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LES CITOYENS RÉAGISSENT À LA CAMPAGNE DE DÉNIGREMENT ÉGYPTIENNE CONTRE L’ALGÉRIE«Que nous cache-t-on encore?»
11/12/2009 20:40
Bien plus que les Berbères traités de sauvages et de barbares, l’indignation contre l’outrage à nos martyrs fait l’unanimité à Tizi Ouzou.
La vague d’injures et de diffamation des médias égyptiens continue de s’abattre sur tout ce qui est algérien. Pendant trois semaines, les Algériens encaissent des insultes jamais entendues de la part des pires ennemis de leur pays. Après avoir vécu trois semaines d’injures et d’affronts, des citoyens commencent à s’interroger sur le pourquoi de courber l’échine et surtout sur le silence officiel: «Que nous cache-t-on encore?», «Y-a-t-il des dessous économiques, politiques qui justifient ce silence?», entend-on dire chez des citoyens excédés de voir les symboles de leur pays et leur dignité bafoués Durant la première semaine, l’osmose était totale entre les autorités politiques et la population. Des milliers de jeunes ont voulu partir au Soudan soutenir les Verts, agressés au Caire. La réponse des autorités a été à la hauteur des attentes et s’est matérialisée par la prise en charge de la majeure partie du prix des billets d’avion pour Khartoum. La deuxième semaine, les insultes proférées contre l’Algérie n’ont eu comme réponse que le silence. Cependant, ce que ne semblent pas accepter les populations, ce sont les outrages à nos martyrs. Ces derniers jours, à Tizi Ouzou, cela constitue le sujet de l’actualité chez la population. Si une infime partie semble partager la position des autorités politiques, la majorité, en revanche, s’impatiente de voir ces dernières accorder leurs violons avec la rue algérienne. Mais, la rue, en général, gronde. Elle ne semble pas du tout convaincue par ce silence qu’elle trouve «inexpliqué». Les citoyens rencontrés hier, se disent surtout déçus par le silence des partis politiques, y compris ceux de l’opposition. Des centaines, voire des milliers de témoignages mettent en évidence le décalage entre la réponse diplomatique et la rue face à l’hystérie des Egyptiens qui ont dépassé toutes les limites. Inimaginables: «Ils ont déterré notre un million et demi de martyrs pour leur cracher à la figure. Il ne reste rien entre nous Algériens et le peuple égyptien», s’est écrié un étudiant de l’université de Tizi Ouzou. «Un Algérien touché dans son honneur peut pardonner, mais il ne reste plus de chance de réconciliation avec son adversaire.» C’est l’avis de Ammi Saïd, moudjahid. Entouré par une foule de jeunes pendant notre conversation, le vieux n’a pas réussi à convaincre. «Si vous avez peur de les affronter, nous sommes là», lui lança Tarek, employé dans un café. La réponse de Ammi Saïd était qu’il n’avait peur de personne. «J’ai combattu la France, comment craindre les Egyptiens?», répliqua-t-il, calme. «Je n’ai jamais entendu un Français insulter les chouhada», dit un autre jeune. «Les Français les ont tués», réplique le vieux.. «Je préfère celui qui me tue plutôt que celui qui touche à mon honneur.» En effet, la discussion n’est pas exceptionnelle. Les jeunes sont outrés quand on parle des tentatives de réconciliation. «Alors comme ça, on est prêts à oublier et reprendre à zéro après qu’ils eurent craché sur les tombes de nos martyrs?», s’indignait Hamid, un universitaire. «Je refuserai d’être enterré dans ce pays, si j’entends encore parler de relations algéro-égyptiennes». Ce sont les paroles de Moh, un émigré à la retraite. La colère des populations n’est pas uniquement provoquée par le silence des autorités. Elle est aussi exacerbée par le silence des partis politiques. «Ces gens n’installent leurs DJ qu’à l’approche des élections». C’est la réponse de Hacène, vendeur dans un magasin. Il répondait à une question sur les partis et les insultes des Egyptiens. Il apparaît au vu des discussions que les partis politiques ne sont même plus pris aux sérieux. Parmi les personnes âgées, par contre, la colère n’est pas visible. Au contraire, beaucoup trouvent que l’attitude algérienne est empreinte de sagesse. Toutefois, la gêne est toujours là quand on évoque les insultes contre les chouhada. Bien plus que les Berbères traités de sauvages et barbares, l’indignation contre les atteintes à la mémoire de nos martyrs fait l’unanimité à Tizi Ouzou. «C’est bien que nos autorités gardent le silence. Les Egyptiens ont atteint un niveau aussi bas qu’il ne nous sied pas de les suivre», s’exprime un avocat âgé. Questionné sur l’emblème national algérien brûlé par des avocats égyptiens, le même juriste condamne, mais il estime que le plus grave est l’outrage fait à nos martyrs. Du côté de l’université Mouloud-Mammeri, certains étudiants se disaient outrés par les insultes contre les chouhada, mais pas étonnés d’entendre diffamées nos origines berbères. «C’est nous qui les avons reniées depuis quarante ans, comment voulez-vous que les Egyptiens les respectent», conclut Hamid percutant, étudiant en médecine.
