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Drapeau berbère de Tamazgha (Afrique du Nord)
24/04/2008 02:36
Création infographie Kabyle.com - Droits réservés
Provenance:
Le symbole aza, aussi lettre yaz [z] de l’alphabet berbère est depuis la préhistoire le symbole des Imazighen.
C’est à Tenerife (aux Canaries) en 1998, que le Congrès Mondial Amazigh présente le premier drapeau berbère.
On prête au berbériste Mohand Aarav Bessaoud de l'Académie Berbère la création du premier drapeau de l'Afrique du Nord jaune et bleu aujourd'hui attribué à la Kabylie ainsi que la pérennité du drapeau actuel de la Tamazgha.
Les couleurs:
Du Nord au Sud (de haut en bas)
Le bleu : la mer Méditerranée et océan Atlantique
Le vert : la nature et les montagnes verdoyantes
Le jaune : le sable du désert du Sahara
Où trouver le drapeau berbère ?
Sur la boutique de Kabyle.com
www.boutique-berbere.com
Marché Porte de Clignancourt - Paris
Associations kabyles et berbères
Télécharger le logo au format vectoriel imprimerie:
(le premier drapeau grand format numérique et vectoriel diffusé sur internet a été réalisé en 2001 par Kabyle.com)
http://www.kabyle.com/forums/showthread.php?t=22960&highlight=drapeau+vectoriel
http://www.kabyle.com/spip/spip.php?article2047
Source : http://www.kabyle.com/drapeau-berbere-de-tamazgha-afrique-du-nord-1115-220308
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Commentaire de labelleeve (05/06/2008 02:24) :
Comment vas-tu Areski, mon ami Berbère?J'espère que ça roule pour toi.
Je vois que tu as mis le drapeau avec l'Iamzériane: très joli symbole.
Mes enfants et petits enfants en ont une en pendentif, ils en sont très
fiers. Mes 2 fils, la leur vient d'Agérie, elles sont en argent, celle
de ma fille, je l'ai faite faire en France et mes deux-petits fils
l'ont eue en cadeau par leur grand-père qui leur a ramené
d'Algérie aussi, mais il a pris de l'or français. Ton blog me
rappellent de très bons souvenirs: les fêtes, les repas ...Super. Je te
souhaite une bonne journée et te fais des gros gros bisouxxx. A bientôt.
http://labelleeve.vip-blog.com/
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La jeunesse d'Albert
20/04/2008 07:33
Bonjour ,
Albert, un Breton du terroir, un fils de paysan, né en 1934 (73 ans), nous raconte sa jeunesse, jusqu'à l'âge de 23 ans où il acheva son service militaire obligatoire en Petite Kabylie. En 1956 et 1957, cet homme bon et sensible participa contre son gré à la guerre dite de « pacification et de maintien de l'ordre », un épisode atroce qui cache bien son nom. Il est revenu dans sa belle province, la Bretagne, traumatisé par l'expérience vécue en Algérie, comme la plupart de ses camarades de régiment. Il témoigne, il nous dit ce qu'il a vécu : la dure vie dans le bled, les marches forcées sur les djebels, les ratissages du terrain, les contrôles des villages : Béni-Ourtilane, El-Maïn, Bouhamza, Freha, Djahnit, Ouled Sidi Idir, les combats, les traquenards et les atrocités perpétrées par l'un et l'autre camp. Mais aussi, cet homme pacifique, soumis aux ordres de ses supérieurs et contraint d'obéir, réprouvait dès le départ une guerre qu'il jugeait perdue d'avance - on ne lutte pas contre un peuple qui combat pour la liberté et aspire se libérer du joug de la colonisation -, et il ne cache pas sa sympathie pour les population kabyles victimes de la guerre. A ces « pauvres parmi les pauvres », les soldats français, qui avaient souvent faim et soif, prenaient encore leurs maigres réserves de nourriture, et augmentaient leur dénuement. Pendant qu'il « crapahutait » dans les djebels, et qu'il assistait, contre son gré, à des scènes pénibles, Albert fit la promesse de témoigner. Quarante huit années après son retour en France, il témoigne, mais, en son âme et conscience, il ressent toujours le poids énorme de la barbarie. Combien de jeunes du contingent, victimes de la guerre d'Algérie, ont osé témoigner ? Presque pas ! Le mal reste tapi au fond de leurs mémoires, plus insidieux qu'un serpent. Certains se sont suicidés, la plupart se sont tus, renfermant à tout jamais leurs terribles souvenirs ; ils en souffriront jusqu'à la mort. A partir du récit d'Albert, j'ai écrit un livre de témoignages Il s'intitule : « La Jeunesse d'Albert ». Ceux qui ont vu le film « Ennemi intime », apprécieront. Ce livre vient d'être édité chez LIV'EDITIONS, au Faouët. (56320) BP 15. Site du livre : http://60gp.ovh.net/~livediti/index.php?b=livre_fiche&id=247&PHPSESSID=7ce816ce120bdae70eb81102f5d7a6a6
Cordialement Marcel Gozzi
http://www.amazon.fr/gp/search/171-9485720-0715458?search-alias=stripbooks&field-author=Gozzi%2C%20Marcel http://www.amazon.fr/Souvenirs-Chien-Chien-Goz-Marzic/dp/2748171640/sr=11-1/qid=1167743870/ref=sr_11_1/402-6458333-9224944
http://www.manuscrit.com/catalogue/textes/fiche_texte.asp?idOuvrage=7579
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Commentaire de Soleildevie (10/09/2008 21:58) :
Je te souhaite
des sourires quand la tristesse
t' envahit
du réconfort quand tu crois
ne pas avoir le moral
de la confiance quand tu as
des doutes
beaucoup d'amour
à donner et à recevoir
je te souhaite
une excellente semaine
MARTINE
TRES EMOUVANT A LIRE
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KRIM BELKACEM : Le nif et le baroud
22/03/2008 02:50
Il a négocié sans concession l’Indépendance de l’Algérie, qui a mis fin au mythe de l’Algérie française.
