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Kabylie

VIP-Blog de kabylie
a111@sympatico.ca

  • 40 articles publiés dans cette catégorie
  • 1125 commentaires postés
  • 1 visiteur aujourd'hui
  • Créé le : 15/10/2006 01:49
    Modifié : 19/03/2016 00:05

    Garçon (0 ans)
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    Comme un reméde

    07/01/2007 04:36



    " Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous. Demandez ce que vous pouvez faire pour votre pays. "

                                                                     John Fitzgerald Kennedy

    Source Discours inaugural, 20 janvier 1961

    http://www.linternaute.com/citation/3745/ne-demandez-pas-ce-que-votre-pays-peut-faire-pour-john-fitzgerald-kennedy/



    Commentaire de claire (08/01/2007 06:50) :

    bon lundi a toi bise claire

    http://gina.vip-blog.com

    Commentaire de justine (15/11/2007 16:48) :

    Bonjour, mon grand oncle, né en algerie, était visiblement la bas un grand ecrivain, plutot tendance philosophe penseur, a priori tres dérangeant pour le pouvoir en place pendant la guerre j'ai appris il y a tres peu de temps qu'il aurai été assassiné, a cause de ses pensées, à alger. Je n'ai pas beaucoup de renseignement, je ne connais que son nom et prenom et n'arrive pas a trouver des traces de son histoire je me sens pourtant tres proche de lui et aimerai en savoir plus, seriez vous en mesure de m'aider? par avance merci et bravo pour votre blog

    crystaleuh@hotmail.com




    À l’origine de l’histoire de Tizi Ouzou

    29/12/2006 16:43

    À l’origine de l’histoire de Tizi Ouzou


    LES FESTIVITÉS ONT DÉBUTÉ HIER LIBERTE 28/12/2006
    À l’origine de l’histoire de Tizi Ouzou
    Un colloque sur ce thème animé par des personnalités historiques est l’un des moments forts qui marque ces manifestations.

     

    Si la commémoration du 366e anniversaire de la fondation de la ville de Tizi Ouzou a été inaugurée mardi soir par la traditionnelle retraite aux flambeaux des Scouts musulmans algériens (SMA) et la prestation de troupes folkloriques à travers les principales artères de la ville, les grandes festivités ont débuté, hier, à la maison de la culture Mouloud-Mammeri où il fut procédé, en présence du wali de Tizi Ouzou, du président de l’APW et du président de l’APC, à l’inauguration d’une belle exposition de photos anciennes de Tizi Ouzou et le vernissage de tableaux d’artistes peintres tizi ouzéens.

    L’un des moments forts de cette manifestation, qui s’étalera durant quatre jours, réside certainement dans l’ouverture d’un colloque relatif à l’histoire de Tizi Ouzou, depuis sa création sous l’empire turc en 1640 jusqu’à nos jours.

    Intitulé “Tizi Ouzou se raconte”, ce colloque sera animé par plusieurs personnalités bien connues, telles que Cheikh Bouamrane, président du Haut Conseil islamique qui traitera de “L’histoire léguée par anciens scouts fondateurs du scoutisme algérien”, Youcef Merahi, secrétaire général du HCA, qui livrera des “Impressions tizi-ouzéennes”, Abderahmane Khelifa, archéologue et historien, qui débattra sur “Tizi Ouzou et sa région durant l’Antiquité”, alors que de vieilles figures de Tizi Ouzou animeront d’autres conférences-débats tout aussi intéressantes car traitant de sujets historiques tels que “Tizi Ouzou à l’époque ottomane”, “Tizi Ouzou durant la colonisation française”, “La naissance du scoutisme à Tizi Ouzou” et bien évidemment, “La création d’un club nationaliste, la JSK”.