Par : Kamel BOUDJADI
Source : http://www.lexpressiondz.com/article/2/2009-12-10/70558.html
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Ixxaq wul(Nostalgie) : Abranis
03/12/2009 00:34
Source : http://abranis.com/site/index.php/textes-et-tablatures.html
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Commentaire de Barbara (17/12/2009 20:38) :
A l'occasion du Aouel Mouharrem je te presente mes sinceres voeux et
je te dis Koul Aam Oua Enta Bikhair "Mes meilleurs vœux pour toi et ta
famille pour la nouvel an 1431…Barbara

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Ixxaq wul(Nostalgie) : Abranis
03/12/2009 00:31
O cœur qui soupire comme le vent, Dure est l’épreuve des pays autres ! Même en ce jour de fête commune, Ils répugnent à te saluer !... Coeur qui te nourris d’amertume, Patiente, tant que manque la bonne étoile !...
Les amis auxquels dire me manque, La source vers laquelle j’allais est trouble Et son eau limpide fait défaut, Celui que j’interpelle me boude Et si je me confiais à lui , Il me répond de travers...
O cœur oppressé en chas d’aiguille, Tu n’admets plus que passe le fil !... Mais c’est vrai qu’une fois la nuit venue, La compagnie se fait rare... Celui-là tenté par la voie droite L’abandonne. C’est ainsi, fais-en ton deuil !...
Je te répète, pauvre cœur, Menteur qui nie l’évidence ! Je te répète : fais-toi oiseau, Qui éclôt de l’œuf indigène... L’épreuve endurée passée Se rappelle celle qui la suit...
txt adaptation : Abranis
Traduction : Ramdane Sadi
Source : http://abranis.com/site/index.php/textes-et-tablatures.html
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Commentaire de esaiebloccom (05/08/2010 20:47) :
joli poème qui nous interpelle j'ai une partie de la réponse se
confier en dieu seul car il est le seul chemin qui mène à la vie éternelle
là ou coule le lait et le miel, là ou tout est lumière et beauté là ou
séjourne les ange du seigneur là ou la souffrance n(est plus, le désespoir
et le péché est anéanti à cause de celui qui est venu et quité son ciel
pour nous racheter
http://esaieblogcom.vip-blog.com
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Welcome to South Africa
01/12/2009 21:53
Les Algériens, où qu’ils soient, ont fêté comme il se doit la qualification de l’Algérie pour la Coupe du monde de football, qui aura lieu en Afrique du Sud du 11 juin au 11 juillet 2010.
Ceux habitant dans le pays de Nelson Mandela ont été les premiers à se réjouir de cette qualification puisqu’elle leur permet de voir la sélection de leur pays à l’œuvre sans avoir à se déplacer.
C’est non sans fierté que ces trois Algériens posent devant un panneau indiquant la route vers Pretoria, capitale de l’Afrique du Sud, en déployant le drapeau algérien.
Welcome to South Africa !
PUBLIE LE : 01-12-2009 | PAR LE BUTEUR
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Arezki & Samir ...
29/11/2009 02:05
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Salem Chaker: "La majorité des Maghrébins sont des Berbères arabisés"
25/11/2009 01:43

Interview de Salem Chaker, Linguiste et professeur de langue berbère (université de Provence, Institut national des langues et civilisations orientales, Inalco).Considérée comme un facteur de division durant la lutte pour l’indépendance, puis comme une menace pour l’unité nationale, l’amazighité constitué désormais l’un des éléments reconnus de l’identité algérienne. Le combat pour la langue est cependant loin d’être gagné selon ce spécialiste et ardent défenseur de la culture berbère. Nous vous proposons cette interview en exclusivité avant de retrouver notre dossier complet sur les Berbères d'Algérie dans l'édition de Jeune Afrique du 16 au 21 novembre.
