continuez d’aimer, il ne faut jamais désespérer», dit-il avant de se retirer difficilement de la scène.






    Grand retour sur la chaine II : Pari réussi pour les Abranis.

    03/04/2007 15:50

    Grand retour sur la chaine II : Pari réussi pour les Abranis.


    Article envoyé par Boudjema...Tannemirt

    Commentaire de Samira & Barbara (03/04/2007 21:59) :

    Bonsoir…Arezki...bonne soirée...et... Image hébérgée
par hiboox.com


    Nous te souhaitons une journée remplie de paix d'amour de bonheurs et de la joie…
    bisous…bisous…bisous  
    Hoder

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    Avec toute notre amitié





    Retour fracassant des Abranis à l'Auditorium Aïssa Messaoudi

    31/03/2007 15:33

    Retour fracassant des Abranis à l'Auditorium Aïssa Messaoudi


    Qui l’eût cru ? Le groupe Les Abranis, que d’aucuns disent être le précurseur du genre rock-pop en Algérie, retrouve la scène à la faveur de l’émission diffusée sur la radio Chaîne II : « Ighzif Ayidh ». Celle-ci, à en croire des échos, semble se bonifier avec le temps qui passe.

    Karim Abranis, de son vrai nom Sid Mohand, fondateur attitré du groupe, saura épater les mélomanes présents.

    Rejetant d’une idée selon laquelle le nom du groupe vient de « burnous », celui qui a assuré avoir acheté sa première guitare en 1964 révèle que « Abranis » vient du nom d’une tribu berbère qui existait au temps de Kouceïla.

    Les pouvoirs de l’époque s’en sont-ils offusqués outre mesure ? Nullement.

     La connotation arabophone du nom les a prémunis contre la censure qui n’a jamais manqué de s’abattre sur tous ceux portant des noms à consonance berbérophone.

    Karim ne s’est pas départi de son bagout.

     L’homme aux cheveux plus poivre que sel, dont on ne soupçonnait pas les penchants soixante-huitards, est resté sur ses goûts d’avant. S’est-il assagi ? Il l’était depuis toujours, vous rétorqueront ses fans, toujours aussi obstinés à faire ses éloges.

    Le fait insoupçonnable qu’il ait battu le pavé lors des événements de mai 1968 avec les étudiants parisiens donnera au personnage quelque chose d’irréel.

     Evoquant son retour au pays, Sid Mohand Tahar dira qu’il lui est toujours « formidable de respirer à plein poumon l’air du terroir ». S’agissant de son absence prolongée sur la scène artistique locale, l’enfant prodigue de Tifilkut à Ililten assure que des raisons techniques et des exigences, autrement plus personnelles, peuvent être mises en avant.

    Les circonstances qu’a connues le pays en est l’autre raison avancée.

    Celui qui assure s’être frotté, tôt, à la musique rock, saura faire sortir avec ses compères, la chanson kabyle du « refrain et d’un certain folklore », comme le soutient un présent.

    Les Abranis deviendront, pour cela, les idoles de toute une jeunesse longtemps gavée de cet « égyptiannisme » de mauvais aloi, qui leur fut imposé par les décideurs de l’époque.

     Tout en prenant à bras-le-corps la rythmique moderne, le groupe qui s’est constitué en 1967 ne saura oublier le terroir dont il puise ses textes.

    Preuve en est, assure Karim, les poèmes de Si Muhand U M’hand, autre pourfendeur des princes du moment qui émaillent les chansons du groupe lequel saura se faire l’interprète d’une génération.

    Karim ne se fera pas prier pour tomber à bras raccourcis sur ces « artistes » qui font dans la redondance, sans toujours s’essayer à d’autres genres musicaux. « La rythmique n’y est pas », tonne-t-il, dépité par l’image qu’offre la scène artistique locale.

    Faisant une entrée fracassante sur scène, son groupe tranchera d’avec les émissions plus portées sur des musiques traditionnelles.

     Le groupe fera un retour en arrière avec Chennough le blues, sorti en 1977 qui mettra le public en transe, et il n’est pas étranger de voir des personnes d’un certain âge faire des déhanchés sur ces airs endiablés.

    Le répertoire n’a pas pris une ride. Itri Lefdjer Linda, tiré de leur premier 33 tours, est également chanté avec la même fougue qu’avant.

     Linda fera rappeler à certains, des temps révolus pour toujours.

    Seule ombre au tableau : les sorties fracassantes de cette autre icône du groupe, organiste Chemini Abdelkader (connu sous le nom de Chamy).

    Karim n’y vas pas par quatre chemins en disant que le « pourfendeur » est un farceur qui « fait de l’intox ». « Cet homme, qui ne s’est pas assagi malgré son âge, veut semer le trouble », insiste-t-il en faisant remarquer qu’il est le dépositaire légal du nom de Abranis à l’ONDA et autres organismes.

    De nouvelles figures rejoindront le groupe, comme ce maire breton Yanick Guillo ou encore le guitariste de Khaled.

    Les enfants de Karim feront leur apparition sous l’œil attentif du patriarche. Lequel atteste que la relève est assurée à travers son fils Belaïd, dont la manière de chanter reste proche de celle du père.

     Yuba, jeune lycéen, pince lui aussi de la guitare électrique.

    La tribu Karim, comme l’a rappelé à raison Arezki Baroudi, s’est constituée.

    Une grande tournée sera organisée à travers le territoire national à la fin de l’année.

    Un album composé de 12 titres, tous inédits, sortira. « 24 chansons sont dans le magnétophone, et on essayera d’en tirer les meilleures », révèle Karim en disant que ce tube sera tout compte fait dans la droite ligne de ses chansons à succès.

    Nadir Iddir

    Source : http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=64452



    Commentaire de eric / casanova (31/03/2007 16:43) :

    Image hébérgée
par hiboox.comazul c'es le week-end je vous souhaite bonne soirée





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