    Et pour couronner tel qu’il se doit ce cycle de conférences-débats, Salah Mekacher, ex-officier de l’ALN et ancien secrétaire du PC de l’ex-Wilaya III historique pour le commandement du chahid le Colonel Amirouche, devait aussi traiter d’un thème très liée à l’histoire de Tizi Ouzou, intitulé “Histoire d’un combat séculaire” pour rappeler justement le sacrifice de tous les jeunes de Tizi Ouzou, qu’ils furent scouts, étudiants ou sportifs, et qui ont sacrifié leur vie dans les maquis de l’ALN pour que vive l’Algérie indépendante. C’est dire qu’à la veille de la célébration des joyeuses fêtes de l’Aïd El Adha et du nouvel an, l’Association des anciens scouts de Tizi Ouzou, nouvellement créée, aura réussi un grand pari pour ressusciter l’histoire de la “Ville des Genêts”, depuis la construction du Bordj Turc par Ali Khodja, jusqu’à l’insurrection des Amraoua, la prise de Tizi Ouzou par le général Randon, puis la Guerre de Libération nationale et la période post-indépendance jusqu’à nos jours.  

    par  Mohamed Haouchine





    Le Nouvel an berbère (Yennayer Imazighen)

    24/12/2006 05:59

    Le Nouvel an berbère (Yennayer Imazighen)


    1. Les Imazighen (mot qui veut dire berbères) Mashaouash, Libous orientaux de Cyrénaïque étaient en contact direct avec l’Égypte ancienne.
    2.  En 1200 avant J.C. la civilisation libyque avait même boulerversé l’équilibre de la Méditerranée orientale en envahissant l’Égypte.
    3.  C’est à cette époque que les Berbères inventèrent une roue inconnue jusqu’alors et apprenaient aux Grecs à atteler quatre chevaux.
    4.  A la fin de la XXIème dynastie égyptienne, Sheshonk (Chachnaq 1er), grand chef militaire des Mashaouash, obtint du Pharaon Siamon, dont l’armée était en grande partie composée d’Imazighen (berbères), l’autorisation d’organiser un culte funéraire pour son père Namart, un privilège exceptionnel.
    5. A la mort de Psossenes II en 950 av. JC qui avait succédé à Siamon, Sheshonk s’attribua la dignité royale et fonda la XXIIème Dynastie qu’il légitima en mariant son fils, Osorkon, la fille de Psoussens II, la princesse Makare et installa un autre de ses fils comme grand prêtre d’Amon Thèbes.
    6. Sheshonk établit sa capital Boubastis, installa les hommes de sa tribue dans des terres du delta du Nil et leur constitua des fiefs.
    7. Une nouvelle féodalité prit pied en Égypte.
    8. L’an zéro amazigh se réfère donc à cette date historique de 950 av. JC ou Sheshonk fut monté sur le trône et fonda la XXIIème Dynastie.
    9.  Le Jour de l’An le 12 yennayer : tibbwura useggwas

                                                                                                           

    1. YENNAYER remonte selon les chercheurs à 950 AV-JC. Il y a deux hypothèses avancées par les chercheurs. La plupart des historiens nous apprennent que THAMAZGHA ( Maghreb) est entrée dans l'histoire avec l'apparition des phéniciens sur ses rivages, c-à-d a la fin du XII siècle AV-JC. d'autres, cependant, nous disent tel Victor Piquet dans "les civilisations de l'Afrique du nord", que " les libyens avaient, des le XIV siècle AV-JC, une civilisation et une industrie.
    2.  Ils avaient déjà des rois héréditaires et avaient conclu avec les peuples des îles, avec les Tyrrhéniens en particulier des alliances profitables".
    3. On sait aussi que, vers 3300 AV-JC, la première dynastie limite eut fort à faire pour les empêcher d'envahir l' Égypte et qu'au temps de la 19e dynastie, sous le règne en particulier de Méneptah ( Pharaon de la XIXe dynastie, fils de Ramsès II), vers 1235-1224 AV-JC, les Pharaons repoussèrent une attaque des libyens auxquels s'étaient associés les " Les peuples de la mer".
    4. Mais la ténacité des Amazighs finit par venir à bout de la résistance Égyptienne puisqu'en 950 AV-JC.
    5. L'Amazigh, Chachnaq 1er, le Sénac de la Bible, s'empara du Delta du Nil et fonda la 22e dynastie libyenne.
    6.  Il existait une solution conflictuelle à la frontière EST de la Libye, c'est la deuxième hypothèse.
    7.  Avec toutes les guerres entre les Amazighs et les Pharaons, et chaque fois les tribus Amazighs de l'EST réussirent à vaincre l'armée égyptienne et à s'installer (occuper) sur son propre territoire.
    8. Après les dures épreuves que les deux peuples ont subi, des guerres sanglantes, les deux peuples décidèrent de mettre fin à ces conflits, ils ont préféré le fêter en égorgeant des coqs.
    9. Traditions qui sont restée jusqu'à aujourd'hui, ou nous fêtons Yennayer avec des dîners en poulets (Imensi S -Uyazid).
    10. Et tout ça s'est été passé vers 950 AV-JC.
    11. Ce qui fait que l' An Amazigh est 2957 avec 950 ans d'intervalle avec l'ère Chrétienne 2007.
    12. Mais cette avance de 950 ans est-elle méritée et souhaitée dans la réalité ?
    13. Donc, il est temps que les Amazighs prouvent cette avancée d'existence dans différents domaines.