20 mai 1961, il est près de 11h du matin. Le soleil s’est déjà levé sur la ville d’Evian, en Suisse. L’hôtel du Parc reçoit les deux délégations algérienne et française. Il s’agit de mettre fin à une colonisation féroce qui a duré plus de 130 ans. Les négociations peuvent commencer, mais sans témoin. Que veut-on cacher au monde? Cette plaie béante qui s’appelle Algérie, solidement accrochée et tatouée au fronton de la patrie des droits de l’homme? Ou bien, tout simplement, la détermination farouche d’indépendance d’une poignée de jeunes Algériens emmenés par celui que l’on surnomma «le Lion des djebels»? A ce moment-là, personne ne savait que le sort du mythe de l’Algérie française était désormais définitivement scellé. L’homme qui préside la délégation algérienne, est entouré de compagnons de lutte, jeunes et brillants. Krim Belkacem et son équipe, composée de Mohamed Seddik Benyahia, Réda Malek, Tayeb Boulahrouf, Ahmed Boumendjel, Saâd Dahlab et Ahmed Francis, ne cèderont pas d’un pouce. Krim Belkacem annonce la couleur, il sera sans concession. Il va en découdre avec l’ennemi, mais en terrain neutre. «Le problème pour lequel on est ici réunis est celui de la décolonisation totale de l’Algérie, de la disparition d’un système périmé et de l’accession de notre peuple à l’indépendance.» Le message est clair. Le coup de grâce est annoncé. Krim Belkacem et ses compagnons porteront l’estocade. Le coup de grâce sera donné le 18 mars 1962. L’arrêt des combats est ordonné le 19 mars 1962. L’empire colonial français a mis un genou à terre. Il sera définitivement terrassé le 5 juillet 1962. Après la proclamation de l’indépendance en Algérie, Krim Belkacem a mené les négociations qui ont abouti aux Accords d’Evian du début jusqu’à la fin. Elles auront duré dix mois presque, jour pour jour, marquant la patience d’un homme qui aura tenu le maquis près de dix ans avant le déclenchement de la guerre de Libération nationale, le 1er Novembre 1954. Il aura incarné à lui seul toutes les fièvres et les soubresauts qui auront jalonné le Mouvement de libération nationale, et particulièrement de l’une de ses étapes, la fin du PPA-MTLD et la chute de son chef historique, Messali Hadj. Héros de la guerre de Libération nationale, Krim Belkacem, «Si Rabah», n’en constitue pas moins un des «mythes» de l’un des plus fabuleux combats menés pour la liberté et contre le colonialisme français. Il s’est dressé en rempart contre l’humiliation, la spoliation et les crimes commis par l’armée coloniale française. Dans cette fierté et cette dignité qui caractérisent ces hommes des montagnes, ces Amazighs, ces hommes libres. Guerrier infatigable, il était toujours prêt à livrer bataille jusqu’à la dernière goutte de son sang. Il était à l’image de ce peuple fier: un descendant direct de Jugurtha. Né à Draâ El Mizan un 14 décembre 1922, il fréquenta l’école Sarrouy à Alger où il décrocha son certificat d’études primaires. Une performance pour un musulman, à l’époque. Krim Belkacem serait cependant cet homme qui a trempé dans la Révolution dans le ventre de sa mère. Il est animé très tôt d’idées révolutionnaires. Dès 1945, il adhère au Parti du peuple algérien, le PPA. En 1947, il est convaincu que seule la révolution, la lutte armée peut mener à la liberté. Dès lors, il prendra le maquis où il organise et forme des groupes militaires. Il sera en avance de sept années sur le 1er Novembre 1954. Un chiffre prémonitoire, puisque la guerre de Libération durera sept ans. Il dominera le FLN-ALN en 1958-1959 en tant que ministre des Forces armées. Il sera à la tête du ministère des Affaires étrangères et de celui de l’Intérieur au sein du Gpra, le Gouvernement provisoire de la République algérienne, entre 1960 et 1961. Paradoxalement, le rôle prépondérant qu’il joue à l’époque déclinera au moment même où il entamera les négociations d’Evian. Il sera retrouvé assassiné au mois d’octobre 1970 dans une chambre d’hôtel à Francfort. Sa vie, à elle seule, est un foisonnement d’espoirs et de désillusions qui ont mené l’Algérie à la liberté. Il aura donné au centuple, à une patrie martyrisée, pour qu’elle retrouve sa dignité. Elle ne le lui a rendu que mesquinement.
Mohamed TOUATI
Source : http://www.lexpressiondz.com/article/2/2008-03-20/50956.html
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Jeunesse Sportive de Kabylie (J.S.K)...
16/02/2008 14:48
JSKabylie
- Champion d'Algérie (13) :
- Champion : 1973, 1974, 1977, 1980, 1982, 1983, 1985, 1986, 1989, 1990, 1995, 2004, 2006
- Vice-Champion : 1978, 1979, 1981, 1988, 1994, 1999, 2002, 2005, 2007
Source : http://mohamedchelhab.unblog.fr/jskabylie/
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Commentaire de Ania (28/02/2008 23:43) :
Bonne continuation ! papa!
ania_aoa@yahoo.ca |
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Commentaire de labelleeve (04/05/2008 18:57) :
Beau blog, riche en couleurs. J'ai été "mariée" à un "grand kabyle"
pendant 17 ans et connait la culture berbère ... Ma fille en est très
fière. Tu es de quel coin de la Kabylie? Mes enfants ont leurs
attaches,comme leur père, aux frontières du Djudjura: région magnifique. Je
n'y suis jamais allée.. mais je vois les étoiles dans les yeux des
Kabyles lorsqu'ils reviennent de là-bas. Le seul chanteur que
j'aime est Idir et ce, depuis le début. Bonne continuation.
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Yennayer ou le souverain des mois.
12/01/2008 04:14
"Avertissement : je ne parlerai pas ici de « considérations extérieures que d’aucuns spécialistes ont développées ici et là à propos de yennayer en partant d’un certain dieu Janus ». Je ne parle ici que de simples choses et faits : « Yennayer de la mère kabyle » en révélant « le visage interne de Yennayer » (udem n Yennayer ) tel que les mères et les grand-mères kabyles se le représentaient et le fêtaient autrefois. Ce fut l’une des manifestations les plus importantes de la cité kabyle." Youcef Allioui
Yennayer est un mois composé qui signifie « premier mois » (yen/ayer). Le premier jour de yennayer correspond aussi aux « premières portes de l’année » (tiggura timenza useggwas), par opposition aux « portes de l’année de l’automne » (tiggura useggwas iweooiben). Yennayer le dit bien aux autres mois qu’il surprit en pleines médisances à son sujet : - « C’est moi qui ouvre les portes de l’année « (d nekk i-gpellin tiggura useggwas). Le dicton dit : « Le roi des mois, c’est yennayer » (agellid n wagguren d yennayer). « Un jour Yennayer surprit les autres mois en train de dire du mal de lui : « Janvier le bruyant poussiéreux, c’est depuis toujours qu’il est comme ça ! » (yennayer à bu-lêrka, ansi yekka ttebâit takka si zzman n jeddi-s akka !) Il leur rétorqua : « Si je la laisse tomber, la relève qui veut ! Si je la relève, la rabaisse qui veut ! » (ma sres$-as wa’b$a yrefd-ip ! ma refde$-p wa’b$a ysers-ip ! ».