Jeune Afrique : Quelles sont les origines des Berbères ? Salem CHAKER : Cette question a fait couler beaucoup d’encre. Les sources latines les ont fait venir de Perse, les historiens arabes médiévaux de Palestine ou du Yémen, et les fumeuses théories coloniales du XIXe siècle leur attribuaient volontiers des origines « européennes ». Mais tout cela n’est que légende ou idéologie. Les Berbères doivent être considérés comme les habitants autochtones de l’Afrique du Nord. Tous les indices scientifiques, données archéologiques, anthropologiques, linguistiques et témoignages de sources anciennes (égyptiennes, grecques, latines…) convergent pour établir qu’ils y sont installés depuis des millénaires.
Mais alors, pourquoi ces légendes et idéologies ? Chaque conquérant a eu tendance à donner aux Berbères une origine qui légitimait sa domination sur l’Afrique du Nord. Cela est tout à fait explicite chez de nombreux idéologues arabes, algériens notamment, qui prétendent justifier une politique d’arabisation des Berbères par leurs origines « yéménites ». De la même façon, une prétendue origine celtique, germanique ou grecque justifiait la colonisation européenne. De nombreux conquérants (Phéniciens, Romains, Vandales, Byzantins, Arabes, Turcs, Français et autres Européens) se sont implantés dans cette aire géographique au cours de l’histoire et il y a eu bien des apports de populations étrangères (Négro-Africains, Andalous et Juifs). Mais aucune de ces dominations extérieures, aucune de ces arrivées de populations ne change radicalement le fond du peuplement indigène, qui reste berbère.
Que signifie être berbère à notre époque ? C’est d’abord et avant tout être berbérophone, car la langue est le principal critère d’identification du Berbère par rapport au reste de la population d’Afrique du Nord. Bien sûr, il y a d’autres paramètres : une tradition et des références culturelles particulières, une mémoire historique spécifique, éventuellement des restes d’organisation sociale propre, du moins là où l’intégration nationale et le monde moderne n’ont pas complètement écrasé les structures sociales anciennes. Cependant, tous ces paramètres n’existent, et surtout ne perdurent, que si la langue qui les porte se maintient. Si l’on considère la situation en Afrique du Nord, le berbérophone qui abandonne l’usage de sa langue se fond dans la majorité environnante arabophone et devient Arabe. C’est un processus mécanique, parfaitement connu, qui est à l’œuvre depuis des siècles avec la conquête arabe et l’islamisation des Berbères. L’immense majorité des Maghrébins sont des Berbères arabisés au cours des siècles, dans le cadre de ce processus de substitution linguistique qu’est l’arabisation. La berbérité en dehors de la berbérophonie me paraît illusoire et sans avenir.
Jusqu’à la fin des années 1980, le pouvoir refusait de reconnaître la dimension berbère du peuple algérien. Pourquoi ? C’est une vieille affaire qui a à la fois des racines idéologiques anciennes et des causes politiques plus récentes. Dès ses débuts dans les années 1920, le nationalisme algérien a défini l’identité nationale comme arabe et musulmane. Tout ce qui n’entrait pas dans ce cadre a été voué aux gémonies, exclu et condamné comme facteur de division face à l’ennemi colonial. Cette position se comprend bien dans le contexte colonial. Face à l’entreprise de négation, voire d’assimilation de la France, il fallait affirmer une identité forte, unie et opposable à la culture et à la langue françaises. Les Berbères, dans cette opposition binaire, étaient perçus comme une réalité gênante, voire un obstacle. Par ailleurs, ce nationalisme puise toute son inspiration dans le modèle d’État- nation français, dont il n’est que la réplique symétrique. La conception jacobine française centralisée et unifiée de l’État et de la nation, a été reprise telle quelle par les nationalistes algériens. Comme en France, il leur fallait un État, une nation, une langue. Ils y ont ajouté une religion…
Et après l’indépendance ? À l’indépendance, les luttes pour le contrôle du pouvoir rassemblent d’un côté des chefs arabes, de l’autre des chefs kabyles, très divisés, principalement Krim Bel-kacem et Hocine Aït Ahmed. Dès 1963, l’insurrection armée de ce dernier en Kabylie est durement réprimée par l’armée nationale. Il y aura en conséquence, pendant des décennies, une hostilité tenace du pouvoir vis-à-vis de tout ce qui est berbère. S’intéresser à la langue ou à la culture berbère, était perçu comme un acte d’opposition. Dans les années 1970, on a ainsi envoyé en prison des adolescents pour la simple détention d’un alphabet berbère ! Et la Cour de sûreté de l’État a régulièrement condamné les militants berbéristes à de lourdes peines.