    Commentaire de nani283 (30/09/2008 19:47) :

    j'aime se que t'écri





    Yennayer :Nouvel an berbère

    19/12/2006 04:32



    Pour le commun des Algériens, notamment des régions berbérophones, Yennayer est uniquement un événement traditionnel célébré chaque année le 12 janvier pour marquer le nouvel an berbère. Pour d'autres, c'est plutôt l'expression d'appartenance à une civilisation berbère millénaire.

    Une manière de fixer dans les calendriers en usage à travers le monde celui des Berbères. A l'instar des civilisations humaines (les Chinois, les Arabes, les Russes, etc.), Imazighen fêtent le nouvel an suivant un calendrier ancien, basé sur les changements des saisons et les différents cycles agricoles de la végétation qui déterminent le travail de l'agriculture. Si pour beaucoup de personnes, Yennayer a une dimension civilisationnelle et identitaire, pour d'autres, c'est un jour férié de plus. Sans plus. L'avènement du nouvel an berbère est suivi des rituels observés dans différentes régions d'Algérie et même d'Afrique du Nord. C'est ainsi qu'en Kabylie, généralement, Amenzu n Yennayer (premier jour de janvier) est célébré par les anciennes générations par la préparation d'un repas spécial et l'accomplissement de rites ayant trait aux travaux des champs. Mais tous ces actes portent une même croyance : présager des récoltes abondantes et expulser les mauvais esprits. Dans la même région, en plus du repas spécial (du poulet, du couscous), des différents gâteaux (beignets, crêpes, des feuilletés de semoule cuits : lmsemen, etc.), d'autres rites sont accomplis, tels que la coupe de cheveux pour les garçons, leur accompagnement au marché pour leur première sortie pour l'achat d'une tête de bœuf (présage pour qu'ils soient leaders). La coupe de cheveux pour les jeunes garçons et la taille des arbres qui a lieu à la même période symbolisent la longévité. Dans certaines régions, les paysans enfonçaient des branchages de lauriers dans les champs, nettoyaient les coins de la maison, disant « hrab ya mares » (dehors, mares, un microbe destructeur). Cependant, au-delà de la célébration d'une date, Yennayer est aussi une supplique que l'on adresse à la nature. La fertilité, la générosité et la profusion font ainsi partie des prières. Néanmoins, Yennayer a aussi des références et des repères historiques. Pour les spécialistes, Yennayer symbolise le premier jour du calendrier agraire en usage depuis l'antiquité dans toute l'Afrique du Nord. Selon le calendrier berbère, nous sommes en l'an 2956. Aussi, pour les historiens, l'avènement de Yennayer remonte à 951 avant Jésus-Christ. La même année, explique-t-on, un roi bebère, Shashneq conquit l'Egypte et régna sur le pays et fonda la 22e dynastie pharaonique. Selon les historiens, le calendrier agraire berbère avait été remplacé à l'arrivée des Romains en Afrique du Nord, lui substituant le calendrier julien (institué par l'empereur Jules César en 45 avant J.-C.). Mais le calendrier berbère remonte probablement plus loin que l'ère Shashneq. En tout cas, cela fait au moins près de 3000 ans que les Algériens célèbrent Yennayer. Dans certaines régions du pays, comme Tlemcen, des carnavals sont organisés pour marquer l'événement.