On connaît le mythe de la vieille aux moult versions qui, voyant Yennayer s’en aller au bout de son trentième jour, osa le défier en lui disant qu’il était fort seulement en paroles ! « Oncle Yennayer, quelle insignifiance tu traînes derrière toi ! Tu es parti sans avoir rien accompli ! » (Gezggeî a Eemmi Yennayer ! Tôuêev ur texdimev kra !) Mal lui en prit à la vieille, Yennayer la tua elle et sa chèvre dans la journée qu’il avait empruntée à février (Fuôar). Dès qu’il entendit les moqueries de la vieille, il s’en alla voir Fuôar et lui dit : « Je t’en prie oncle Fuôar, prête-moi une seule journée qui restera dans les mémoires : je rendrai gorge à la vieille insolente ! » (Pxil-ek a Eemmi Fuôar, ôevl-iyi yiwen si wussan n nnbaô ; a d-rre$ ppaô di tem$art m-lemôaô !)
Depuis, la dernière journée de Yennayer s’appelle « l’emprunt » (ameôvil). La mythologie nous a également gratifié de « poèmes de yennayer » (isefra n yennayer) et de « chants de Yennayer » (ccna n Yennayer). C’est dire toute l’importance que ce mois de Yennayer revêt aux yeux des Kabyles.
Il est d’usage que nous commencions par le commencement, c’est-à-dire par la fête du « premier de yennayer » (amenzu n yennayer), du 12 au 14 janvier du calendrier grégorien selon les années. Selon les anciens, cette date pouvait varier d’un district à un autre de la Kabylie (Tamawaya), voire d’une région à une autre de la Berbérie (Tamazgha).
Cette fête est appelée la « fête de fin d’année » (tame*ôa n yixf useggwas). A l’origine, la fête durait 7 jours. La première journée était chômée. Quiconque enfreignait l’interdit risquait la stérilité. L’immolation du mouton ou du bélier était un sacrifice rituel offert la Terre - mère nourricière - pour obtenir d’elle une année agricole féconde, fertile, tranquille et prospère. Le dicton dit « Yennayer fait la bonne récolte » (Yennayer d ûûaba). Sentiment profond car, selon mon grand-père, l’année agricole - marquée par un calendrier rigoureux - possède un cycle biologique semblable à celui de l’Arbre, de l’Animal, de l’Oiseau et de l’Homme.
Yennayer était l’une des plus grandes fêtes berbères. Ce premier jour de l’an berbère correspond à ce qui est appelé dans le calendrier berbère solaire le « premier jour des froids blancs » (yiwen g-semmaven imellalen). Ce jour-là correspond également, à peu de choses près, à ce qui est permis d’appeler le « jour de la femme » ou, plus exactement, « le jour de l’Assemblée des femmes » (Ass n Wegraw n tlawin). Une journée bien lointaine où les femmes fêtaient les grands froids de janvier. Nous avons vu que la mythologie kabyle attribue bon nombre de défauts, voire de tares et de catastrophes à notre vieille grand-mère. On lui doit notamment l’immobilité et le mutisme des choses de ce monde. Mais, on lui doit donc aussi le courroux de Yennayer, dont nous sommes en train de parler et dont les femmes kabyles fêtent si bien encore la venue . Mais il est très rare que les petits enfants kabyles, qui ont connu leur grand-mère, trouvent celle-ci mauvaise et acariâtre. On ne peut pas dire d’une vieille femme kabyle qui, pendant les longues soirées d’hiver, captive par sa parole une nombreuse assistance qu’elle n’est pas écoutée ou « qu’elle n’est pas valorisée par sa sagesse », comme d’aucuns l’ont écrit ici et là. Le dicton est clair : « Une maison sans vieille est pareille à une figuerie sans caprifiguier, sans figuier mâle » (axxam mebla tam*aôt am urti mebla tadekkwaôt). Yennayer avait dit aux Anciens Kabyles : « De mon début jusqu’à ma fin, je vous ferai voir de toutes les couleurs, mais, comme vous êtes parmi les peuples premiers, je vous apporterai bonheur et bonnes récoltes ! » (seg-semmaven a l*ezla a-wen seôwu$ imeô$an ; d-acu kan, mi tellan seg’Mezwura, awen-d awi$ lahcaca, a-wen-d rnu$ l$ella !).
Selon ma grand-mère Ferroudja, ce fut une jeune fille sagace qui avait promis d’offrir à Yennayer des crêpes dès le matin de son premier jour et un bon souper pour le soir s’il se montrait plus conciliant avec les pauvres montagnards ! Yennayer lui répondit : « J’accepte avec une offrande choisie, les ustensiles pleins de nourritures, les crêpes et le couscous sans oublier la part de l’absent » (pmadi* s-usfel meqqwren, p-paççaôt l_leêwal, p-pe$ôifin d seksu, d umudd g_gwin inagen).
Depuis, on immole une bête comme offrande dont la viande garnit le couscous du souper de yennayer (imensi n yennayer). On prépare les crêpes (ti$rifin) et beaucoup d’autres gâteaux pour le petit déjeuner. Au retour de la fontaine, les femmes déposaient dans la cour de l’Assemblée les gâteaux qu’elles avaient préparés la veille et le matin. Quant au repas du midi, il est composé de gros couscous (berkukes) dont les graines se gonflent au contact du bouillon comme l’on voudrait que le grain enfoui dans la terre - semé - germe et procure une bonne récolte (ûûaba). Les ustensiles devaient être pleins de victuailles : rite d’abondance. Et comme l’exige Yennayer, on mettait un couvert pour chaque membre de la famille absent. On évite les produits épicés et amers et on prépare des mets sucrés comme les crêpes.