Mais depuis les années 1990, les choses ont évolué dans le bon sens… Oui, mais ces évolutions ne « tombent pas du ciel ». Elles résultent du combat, sur plusieurs décennies, de militants de la culture berbère qui, à partir de 1980, ont été relayés par une mobilisation de masse constante en Kabylie. Depuis, les mouvements de protestation et de revendication n’ont jamais cessé dans cette région. Mais cet assouplissement sur « la question berbère » est aussi lié à des évolutions du contexte politique global algérien. Le parti unique s’est effondré. Il y a eu desserrement de l’étau. D’autre part, à partir du milieu des années 1980, un autre phénomène est venu changer profondément la donne politique : l’islamisme radical, devenu, au tournant des années 1990, l’ennemi numéro 1. La menace islamiste a amené le pouvoir algérien à chercher des alliés potentiels du côté des Berbères.
Résultat, la langue berbère, le tamazight, est aujourd’hui enseignée dans les écoles algériennes… J’insisterai sur la nécessité d’être extrêmement précis concernant la reconnaissance de la langue berbère et son enseignement. Il serait inexact de parler de reconnaissance pleine et entière et d’un développement vigoureux de l’enseignement. Le berbère est encore dans une position très marginale dans le système scolaire et dans la vie publique. Les mesures prises par l’État ne sont pas encore de nature à assurer la survie, une diffusion large et le renforcement du statut réel de cette langue.
Photo: © DR
La rédaction web de Jeune Afrique | Propos recueillis par Tayeb Belmadi
Source : http://www.jeuneafrique.com/Articleimp_ARTJAWEB20091117170547_
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Mon voyage
24/11/2009 20:33
J’ai marché depuis des semaines, des mois sur les grandes routes droit devant moi j’ai surtout marché hors des sentiers battus en traversant des chemins assez ardus avançant tous les jours sur ces allées tordues.
J’ai traversé des kilomètres avec ma flute j’ai vu de sacrés personnages en cours de route personne n’allait dans la même direction nous nous somme croisés spontanément très peu ont continué le trajet avec moi les autres sont restés dernière mes pas.
Assez tôt, encore à quatre pattes sur une chaussée pas toujours plate j’ai rencontré l’innocence la meilleure amie de l’enfance celle qui nous remplit de complaisance et qu’on ne voudrait jamais quitter la mienne m’avait laissée tomber avant d’arriver à la première intersection à la rencontre de nouveaux éléments qui m’ont détournée de mon cheminement.
J’ai poursuivit le chemin debout je voulais prendre les jambes à mon cou je voulais y aller de plus en plus vite j’ai essayé de prendre la fuite toujours pressée d’avancer sans prendre le temps d’observer.
Parfois je trébuchais ma flute s’est cassée j’ai donc arrêté de m’essouffler rien ne sert de courir mieux vaut marcher de toute façon, tout le monde le sait que c’est la tortue qui va gagner continuant donc sur un pas plus lent façonnant le chemin à ma façon.
Après avoir quitté l’innocence je suis tombée sur l’adolescence ces deux là aiment s’haïr très vite je voulais fuir quitter l’adolescence pleine d’imprudences.
L’ado pour les intimes n’avait jamais eu bonne mine elle m’avait trop saoulée torturée d’insécurités tourmentée en pensées elle peut bien nous marquer mais jamais nous recroiser.
L’adolescence était encore auprès de moi lorsque je commençais à marcher dans le froid je passais d’un chemin rocailleux et fissurée à un chemin venteux et enneigé il m’était difficile de marcher l’ado, cette frileuse, s’est barrée quant à moi, j’ai fini par m’habituer à marcher à travers des nids de poule gelés.
Été comme hiver avec une volonté de fer je brave les saisons regardant tout droit devant je poursuis le cours de la vie même à la tombée de la nuit je marche dans la noirceur plus rien ne me fait peur avec de la rage dans le cœur je rêve de mener le troupeau mais je traîne un si lourd fardeau.
J’ai marché longtemps en solitaire seule dans l’immensité du désert ne voyant plus personne sur mon passage ayant comme seul compagnon, un paysage que j’ai appris à apprivoiser avec le temps que je contemple encore comme une enfant.
Un beau jour j’ai rencontré l’amour cette créature au beaux discours avec qui j’ai fait bien des détours et après un si long parcours nous nous sommes séparés chacun est allé de son côté elle qui peut être si cruelle elle qui peut occasionner tant de peine est allée rejoindre sa cousine, la haine.