    Source : Quotidiens Liberté - Elwatan






    Où est notre histoire, notre mémoire

    16/11/2006 05:50



    Nos politiciens la censurent, nos jeunes l’ignorent
    Où est notre histoire, notre mémoire
    InfoSoir 16/11/2006
    C'est peut-être se répéter que de dire que nos jeunes ne connaissent pas l'histoire de leur pays et que celle-ci est, de toute façon, tronquée dans son écriture et son enseignement.

     

    Le constat fait par des historiens sur l’enseignement de l’histoire de l’Algérie dans nos établissements scolaires est ce qu'il y a de plus inquiétant.

    Il est plus que jamais temps de combler le déficit de mémoire qui conduira inéluctablement le pays vers le chaos.

    Pour les historiens, ce qui est essentiel ce sont les faits qu’il faut rétablir, enregistrer, inscrire, étudier et transmettre. Pourtant, la chose est facile.

    Il suffit d’une volonté politique pour le faire. Aujourd’hui, notre passé est effacé !

    La question de la mémoire se pose même chez ceux qui diffusent et informent. Il suffit de faire un tour aux Archives nationales pour voir de quelle manière la mémoire algérienne est gérée. Demandez un document, essayez d’obtenir sa reproduction pour un travail : le résultat est vite connu.

    Les archives n’existent pas.

    Dahou Djerbal affirme qu’il y a incurie ou incapacité à faire face à une demande sociale.  

    par Chafaâ Bouaïche


    Commentaire de Chantal (28/11/2006 05:46) :


    bgcolor="#000000"
    Azul très intéressant ton blog bon mardi bisous

    http://melancolique1.vip-blog.com




    La Kabylie à travers l’histoire

    09/11/2006 05:04



    Organisation socio-politique et économique de la Kabylie avant et après 1857

    La Kabylie du Djurdjura est composée d’une chaîne côtière qui s’étend de Cap –Djinet au piton de Yemma Gouraya qui domine Béjaïa et du massif du Djurdjura, au sud de la vallée du Sébaou.

     Ce massif imposant, boisé, est constitué d’un ensemble de montagnes à étages successifs qui s’adossent l’une contre l’autre jusqu'à la chaîne du Djurdjura.

    Celle-ci, en forme d’arc, s’étend sur une longueur de 60 km environ et son point culminant s’élève à 2 308 m d’altitude.

     

     Le massif du Djurdjura se présente comme une tour naturelle, un rempart inaccessible que les Romains ont baptisé Mons Férratus, sans doute à cause de la résistance affichée par ses habitants. Les traces d’activité humaine en Kabylie du Djurdjura remontent à la préhistoire comme l’attestent les nombreuses découvertes archéologiques telles que l’industrie lithique, les gravures et peintures rupestres et les stèles libyques trouvées à Abizar et à Souama (…). Elles témoignent de l’activité et de présences humaines permanentes. Quant aux premiers contacts avec le monde extérieur, ils remontent aux Phéniciens (Carthaginois) qui, par les nombreux comptoirs commerciaux longeant la côte kabyle, ont noué certainement des liens commerciaux.

     Ensuite les Romains ont essayé d’imposer leur suprématie sur les montagnes du Djurdjura, mais en vain, le Mons Férratus est inaccessible. Les Quinquégentiens, organisés en confédérations entrèrent en insurrection et ne se sont jamais laissés dominer. Pour mieux surveiller leurs acquis dans les plaines, les Romains ont construit des fortins le long des voies qu’ils ont tracées, en relation avec les différentes limes, à l’exemple du fortin Burgus Centanarius situé sur la rive gauche du Sébaou en relation avec la lime de Bida Municipium (Djemaa Saharidj), située en contrebas des Ath Frawsen. Les relations entre les montagnards et les Romains ne sont pas toujours tendues : Bida Municipium adossé au mont des Ath Frawsen a longtemps prospéré.

    La révolte des montagnards pour l’indépendance prend de l’ampleur en l’an 372 avec l’insurrection de Firmus  qui a soulevé la Kabylie des plaines et celle des montagnes contre l’occupant romain. Il finit par prendre Césaré et la brûler, avant d’être trahi par un des siens.