Juste avant le souper, le repas qu’ils n’avaient pas pris, était mis à la disposition des pauvres : un plat était porté à l’assemblée. On ira le reprendre tard dans la nuit. Les absents sont aussi souvent des absentes : les filles mariées auxquelles on met toujours de côté la part de viande, de gâteaux et de friandises qui leur reviennent. Tout le monde devait manger à satiété, y compris les vagabonds de passage qui étaient toujours traités avec beaucoup d’égard, mais surtout ce jour-là. Le soir, juste avant le souper, la mère donnait à ses enfants des graines de céréales qu’ils devaient tenir dans la main le temps d’une prière sur la genèse selon la mythologie kabyle : « Il y eut un jour dans l’univers, le Souverain Suprême transforma les ténèbres en lumière ; il sema les étoiles dans le ciel ; Il enleva tout ce qui était néfaste et lava la boue à grand eau !... » (Yella yiwen wass di ddunnit yekker Ugellid Ameqqwran ; îlam yerra-t p-pisrit, deg’genwan izreƒÕ itran ; yekkes kra yella dirit, alluv yurad s waman. Aluv yurad s waman a Bab Igenwan !...) Chacun doit veiller à soigner sa conduite : s’abstenir de prononcer des mots qui fâchent et d’avoir de mauvaises pensées qui offenseraient le Génie-Gardien de la maison. Chacun doit demander pardon à chacun. Comme la fête de Yennayer durait 7 jours, on attendait la journée où la neige « liait » la fédération kabyle (Tamawya) : quand les montagnes des At Wadda (Archs du Djudjura occidental) et des At Oufella (Archs du Djurdjura oriental, vallée de la Soummam, les montagnes des Portes, des Babors et du Guergour) étaient liées par la neige : on sacrifiait le mouton.
La fête de la rencontre des neiges ou le sacrifice de Yennayer
Dans la vallée de la Soummam avait lieu dans les mois de décembre et Yennayer la fête dite « de la rencontre des neiges » (tamyagert g_gwedfel). Quand la neige de l’Akfadou et du Djurdjura rencontre celle de l’Achtoub et de Takintoucht - montagnes des Babors non loin de Tizi Wouchène -, on sacrifie un mouton. Comme l’avait dit Yennayer, la neige est un signe annonciateur d’une très grande et bonne récolte (ûûaba d l*ella). Nous disons alors « elle l’a réunie » (tsemyagr-ip) : c’est-à-dire que la neige a réuni les deux côtés de la Kabylie « sous son burnous blanc ». Autrefois, pendant Yennayer, les Kabyles allumaient de grands feux de joie pour signifier leur bonheur les uns aux autres. La mère kabyle parcourait avec une lampe tous les coins de la maison pour souhaiter le bonheur à tous les membres de la famille y compris les oiseaux et les animaux domestiques . Il était d’usage qu’elle commence par les parents. Elle tendait la lampe dans la direction de chaque Etre en formulant des souhaits de joie : « Soyez heureux mon père et ma mère ! Soyez heureux mon mari ! Soyez heureux mes enfants ! Soyez heureux anges gardiens de la maison ! Soyez heureux bœufs ! etc. (Ferêewt a baba d yemma ! Ferê ay argaz-iw ! Ferêewt a yarraw-iw ! Ferêewt a y iƒÕessasen g-wexxam ! Ferêewt ay izgaren !) Les enfants se roulaient nus dans la neige pour devenir fort et ne pas craindre le froid ! Ils croquaient l’eau de la neige de Yennayer ! Ils faisaient des batailles rangées à coups de boules de neige. Les grands roulaient un amas de neige jusqu’à ce qu’il devienne aussi grand qu’un grand rocher ; alors ils en faisaientt souvent non pas un grand bonhomme de neige ; lequel, en kabyle, s’appelle « l’ânesse » (ta$yult). Ils installaient « l’ânesse » en bas des villages, sur le plateau réservé au jeu (agwni) avant de la décorer pour l’offrir aussi belle que possible à Yennayer.
Dans toutes les cours intérieures des maisons, les plus petits construisaient des bonhommes de neige à leur taille ((ta$yult tamecîuêt). Un jeu consistait aussi à fabriquer une presse à huile dans la neige. Il y avait des périodes où la neige tombait plusieurs jours de suite. Quand, le matin, les gens ouvraient leurs portes, ils tombaient souvent nez à nez avec un mur blanc de neige du sol au toit de la maison. La couche de neige atteignait parfois plusieurs mètres de hauteur. Les hommes du village devaient sortir et, armés de pelles, ils dégageaient les ruelles du village. C’était une entraide collective obligatoire qui consistait à chasser la neige. Elle porte le nom de « cassure de neige » (taruéi usalu ). Asalu est la couche de neige qui ne permet pas aux pieds d’atteindre la terre ferme. Dans une comptine fort ancienne, les enfants chantaient Yennayer qui provoquait Asalu :
Les portes de l’année sont ouvertes Nous les voyons de l’Akfadou Yennayer prend garde que les mottes de neige ne deviennent de l’eau Garde-les biens pour qu’elles s’amoncellent bien haut Nous, nous sommes en train de « casser l’asalu » !
Tiggura igenwan llint Nwala-tent seg’wkeffadu Yennayer êader ak fsint Eass fell-asen ad alint Nekwni nepôué asalu !
A chaque chute de neige, une fois les ruelles dégagées, les enfants parcouraient le village en chantant : « Dieu, donne des flocons de neige, nous mangerons et resterons à ne rien faire, nous donnerons de la paille aux boeufs ! » (A Öebbi fk-ed ameççim, a-neçç a-neqqim, a-nefk i yezgaren alim !). Comme la neige ne leur suffisait pas, ils allaient jusqu’à la rivière qui gelait. Là ils faisaient du « patin sur glace » et de l’escalade le long des conduits des moulins à eau pour cueillir les figurines qui se formaient dans la glace. Ce sont des jours qu’il est difficile d’oublier. Le Djurdjura et l’Akfadou ainsi que l’Achtoub et les autres montagnes kabyles (Tiggura, Ababur, Aguergour) revêtaient leur manteau blanc. Quand Les mères kabyles voulaient chauffer de l’eau, elles remplissaient de neige propre un ustensile avant de le mettre sur le feu.
Les anciens appelaient la neige « la salive du Maître des Cieux » (imetman n Bab Igenwan). Dans notre mythologie, le Souverain Suprême a créé la neige pour permettre au monde de se régénérer, d’avoir une longue vie. L’eau de la neige en s’infiltrant dans la terre « régénère les tissus, les os de celle-ci ». Le jour où il ne neigera plus, où il n’y aura plus de neige, la terre sèchera comme un vieillard. Ses os craqueront et elle mourra. Quand la neige tombe, c’est le Maître des Cieux qui souffle d’un air frais sur la terre ».