J’ai aussi rencontré l’amitié elle, est toujours à mes côtés avec elle, je discute de tous les sujets sans jamais me lasser avec elle, j’ai tout partagé des rires, des pleurs mes joies, mes peine et mes peurs avec elle, j’ai vraiment tout connu et même lorsque je m’étais perdue elle ne m’avait jamais déçue en m’aidant à retrouver mon chemin comme moi, elle croit au destin.
Comme quoi, c’est elle la plus fine l’amitié reste ma meilleure copine mais gare aux d’imposteurs j’ai dû en rencontrer plusieurs avant de reconnaître l’amitié celle qu’on ne peut altérer malgré nos défauts divulgués.
Un moment donné j’ai rencontré la trahison on a marché ensemble, rapidement je me suis rendue compte finalement que la trahison n’a aucune conversation alors on s’est séparés un bon moment j’ai continué seule et la trahison est allée voir sa cousine, la déception plus loin, je l’ai retrouvée de nouveau et cette fois là, je l’aurais bien mise KO.
Lorsque j’ai croisé la poésie je l’ai trouvé fort jolie elle aussi est une amie avec ses rimes et ses vers elle sait apaiser la colère et dissiper le désespoir que j’ai rencontré sans le vouloir lorsque, lasse, j’ai voulu m’assoir.
Le désespoir m’a donné une migraine car il profite de la condition humaine pour introduire ses amis scabreux alors, j’ai voulu changer de milieu je me suis donc levée du banc et j’ai continué tout droit devant.
Plus tard j’ai rencontré le décès ce personnage que personne ne veut croiser pourtant, il trouve toujours le moyen de nous rattraper autant vous dire que cette rencontre m’a transformée brutalement, il me fait sans cesse rappeler que mon voyage peut être, à tout moment, écourté.
Mon voyage était bien entamé je commençais même à boiter lorsque j’ai rencontré la sagesse la marraine de la jeunesse je lui ai dit : tiens, je suis contente que tu sois là! après ces fâcheuses rencontres, j’aurais besoin de toi je te présente la jeunesse, elle n’est pas facile à vivre! franchement effrontée, carrément têtue et clairement ivre elle m’a mise, à quelques reprises, dans un pétrin sans fin pourtant, je ne pourrais jamais l’écarter de mon chemin.
La sagesse me répond en toute humilité : moi aussi j’ai beaucoup marché et tout le monde que j’ai croisé était à la recherche du fruit sacré mais le bonheur est timide, il se cache il ne se dévoile que s’il aime notre démarche une fois le bonheur enfin trouvé il faut savoir le garder, le protéger le bonheur n’aime pas le futile il n’est ni capricieux ni difficile il est simplement très fragile.
J’ai marché depuis des semaines des mois sur les grandes routes tout droit devant moi j’ai surtout marché hors des sentiers battus en traversant des chemins assez ardus avançant tous les jours sur ces allées tordues des chemins aussi tordus que la vie parfois, sans trouver de raccourcis.
Des routes aux multiples croisements où chacun emprunte un sentier différent mais qu’importe le choix des hommes tous les chemins mènent à Rome des chemins aux multiples péripéties mais grâce auxquels j’ai beaucoup appris un voyage dont chaque mètre me fortifie.
Ma vadrouille a été parsemée de rencontres j’ignore ce que ce voyage me réserve encore et pour tout dire, je ne m’en préoccupe pas je continue toujours d’avancer devant moi malgré les obstacles et les changements de climat.
Il me reste encore du chemin à faire j’ai tout de même déjà de quoi être fière car beaucoup se sont arrêtés à mi-chemin en capitulant à la rencontre du premier chagrin j’ai beaucoup d’autres personnages à rencontrer des bons, des moins bons et même des mauvais mais toutes ces rencontres ont de la valeur car tous contribuent à ce que je sois meilleure.
J’ignore le jour et l’heure de mon arrivée j’ignore toujours l’issu de ma destinée j’apprends tout les jours le code de ma route à la marche, à la nage mais à reculons ça j’en doute! et en attendant d’arriver à destination je continuerais d’avancer tout droit devant.
© Lili
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Publié par : lilaait le : 14 juin 2009
Source : http://lilaait.wordpress.com/
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Commentaire de Hamid (17/12/2009 10:05) :
Magnifique "Voyage" ! Je félicite chaleureusement Lili , son auteur, et
l'encourage vivement à écrire d'autres poèmes .... Bravo !
L'illustration choisie, cette rustique petite maison de campagne
isolée, qui tient encore debout malgré le poids des ans, cadre parfaitement
avec les sentiments exprimés.... Salut et à la prochaine.
http://aitali-ouharzoune-retour-aux-sources.vip-blog.com/ hamidaitkaki@yahoo.fr |
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