    Au moyen-âge, les Kabyles du Djurdjura furent intimement mêlés aux évènements politiques et religieux qu’a connus l’Afrique du Nord, sans toutefois se diluer dans la masse. Insoumis, Ils ont su défendre et préserver jalousement leur indépendance. Les Turcs, comme d’ailleurs leurs prédécesseurs, ont échoué dans leur entreprise de colonisation du massif. Ils se sont juste bornés au recouvrement temporaire des impôts. Grâce à leur politique religieuse, ils ont pu ménager des relais pour contrôler la région. Tout comme les Romains, les Turcs érigèrent des bordjs et des fortins pour leurs makhzens le long des vallées pour appuyer leur politique de recouvrement de l’impôt et défendre leur acquis dans les plaines. La soumission des tribus n’a jamais été totale comme l’atteste les nombreuses insurrections et incursions des montagnards : le bordj du Sébaou , fondé en 1720 fut assiégé et celui de Boghni fondé à la même époque que le premier fut détruit à deux reprises, en 1756 puis en 1818 .

    Ainsi, "l’appareil administratif, politique et militaire, mis en place par les Turcs en Grande Kabylie, a été très sommaire et n’a pas affecté les modes d’organisations sociopolitiques des tribus du massif montagneux."

    De l’époque romaine à l’époque turque, les montagnes sont alors restées inaccessibles aux intrusions étrangères. La Kabylie du Djurdjura resta indépendante et autonome. Ce fut donc les Français qui parviennent, pour la première fois de l’histoire, à occuper les montagnes en 1857, en venant à bout de la résistance, 27 ans après la chute d’Alger. Il a fallu mobiliser une armée de 25 000 hommes équipés d’un matériel des plus sophistiqué à l’époque, sous la conduite du général Randon et du maréchal Mac Mahon en "pratiquant la politique de la terre brûlée pour acculer à la reddition les villages et les tribus que les combats n’avaient pas pliés." Au lendemain de leur victoire, l’occupant français mena sur le dernier bastion de la résistance, organisée par la vaillante Lalla Fatma N’Soumeur, une politique de colonisation fondée sur la violence économique(expropriation des terres) et le démantèlement des institutions sociopolitiques traditionnelles. Sous la conduite du Cheikh Aheddad et de El Mokrani, animés par l’esprit d’indépendance et de liberté, les quelques forces restantes se soulèvent contre l’occupant en 1871. L’inégalité des moyens de guerre s’est vite fait ressentir sur le terrain. La mort de Lhadj El Mokrani le 5 mai de la même année et l’arrestation le 13 juillet du cheikh Aheddad, âgé et malade, marquent la fin de l’autonomie de la Kabylie.

     

    Organisation sociale et politique

    Tous les villages se ressemblent dans leurs structures et dans leurs situations géographiques et l’étude d’un seul, suffit pour comprendre toute l’organisation sociale et politique des communautés villageoises.

    L’unité sociopolitique et économique de base de la société Kabyle est la famille élargie : Axxam.

     

     1) Axxam :

    Il est composé de grands-parents, du père, de la mère et de leurs enfants. Trois générations vivent ensemble sous l’autorité de amghar (le vieux). Il est le porte-parole de la famille, notamment à la djemaa (tajmat). 

    Un ensemble de familles (ixxamen) ayant un ancêtre commun compose taxxarubt ou adrum dans certains cas.

     

    2)Taxarubt :

    Txarubt (fraction), est l’extension de la famille élargie. Elle occupe un espace bien défini. Taxarubt "est l’unité première de référence idéologique. L’ensemble des unités composant taxarubt partage en commun l’héritage symbolique légué par l’ancêtre en lignée paternelle. Elles sont collectivement comptables de l’intégrité physique de chacun des membres les composant, et de l’honneur du nom partagé en commun." Avant l’introduction du nom patronymique par l’administration coloniale, les membres de taxarubt (fraction) s’identifient à son nom. Elle porte le nom de l’ancêtre.

    Exemple : Mezyan n Ath Ali (ath Ali est le nom de Taxxarubt).