Enfin, le soir du souper, les femmes parlaient avec verve et émotion de leur journée. Toutes les portes restaient grandes ouvertes, car ce jour-là était aussi le jour du carnaval, appelé « le vieux sage au tesson » (am$ar uceqquf ). Les gens restaient dehors afin d’accueillir les enfants qui, masqués, parcouraient le village en chantant le premier jour de l’année.
Ô premier jour de l’année, ô portes des cieux ! La neige arrive à la taille, mais elle deviendra de l’eau Ô maison, ô Génie Gardien, nous nous souvenons de ce jour Les ventres sont pleins et les têtes sont joyeuses... Ay ixf useggwas p-piggura igenwan Adfel ar wammas, ad yefsi d aman Ay axxam d u*essas, necfa f yiwen wass I*ebbav ôwan, iqqweôôay zhan...
Chaque maîtresse de maison leur remettait des oeufs et des gâteaux, en disant ou en chantant : La fin de l’année, c’est le premier jour de l’année Nous nous en souviendrons, nous mangerons de la viande Nous oublierons la farine de gland ! Ixf useggwas, d-amenzu useggwas A-necfu fell-as, a-neôwu aksum ; a-neppu amalas !
Les enfants parcouraient les ruelles du village, derrière l’un d’eux qui personnifiait ce personnage mythique qu’était « le vieux sage au tesson » qui avait juré fidélité à « mère Yennayer » (yemma Yennayer). L’on raconte que le sage appelé « celui qui dit la vérité » (admu t-tidep) habitait une cité où les femmes étaient brimées et où des manquements à la liberté étaient manifeste au vu et au su de l’Assemblée (Agraw). Comme ceux qui tenaient le pouvoir ne voulait pas revenir à un fonctionnement plus juste de leur Assemblée, « Celui qui dit la vérité » finit par leur dire : « Par le serment des gens qui n’ont pas peur de dire la vérité, que je ne resterai plus jamais dans la cité des dictateurs ! » (Aêeqq kra di-wansen, a taddart iwersusen, ur qqime$ ger-asen !) Il quitta sa cité et s’en alla habiter dans un refuge isolé. Il ne prit avec lui qu’un tesson plein de braises pour se chauffer... Depuis, les Kabyles lui rendent hommage à travers un carnaval qui porte son nom « le vieux au tesson » (am$ar uceqquf). A la tombée de la nuit, les enfants grimés et masqués parcouraient les ruelles de la cité. Les gens étaient tenus de laisser leurs portes ouvertes. Les gens devaient se tenir devant leur maison pour accueillir le groupe d’enfants qui devaient lâcher leur sentence-vérité (awal t-tidep) concernant chaque maison. Les mots étaient parfois très crus (c’est pour cela que les enfants étaient masqués : c’était la voix du vieux au tesson qui s’exprimait. Il s’agissait de rétablir la vérité pour laquelle le « vieux au tesson » - appelé aussi « la sentinelle de la vérité » (aweqqaf t-tidep), avait préféré vivre dans l’isolement et la solitude jusqu’à sa mort.
Exemple de sentence (izli) devant les gens où la maison dont la maîtresse était connue pour sa mauvaise conduite et son mauvais caractère. Un enfant masqué s’avance et dit : « Voici les paroles du sage au tesson : « Ô Waâli ! Ô Waâli ! Sache que ta femme est bien vilaine ! Elle n’a aucun charme, elle ne dit jamais la vérité ! Elle est avare et sèche comme un vieil oignon ! Elle tient des propos sur d’autres qui sont bien mieux qu’elle ! En vérité, il faut que tu saches qu’elle ressemble au cul du singe ! » ( A-ta wawal n wem$ar uceqquf :A dda Waâli ! A dda Waâli ! Tameîîut-ik d m-xenfuî ! Ur tesai sser, ur tessi tidep ! P-tamecêaêt teqqur am tebselt ! Thedder yal lehdur af widan i-pyifen ! Ma yella teb$iv tidep, tecba taqerqurt ibekki !) Pour se faire pardonner, la maîtresse de maison devait jouer le jeu et offrait des friandises et des oeufs ! Le maître de la maison leur donnait une pièce. Quand ils terminaient la tournée du village, ils se donnaient rendez-vous dans la cours de l’assemblée. Là, l’un d’eux qui occupait les fonctions de chef (amnay) - cela pouvait être un adulte qui faisait partie du carnaval -partageait entre eux le « butin » fait d’oeufs durs, de gâteaux, de friandises et... de quelques pièces d’argent.
Le rituel du carnaval obéissait aussi à une autre Vérité absolue, appelée « le dû de la vie » (azal n tudert) - qui est le principe du vieillissement qui frappe les Hommes et toutes les choses qui l’entourent et qui sont vivantes sur terre. Dès leur plus jeune âge, il faut que les enfants prennent conscience qu’eux aussi vieilliront. De ce fait découle deux règles. La première est expliquée par le dicton : « C’est la jeunesse qui travaille pour la vieillesse » (p-peméi i-gxeddmen af tem$weô). On apprend aux enfants à préparer leurs vieux jours en travaillant, sous peine de se voir réduits à quémander comme le font les vieux qui n’avaient pas assez amassé de biens pour protéger leurs vieux jours. La seconde est le corollaire de toute éducation kabyle : le respect des personnes âgées et ce quelle que soit leur condition : « qu’elles soient à leur printemps ou à leur hiver » (£as llan di tefsut, xas llan di tegrest).
On voit donc que Yennayer est une fête « déterministe » qui engage les enfants Kabyles et leurs parents à donner le meilleur d’eux-mêmes.
A la fin Yennayer, les enfants étaient envoyés par leur mère chanter par trois fois à l’oreille droite des boeufs de la maison en tapant dans une casserole : « Janvier s’en est allé ô boeuf ! » (Yennayer iffe$ ay azger !). Voici un extrait d’une chanson dédié à Yennayer par les femmes kabyles pour se concilier les bonnes grâces du « souverain des mois ».
LA CHANSON DE YENNAYER
Ô YENNAYER ! ô YENNAYER ! Tu es le maître des champs de blé Ô YENNAYER, ô YENNAYER ! C’est à cause de toi que nous nous bousculons !
Ô YENNAYER, ô YENNAYER ! Mon frère, laisse place à Février Ô YENNAYER, ô YENNAYER ! Ne sois pas dur avec les vieux.