    Un ensemble de tixarubin (fractions) compose adrum (le quartier). Cependant, imsenden ou Ibaraniyen (familles étrangères) qui se trouvent dans le village, s’insèrent dans les différentes fractions.

    3) Adrum (quartier) :

    Dans les grandes communautés villageoises, le quartier marque une limite géographique. Ainsi, "la structuration qui va de l’axxam à adrum se trouve projetée dans l’agencement des habitations, des tombes au cimetière et jardins". Un ensemble de iderma (quartiers) forme taddart (le village).

    Il arrive que, pour se défendre ou pour attaquer un ennemi commun, des villages s’unissent et forment laârc (tribu) : "Des tribus se liguant contre l’ennemi commun, les confédérations des Flisas, des Guechtoulas, des Aït-jenad, et des Ait Iraten prirent les armes et engagèrent la lutte, en commun, contre les autorités locales que les deys d’Alger cherchaient à leur imposer." Pour les mêmes raisons, les tribus se confédèrent et forment Laârac ou taqbilt (confédération de tribus). Elles sont dissoutes dès que les mêmes conditions qui les ont fait naître cessent d’exister.

    Par ordre croissant on obtient :

    Axxam (famille), axxarub (fraction), adrum (quartier), taddart (village), laârc (tribu), taqbilt (confédération de tribus)

     

    4) Taddart :

    Taddart (communauté villageoise) se présente comme une petite république.

    Taddart (village) qui vient du mot dder (vivre) signifie lieu de vie. "Le village représente le monde des vivants, le monde social, doté d’une organisation socio-économique et politique afin d’assurer sa reproduction physique et sociale". Taddart est administrée par une autorité dirigeante qui est tajmaât (assemblée du village). Elle est composée de “lamin”, assisté par des temans (représentants des différentes xarubas), d’un oukil (trésorier) et d’un imam (secrétaire).

    Avant la colonisation française, tajmaât était un véritable conseil politique doté d’un droit coutumier et de toute indépendance. Elle gère les affaires de la communauté : guerre, paix, promulgation des lois ou leur annulation … Ils exécutent les décisions de l’assemblée, ils veillent sur le patrimoine et les intérêts généraux du village.

    Après la colonisation, tajmaât n’a plus les mêmes prérogatives d’avant, elle est remplacée d’abord par celle du douar (une seule pour toute la tribu). Elle est dirigée par un corps composé d’un bachagha, d’un caïd et de notables choisis et nommés par l’administration. Ensuite, ce conseil est devenu l’assemblée communale   qu’on connaît de nos jours. La dilution de tajmaât n taddart (conseil du village) dans celle du douar ne peut trouver explication que dans la volonté d’avoir la main-mise sur la Kabylie frondeuse. Malgré cela, les communautés villageoises continuent de nos jours de débattre et régler certains problèmes de la communauté. Ainsi, les jeunes de la communauté villageoise qui se sont révoltés en 2001 contre le pouvoir central, pour se défendre et faire aboutir leurs revendications, ont activé le système d’organisation traditionnelle. Ils se sont organisés en laârac (en confédérations).

     

    Economie :

    Avant la colonisation, les montagnards du massif du Djurdjura se sont maintenus en équilibre  sur les montagnes, certainement grâce à leur ingéniosité. Pour vivre en autonomie rester sur ces terres pauvres avec une densité de population importante, les montagnards ont dû appliquer un système socio-politique, juridique et économique,  appuyé par un  important investissement humain : "Toute population qui n’atteint pas une certaine densité est menacée d’absorption, d’assimilation…La densité numérique étant la condition nécessaire pour que s’établisse une certaine densité sociale …est nécessaire en milieu montagneux, pour que le groupe assure son autonomie de subsistance grâce à un stricte contrôle de l’espace utile exigeant un investissement considérable". L’économie des communautés villageoises de la Kabylie du Djurdjura est une économie d’autosubsistance qui tire l’essentiel de ses ressources du travail de la terre, de l’élevage et de l’artisanat. Du fait que la terre était toujours la principale source de l’économie des montagnards, la préservation du patrimoine foncier est devenue impérative. Ainsi, les communautés étaient amenées à édicter des lois telles que, l’exhérédation des femmes et l’indivision du patrimoine lignager.

    L’économie de montagne basée sur l’arboriculture, le jardinage, l’élevage et l’artisanat, différente de celle de la plaine, basée à l’époque, essentiellement sur les céréales, est complémentaire. Un rapport montagne /plaine fut établi. Il renforce le maintien des populations par l’échange du surplus de produits issus de l’économie de montagne (nombreux à l’époque) contre par exemple des céréales qui faisaient défaut dans l’agriculture de montagne .

    Après la colonisation de la région, l’équilibre qui a maintenu les populations se trouve compromis avec la destruction de l’économie et le démantèlement des institutions sociopolitiques sur lesquelles elle repose : expropriations des terres, destructions du patrimoine forestier et arboricole (incendies), déportations, impôts sur la guerre, interdiction du commerce (les souks) et enfin démentèlement des institutions socio-politiques du village.

    Les institutions qui ont maintenu les communautés kabyles sur la montagne, se trouvent donc vidées de leur substance et le rapport montagne/plaine se trouve inversé. "Les choses ont changé à l’époque coloniale, lorsque les plantations modernes ont été étendues dans les plaines …Ainsi s’est trouvé profondément modifié le rapport économique plaine/montagne, dans lequel jusque là, la montagne était privilégiée",  écrivait Marthelot.

     La montagne ne peut plus répondre aux besoins de ses habitants et les ressources économiques ne cessent de diminuer : la terre ne peut plus nourrir la dense population. L’émigration est impérative pour le surplus humain vers les grandes villes d’Algérie (Boufarik Alger et Annaba) et en Europe. "Mis en contact avec l’économie moderne par le salariat et l’émigration, le fellah a été amené à en intérioriser progressivement la logique de rationalisation (la prévision va se substituer à la prévoyance l’esprit de calcul à la “nniya"-refus de calculer". L’émigration des Kabyles en Europe a commencé bien avant la première Guerre mondiale. On compte en mars 1914, 1635 mineurs kabyles employés dans le bassin houiller du Pas-de- Calais et du Nord.

    C’est à partir de la seconde Guerre mondiale que l’immigration fut effective pour les Kabyles. Le manque de dynamisme économique, la scolarisation, et surtout la densité humaine et l’offre d’emplois du pays d’accueil, ont poussé les gens à immigrer en France. Mahé écrivait : "Après avoir envisagé tous les paramètres qui concourent à l’ampleur  du phénomène migratoire, c’est seulement dans les deux douars (Beni Douala et Beni Mahmoud) présentant respectivement 372.hab./km2 et 314 hab./km2 que la corrélation entre densité démographique et intensité d’immigration nous semble relativement pertinente puisque les taux d’immigration par rapport à la population active masculine atteignent respectivement 53 % et 47% contre une moyenne régionale  de 245 hab./km_et 36,3°% d’émigrés".

    Jusque-là, l’émigration était une activité temporaire qui avait pour objectif le soutien des structures familiales communautaires. "Les revenus de l’émigration et ceux obtenus sur place sous forme de salaire ont donc, dans un premier temps, servi directement l’économie d’autosubsistance". Le stock de prévoyance, agricole et artisanal dont disposait la société familiale communautaire fut renforcé dans un premier temps, par l’apport du capital monétaire issu de l’émigration. Ensuite au fur et à mesure que le capital monétaire augmentait, le stock agricole et artisanal diminuait. L’essor démographique accentuait le phénomène et la terre ne pouvait plus nourrir la population. La société passa de l’économie d’auto-subsistance où l’individu dépend du produit de la communauté, à l’économie de dépendance où la communauté dépend du produit individuel. Ainsi la société kabyle est devenue consommatrice et une réserve de main d’œuvre. Après l’indépendance, l’émigration n’est pas épargnée par les changements qu’ont connu toutes les structures de la société familiale communautaire. Elle n’est plus l’émigration temporaire qui renforce les structures de la société, elle devient une source de subsistance et un enrichissement individuel (la mutation s’est faite donc dans un premier temps de l’émigration temporaire à l’émigration de longue durée ensuite à l’émigration familiale dans un second temps). La migration familiale de peuplement est favorisée par les nouvelles orientations de la politique migratoire : "Les objectifs économiques à court terme poursuivis à travers l’usage de cette force de travail d’appoint qu’est la main-d’œuvre immigrée, s’avérant insuffisants, ce sont les préoccupations à long terme, telles que, celle de la reproduction démographique qui vont s’imposer."