Ô YENNAYER aux bonnes récoltes Tes eaux sont si froides Le pays de mes ancêtres A de tout temps aimé les braves.
Ô YENNAYER comme tu es beau Toi dont le nom est si réputé Les enfants et les femmes t’aiment La montagne te voit comme porteur de bonheur !
Ô YENNAYER ! Ô YENNAYER ! Tu es le meilleur des mois Ô YENNAYER ! Ô YENNAYER ! Sois clément et épargne les exilés.
Toi YENNAYER, paix et lumière Le pays s’appuie sur les traditions Celui qui cherche finit par trouver Là où il y va, Dieu s’y trouve aussi ! CCNA N YENNAYER A Yennayer ! a Yennayer ! Keççini d bab g-iger A Yennayer, a Yennayer Fell-ak i neôwa amdegger.
A Yennayer, a Yennayer Eoo amkan a gma i Fuôaô A Yennayer, a yennayer Taggwadev Öebbi g-gwem$aô
A Yennayer bu ssaba Aman-ik d-isemmaven Tamurt n jeddi d baba I-P ireffden d-irgazen
A Yennayer bu tecrurin A-win mi yezdi yissem Hemmlen-k warrac p-plawin Mi-k yes1a wedrar d ôôsem
A Yennayer, a Yennayer A lexyaô deg-gwagguren A Yennayer, a yennayer Ëader widak yunagen.
A Yennayer lehna tafat Tamurt tedda s tisula Wi nnudan f-kra yufa-t Anda yedda Öebbi yella !
Voici quelques paroles de ma mère à propos de Yennayer : “Sans Yennayer, le bonheur demeure incomplet, car c’est lui qui permet à toute l’année d’avoir son équilibre. Que peut une terre qui n’a pas de reserve d’eau : elle est appelée à souffrir de soif et de sècheresse avant de mourir et de voir mourir les siens”. L’eau c’est la vie. C’est pour cela que le Souverain Suprême a créé la première femme d’une perle de rosée. C’est pour ça que nos ancêtres disaient : “la rosée, c’est la sueur de Yennayer”.” (mebla yennayer, wlac lehcaca di ddunnit ; imi d neppa id yeppaken i wseggwas arkad-is. D-acu i-wi yezmer waka ma yella ur yesƒÕI lufeô d lxezna g-waman : ipeddu ar lmerta n ffad d-uêavum d-u$urar weqbel ad yemmet wad iwali amek pemmaten yidma-s. Aman p-pudert. Af-faya id-yejna Ugellid Ameqqwran tameîîut tamezwarut si tiqit n nnda. Af-faya iqqaren Imezwura nne$ : nnda p-pidi n Yennayer.)
Par Youcef Allioui
Source : http://www.cbf.fr/article.php3?id_article=922
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Mebarek Slaouti Taklit, L’alpahbet latin serait-il d’origine berbère ?
30/12/2007 08:20
Aperçu du contenu de l’ouvrage
L’Histoire de l’écriture n’a pas varié depuis le 15e siècle à nos jours. La théorie selon laquelle les caractères scripturaux gréco-romains viennent exclusivement des signes d’écriture phénicienne lesquels dérivent des hiéroglyphes égyptiens semble une Vérité aux remparts inexpugnables.
L’écriture n’a pu naître que dans des zones aux civilisations grandioses en l’occurrence, l’Egypte et le Proche et Moyen Orient. Et si ces grandioses civilisations ne devaient leur grandeur qu’à des populations venues d’ailleurs - Afrique et Méditerranée occidentale - depuis des millénaires ? Les signes géométriques formant l’alphabet latin et entrant dans l’alphabet phénicien n’apparaîtront en Orient - dominé alors par l’écriture cunéiforme akkadienne - qu’à la suite d’invasions massives déferlant de l’Ouest méditerranéen. Et c’est à la suite de cette submersion que se créeront les alphabets phonétiques en Phénicie, l’un cunéiforme et l’autre linéaire.
Peut-on considérer alors les signes comme U V C X N W I E Z L M S T des poteries berbères les plus anciennes, des gravures et peintures rupestres de l’Atlas, du Tassili, des mégalithes africains et européens comme de simples graffiti sans importance ou formaient-ils déjà des lignes d’écriture dédaignées car ignorées ?
Les théories sur l’évolution de l’Écriture évacuent un peu trop rapidement le Libyque - écriture nord-africaine antique, disparue de nos jours -, et le font dériver du phénicien. Et si c’était de l’écriture libyco-berbère qu’est né le phénicien le plus ancien, apparaissant vers 1400 avant Jésus-Christ suite à des invasions incontrôlables ?
Il est temps d’intégrer le Libyque dans l’évolution de l’Ecriture afin qu’une rigueur scientifique de tous les signes géométriques de la Méditerranée antique permette enfin une meilleure analyse et qui sait, peut-être un déchiffrement des écritures restées jusque-là muettes.
L’auteur
Madame MEBAREK TAKUT est enseignante de linguistique au département de français de l’université d’Alger. Depuis plus de dix ans, elle s’intéresse aux écritures méditerranéennes antiques et plus particulièrement au Libyque, écriture berbère ancienne, disparue de nos jours en Afrique du Nord.
Sommaire :
Première partie - Les écritures antiques méditerranéennes
Chapitre I : Les écritures égyptiennes, orientales et européennes.
I. Les écritures égyptiennes.
I.1. Les hiéroglyphes égyptiens : déchiffrement, généralités et sens de l’écriture, origine, écrits et traditions religieuses, rapport entre art et écriture, notions générales sur le mot, la phrase et la grammaire, l’écriture syllabique hiéroglyphique. I.2. Les écritures cursives : le hiératique, le hiératique anormal, le démotique et le copte. I.3. Diffusion des écritures égyptiennes : le méroïtique.
II. Les écritures orientales.
II.1. Ecritures sumérienne cunéiforme et élamite : naissance, déchiffrement du cunéiforme sumérien, graphisme, origine et évolution des signes, langue et grammaire du système cunéiforme, évolution vers le phonétisme, extension du système cunéiforme et langues parlées par ce système, écriture élamite particulière. II.2. Ecritures de Phénicie, de Syrie et de Palestine : les inscriptions pseudo-hiéroglyphiques de Byblos, les écritures alphabétiques. II.3. Ecritures sudarabiques au Yémen : les écritures de la péninsule sudarabique, l’alphabet sudarabique.
III. Les écritures européennes anciennes.
III. 1. Les écritures apparues dans le monde hellénique et son voisinage : les écritures hittites, l’écriture cypriote et les syllabaires A et B, les écritures grecques, le copte. III.2. Les écritures du reste de l’Europe : les écritures germaniques et slaves, les écritures italiques, l’écriture de la péninsule ibérique.
IV. Origine de l’alphabet latin et commentaire.
IV. 1. Evolution de l’écriture selon I.J.Gelb. IV.2. Commentaire personnel.
Chapitre II : Ecriture libyque, généralités.
I. Historique et résultats obtenus par divers chercheurs.
I.1. Historique. I.2. Résultats obtenus par divers chercheurs. Commentaire.
II. Résultats obtenus par l’analyse personnelle le de cette écriture.
II.1. Description des graphèmes. II.2. Analyse de cette description. II.3. Libyque oriental, libyque occidental ou un seul et même alphabet ? II.4. Existence de signes pré-alphabétiques ? 11.5. Origine de cette écriture.
Chapitre III : Signes alphabétiques libyques et signes-symboles de l’art rupestre, des motifs de la céramique et des tatouages.
I. Alphabet libyque, motifs de la céramique et signes de l’art rupestre nord-africain et saharien. 1.1. Alphabet libyque oriental, motifs de la céramique et signes de l’art nord-africain et saharien 1.2. Alphabet libyque occidental, motifs de la céramique et signes de l’art rupestre nord-africain et saharien 1.3. commentaire.
II. Rapport entre l’écriture, les motifs de l’art et les croyances religieuses,
Deuxième partie - Analyse des signes graphiques méditerranéens. Comparaison de ces signes.
Chapitre I : Analyse des signes des divers alphabets.
I. Analyse des signes de l’alphabet phénicien I.1.L’alphabet phénicien archaïque. I.2. L’alphabet phénicien classique.
II. Analyse des signes grecs.
III. Analyse des signes des écritures italiques
IV. Analyse des signes des alphabets slaves.
V. Analyse des signes de l’écriture ibérique.
VI. Analyse des signes d’une écriture italique particulière : le latin.
VII. Commentaire : chronologie possible relative fournie par l’analyse linguistique
Chapitre II : Comparaison des signes libyques et des signes des autres écritures méditerranéennes. Analyse de la diachronie.
I. Comparaison des signes libyques et des signes phéniciens I.1. Observation des signes du punique, du néo-punique et du libyque I.2. Comparaison des signes de l’alphabet archaïque phénicien avec les signes des alphabets libyques.
II. Comparaison du libyque, du sudarabique et du phénicien. II.1. Observation de leurs signes d’écriture. II.2. Analyse.
III. Comparaison du libyque, de l’écriture ibérique et du phénicien.
IV. Comparaison du libyque, des écritures italiques et du phénicien.
V. Comparaison du libyque et des tracés du grec usuel
VI. Comparaison des tracés du libyque, du phénicien et du Scandinave.
Conclusion,
Chapitre III : Liens entre les premiers signes de type géométrique apparus en Orient, en Egypte, en Europe et le libyque.
I. Analyse de quelques inscriptions de type géométrique trouvées en Orient.
I.1. Etude de la tablette de Deir" Alla dans la vallée de la Jordanie. I.2. Etude d’inscriptions proto-cananéennes sur pointes de flèches d’EI Khader, près de Bethléem.
I.3. Analyse des signes de Serabit en Khadem dans le Sinaï.
Remarque.
II. Signes abstraits géométriques de l’Egypte antique. II.1. Signes abstraits géométriques des tatouages de l’Egypte antique.
II.2. Etude des signes trouvés à Abydos Remarque
III. Signes abstraits géométriques de l’antiquité européenne. III. 1. Observation des signes de l’Europe orientale. III.2. Observation des signes anciens de l’Europe occidentale. Conclusion.
Troisième partie - Origine réelle des lettres latines.
Chapitre I : Rapport du libyque et du latin. Rapport du libyque et des signes proto-sémitiques : économie des signes linguistiques
I. Historique des signes libyques et leurs rapports avec les signes de l’alphabet latin : le glyphe antique, la forme fermée, la valeur a latine, le signe libyque c à valeur /s/ libyque et à valeur /k/ latine, signe T etc. II. Lien entre les signes libyques et lés signes proto-sémitiques déterminé par la "régie" de l’économie des signes linguistiques.
II.1. Observation des signes proto-sémitiques relevés dans les inscriptions et des signes libyques.
II.2. Observation des signes proto-sinaïques relevés dans les inscriptions et signes libyques
II.3. Commentaire des tableaux d’écriture proto-cananéenne et proto-sinaïque présentés par Albright et B. Sass. Remarque.
Chapitre II : Les traits civilisationnels du monde oriental, égyptien et du monde occidental méditerrranéen.
I. Le monde avant l’histoire
I.1. La civilisation en Mésopotamie et en Elam.
I.2. La civilisation en Palestine, en Syrie, au Liban et au Yémen.
I.3. La civilisation égyptienne
I.4. La civilisation européenne.
II. Le monde historique.
III. Le mégalithisme en Orient, en Europe et en Egypte. III. 1 Le mégalithisme en Orient. III .2. Le mégalithisme en Europe. III.3. Le mégalithisme et les croyances en Egypte. III.4. Les mégalithes et les croyances religieuses de cette antiquité.
IV. Les civilisations de l’Afrique du Nord et du Sahara antiques.
IV. 1. Les chars au Sahara. IV.2. Désertification, néolithisation et migrations. IV.3. Surpopulation de l’Afrique du Nord et du Sahara durant les temps dits "préhistoriques".
IV.4. Art rupestre nord-africain, saharien et du reste du monde.
IV.5. Mégalithisme nord-africain, saharien et du reste du monde.
Chapitre III : Lieu d’origine des différents signes de l’alphabet latin.
I. Historique de l’alphabet latin, signe par signe, le A, le B, le C, le 0 etc.
II. Analyse globale.
Conclusion
Bibliographie
Sommaire
Annexe
Tableaux d’écriture
Mebarek Slaouti Taklit, L’alpahbet latin serait-il d’origine berbère ?, L’Harmattan, 2004. 350 pages, 30.50 €
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Source : http://www.editions-berberes.com/article.php3?id_article=58
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Les Origines du calendrier berbère ...