     Les conséquences de la dépendance économique font éclater l’unité sociale, (axxam ou famille élargie) et font apparaître des ménages (mari et femme). Le phénomène s’est accentué avec l’accès de la femme à l’instruction et au travail.

    Ainsi à Tala-Khlil, le phénomène d’exode de ménages vers les villes a commencé au lendemain de l’Indépendance. Quant à l’émigration familiale vers la France , elle n’a commencé que dans les  années 70 . Elle s’est accentuée dans les années 90 et 2000.

    Depuis, l’émigration et le salariat sont devenus les principales sources économiques de la région. Le travail de la terre est devenu secondaire(une contrainte). Désormais, la montagne est passée de l’économie d’autosubsistance à l’économie de survie. Les montagnes restent tout de même, peuplées, consommatrices, et servent de réservoirs de main-d'oeuvre.

                                                                           

    Bibliographie et sources archivistiques

    1)  M. Dahmani, Economie et société en Grande Kabylie,O.P.U , Alger 1987.

    2) F. Dessomes P.B, Notes sur l’histoire des Kabyles, Editions Tira -1992.

    3) Gabriel Camps-Libyca- Encéclopédie berbère -Etre berbère

    4) Revue Africaine n° 5. . "Burgus Centanarius ou redoute romaine en Kabylie" Berbrugger

    5) Mahfoud Keddache, l’Algérie dans l’antiquité, le refus berbère, ENAL 1992.

    6)  Anadi n°3 et 4, article "Wedris" Mouhend Akli Hadibi, 1999.

    7)  A. Hanoteau A. Letourneux, La Kabylie et les coutumes kabyles, –Atout Kabyle, Europe

    8) Henri Genevois, monographie villageoises At. Yenni etTagemmout Azouz. ENAG-Editions

    9) Si Amar Boulifa, Le Djurdjura a travers l’histoire. Editions Berti.

    10) J. Morizot, cahiers de l’Afrique et de l’Asie,-l’Algerie kabylisée, annexes, listes des centres municipaux au 31 octobre 1948.                                                           

    11)  J . Nil Robin notes historiques sur la Grande Kabylie de 1830 à 1838, présentation d’A. Mahé Editions Bouchene 2001.

    12) J. Nil Robin, La Grande Kabylie sous le régime turc, présentation d’A. Mahé, Editions Bouchene 2001.

    13) A. Mahé, Histoire de la Grande Kabylie Editions Bouchene 2001.

    14)  Y.Adli La Kabylie à l’épreuve des invasions, Editions Zyriabes, 2004.

    15) G. Camps, Aux origines de la berbèrie/ Massinisa ou le début de l’histoire, Alger 1961 ;

    16) G. Camps, Les civilisations de l'Afrique du Nord et du Sahara, Paris 1974.

    17) G. Camps, Les Berbères mémoire et identité, Paris 1987.

    18) Revue Africaine N°5 Article, L’élargissement des droits politiques des indigènes, ses consequences en Kabylie, de M.M.Remond, O.P.U.

    19) S. Chaker, Imazighen ass-a, Editions Bouchene, 1990.

    20)   A. Zehraoui, L’immigration de l’homme seul à la famille, Ceimi l’Harmattan, 1994.

    21) "Rapport de la commission chargée d’étudier les conditions de travail des indigenes algériens dans la métropole 1914, Editions Gouraya.

     Par Ramdane Lasheb

    Source : http://www.depechedekabylie.com/read.php?id=30113&ed=MTM0OA==






    Zizou ,Comme dans un rêve

    28/10/2006 03:31

     Zizou ,Comme dans un rêve


    Zinedine ZIDANE  , sur le maillot bleu ,au-dessus du coq , brille une étoile , celle des champions du monde.

    Cette étoile a guidé Zinedine Zidane , de Marseille à Madrid en passant par Cannes , Bordeaux , Turin , le  S t a d e     d e      F r a n c e  .  .  .






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