26/11/2007 20:11
Nous sommes cette année non seulement en 2007 mais aussi en l’an 2957du calendrier berbère.
Pourquoi cette différence de 950 ans ?
Pourquoi fête-t’on aussi le jour de l’an berbère un 12 yennayer (12 janvier) ?
L’histoire des Berbères remonte à 10 000 ans avant Jésus Christ. Ce n’est pourtant qu’au temps de l’Egypte ancienne que sera fixé l’an zéro du calendrier berbère. Il correspond à la date où le roi Chacnaq 1er (Sheshonq) fût intrônisé pharaon d’Egypte. Ce roi berbère avait réussit à unifier l’Egypte pour ensuite envahir la Palestine. On dit de lui qu’il s’empara des trésors du temple de Salomon à Jérusalem. Cette date est mentionnée dans la Bible et constitue par là-même, la première date de l’histoire berbère sur un support écrit.
L’histoire de Chacnaq 1er
Les travaux des paléontologues et historiens démontrent sans équivoque que les Berbères étaient présents en Egypte depuis sa constitution. Nous retrouverons ensuite des inscriptions lybiques sur la pierre de rosette. Des tifinaghs récents qui remontent au moins au Ve siècle avant notre ère, date du mausolée d’Abelessa. Les Imazighen Mashaouash, Libous orientaux de Cyrénaïque étaient en contact direct avec les l’Egypte ancienne. En 1200 avant J.C. la civilisation libyque avait même boulerversé l’équilibre de la Méditerranée orientale en envahissant l’Egypte. C’est à cette époque que le Berbères inventèrent une roue inconnue jusqu’alors et apprennaient aux Grecs à atteler quatre chevaux.
A la fin de la XXIème dynastie égyptienne, Sheshonk (Chachnaq 1er), grand chef militaire des Mashaouash, obtint du Pharaon Siamon, dont l’armée était en grande partie composée d’Imazighen, l’autorisation d’organiser un culte funeraire pour son pére Namart, un privilège exceptionnel.
A la mort de Psossenes II en 950 av. JC qui avait succédé à Siamon, Sheshonk s’attribua la dignité royale et fonda la XXIIème Dynastie qu’il ligitima en mariant son fils, Osorkon, la fille de Psoussens II, la princesse Makare et installa un autre de ses fils comme grand pretre d’Amon Thbes.
Sheshonk établit sa capital Boubastis, installa les hommes de sa tribue dans des terres du delta du Nil et leur constitua des fiefs.
Une nouvelle féodalité prit pied en Egypte. L’an zéro amazigh se refère donc à cette date historique de 950 av. JC ou Sheshonk fut monté sur le trône et fonda la XXIIème Dynastie.
Le jour de l’an le 12 yennayer : tibura u seggwas
Les Imazighen fêtent aussi la nouvelle année le 12 janvier, ce qui correspond donc au 1er jour du mois Yennayer, aussi le premier jour du calendrier julien. Notre calendrier actuel est le calendrier grégorien.
Source : http://www.bladi.net/296-les-origines-du-calendrier-berbere.html
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Commentaire de nazef mohand almokrane (02/06/2008 22:05) :
azul felawen juste deux petit poèmes
cordialement
ait lounes
Mokrane Aït Lounes- Poème
Taverny (France, val d’Oise) 27/05/2008
La Confiance qui a trahi la Vérité
L’ombre qui dicte ses lois, à l’homme qui rit en pleurant,
Qui est à la recherche de ses racines dispersées, emportées par le courant.
Par ses larmes il fait raisonner les montagnes de tristesse,
Par son sourire l’ombre lui fait une promesse.
Le jour où tu serras dans le noir, je deviendrais tes racines,
Nous serons ensemble, toi et moi, dans un jardin sublime.
L’homme dit à l’ombre : si tu es mes racines, parles moi de mes ancêtres,
D’où viennent-ils et pourquoi je ne suis pas leur bien-être.
L’ombre réplique : moi, je suis ta lumière et le mystère de ton courage.
Si tu ne crois pas en moi, dans l’au-delà tu seras enfermé dans une cage,
L’homme, par instinct et amour maternel,
Demanda à l’ombre : Qu’es-tu donc sans la lumière du ciel ?
L’ombre ne sait que dire elle durcit ses lois,
Devant la Vérité, elle n’a guère le choix.
Là l’homme comprit que ses racines sont son avenir,
Sans elles il ne serait qu’un esclave condamner à souffrir.
Aït lounes
Réflexion
La sagesse et le poison
La sagesse immergée est devenue étrangère par son propre langage,
Interpelle le poison pour demander pour quelle raison il est devenu son
gage,
Lui qui est divin d’un age et d’outrage il n’est qu’un auxiliaire écris sur
une page.
Le poison, rit, rit, en pleurant d’être traité d’assassin et aussi de
tyran,
Sage divin, créateur de biens sachez que je ne suis que votre œuvre et non
un redan,
Moi qui suis juste une raison, un acte d’amour innocent, je ne suis que
votre création.
Toujours le mot qui fâche, sache que la sagesse n’est pas une tache,
Non pas un sujet d’outrage que enfermé comme une colombe dans une cage,
Mais une réflexion d’un age et d’outrage; ce n’est qu’à travers elle que
l’on devient sage.
Le poison pleur, pleur en riant d’être l’accusé condamné et désigné
comme Satan,
Sagesse divine je ne suis qu’un orphelin, je ne peux être autre chose
que le bien,
Je suis née des larmes, la plus grande de vos fiertés, je me nomme la
sagesse.
Mokrane Ait Lounes
Le jour où tu serras dans le noir, je deviendrais tes racines,
Nous serons ensemble, toi et moi, dans un jardin sublime.
L’homme dit à l’ombre : si tu es mes racines, parles moi de mes ancêtres,
D’où viennent-ils et pourquoi je ne suis pas leur bien-être.
L’ombre réplique : moi, je suis ta lumière et le mystère de ton courage.
Si tu ne crois pas en moi, dans l’au-delà tu seras enfermé dans une cage,
L’homme, par instinct et amour maternel,
Demanda à l’ombre : Qu’es-tu donc sans la lumière du ciel ?
L’ombre ne sait que dire elle durcit ses lois,
Devant la Vérité, elle n’a guère le choix.
Là l’homme comprit que ses racines sont son avenir,
Sans elles il ne serait qu’un esclave condamner à souffrir.
Aït lounes
amokraneaitlounes@yahoo.fr amokraneaitlounes@yahoo.fr |
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