Commémoration du 15e anniversaire de la disparition de Mustapha Bacha :Un homme, un militant... un repère
10/08/2009 01:05
La région des Iboudrarène, sur les hauteurs de la daïra des Ath Yanni, se rappelle aujourd’hui le souvenir de Mustapha Bacha, son enfant prodige qui s’est donné corps et âme pour faire vivre le combat identitaire dans les cœurs de la génération de son époque.
Ce grand homme politique dont la simple évocation du nom provoque chez “certains” le sentiment de peur...; des frissons qui montrent toute l’appréhension qui les envahit. Sa mort n’a pas suffi à ces “politiques” pour se libérer de leurs complexe vis-à-vis de l’homme ambitieux que fut Mustapha. Il a été ravi à l’Algérie un certain 8 août 1994 des suites d’un arrêt cardiaque à l’âge de 40 ans laissant derrière lui ses amis, les vrais, endeuillés. Mustapha Bacha s’est consacré entièrement au combat identitaire, à la lutte pour la démocratie et les droits de l’homme. Son passage à la Fac centrale d’Alger (Ben Aknoun) dans les années 1976-1977 a été celui de l’affirmation du militant comme catalyseur des forces existantes déjà. Il contribuera à l’émergence d’une véritable élite qui a pris sur elle le devoir d’organiser, de structurer la lutte dont la finalité n’était que d’amorcer une dynamique au sein de la société qui aboutira au déclenchement des premiers évènements de 1980, annonciateurs d’un changement de fond dans le cheminement du combat.
Epris de justice avec bon nombre de ses camarades, il participera à la marche du 7 avril 1980 à Alger, quelques jours seulement avant le déclenchement des évènements du Printemps berbère à Tizi-Ouzou. Il sera arrêté et jeté, en compagnie de vingt-trois de ses camarades, à la prison de Berrouaghia. Ils ne seront libérés qu’en août 1980. Militant actif, Mustapha Bacha continuera à animer le combaten assurant la coordination entre les sections d’Alger et Tizi-Ouzou.
Branché sur la culture, puisqu’il était proche de Kateb Yacine et du groupe Debza, il participera à la rédaction d’un dossier culturel, peaufiné lors du séminaire de Yakouren du Mouvement culturel berbère (MCB) avec le reste des participants audit séminaire. L’enfant des Iboudrarène intégrera par la suite l’Organisation révolutionnaire des travailleurs (ORT ) qui activait sous l’égide de l’Internationale Socialiste.
A l’ouverture politique de 1989, il annoncera le 10 février la naissance du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), en assurant la fonction de secrétaire national à la formation. En fin animateur, il animait des conférences et meetings et menait une lutte infatigable contre l’intégrisme et le système.
Cependant, comme il est de coutume chez les “castes” politiques algériennes, l’émergence des compétence est vue comme menace contre “le chef”. Mustapha Bacha sera isolé, victime de la lutte de clans, des arrivistes de tous bords, au sein d’un parti auquel il a pourtant tout donné. Son cœur ne pouvait plus résister, il craquera un certain 8 août 1994. Sa famille lance un appel contre l’oubli.
“On commence à comprendre que la mort de notre frère a fait les affaires de certains, il dérangeait beaucoup d’intérêt. La Kabylie ne doit pas oublier les sacrifices de Mustapha, on ne doit pas être amnésique”, nous dit Ali, le jeune frère de Mustapha Bacha.
Découverte : Interview Jugurtha Hamroun «Je peux jouer à tous les postes offensifs»
26/07/2009 10:29
Fier de son prénom, celui d'un roi de l'antique Numidie, Jugurtha Hamroun entame sa seconde année en tant que pro à l'EA Guigamp, à 20 ans, il aspire à s'affirmer et gagner du temps de jeu dans une equipe qui vise la montée en ligue 1.
Bonjour, peux-tu te présenter au internautes ? Je m'appelle Jugurtha Hamroun, je suis né en Algérie à Bouzguene, en Kabylie, je suis arrivé en France à l'âge de 5 ans. Je viens de la région parisienne, de Neuilly-sur-Marne dans le 93, j'ai intégré le centre de formation de Guingamp à l'âge de 12 ans.
A 12 ans tu as donc été repéré à Roissy-en-France par Philippe Le Maire et Yvon Schmitt Oui effectivement, c'est eux qui m'ont repéré et m'ont fait venir en Bretagne. Au début c'était difficile de quitter ses parents si jeune, mais l'intégration a été facilitée, car nous étions quelques uns de la région parisienne à vivre la même chose, de plus il y a un réel dépaysement ici on change complètement d'environnement comparé à la région parisienne.
Tu as également suivi une formation de biologie ? Oui. J'ai eu mon bac S l'année passée, et je me suis inscrit en faculté de biologie, mais pour être honnête, avec les entraînements et ma signature en pro, j'ai eu du mal a suivre les cours, c'était impossible, donc j ai mis mes études entre parenthèses.
Quel est ton poste préféré ? Je peux jouer à tous les postes offensifs, milieu, milieu excentré, 10, attaquant, je peux tout jouer.
Dernièrement tu as eu l'occasion de jouer une mi temps face au champion d'Algerie. C'était particulier, car c'était un club algérien, et comme tout le monde à l'En Avant, sait que je suis algérien, ils m'en ont beaucoup parlé avant. Ce n'était que le premier match amical pour nous, on n'avait pas encore de rythme en sortant d'un stage très physique, on avait pas encore les jambes, j'ai joué une mi temps, ça s'est assez bien passé. Suis-tu un peu le championnat algérien ? Un tout petit peu.
Et quel est ton club préféré La JSK évidemment (rires). Un joueur préféré ? Pour tout dire, je connais pas trop les joueurs de la JSK, j'essaye de les suivre, je regarde essentiellement les résultats.
Zvunka, le coach de Guingamp semble compter sur toi cette saison ? Et bien ça fait un an que je suis pro, l'année passée je n'ai pas été trop utilisé, j'espère que cette saison ça va changer, en tout cas je suis vraiment motivé pour m'imposer dans cette équipe. Les jeunes ont une carte à jouer cette année, car les coaches ont envie de nous faire confiance, on le voit dans les matchs amicaux où ils nous alignent, contre Valenciennes ou contre Vannes par exemple.
On va parler de l'équipe nationale, tu as du suivre le bon parcours de l'équipe ? Franchement je suis hyper content et très fier de ce qu'ils font, ça nous motive d'autant plus même si je l'étais déjà bien avant. En tout cas, ils sont bien partis pour la coupe du monde, pour la CAN c'est quasiment fait, et sincèrement ça me donne une motivation immense pour rejoindre un jour cette sélection. As tu un joueur préféré en Equipe nationale ? Franchement, c'est Saïfi mon joueur préféré, je l'ai vu jouer ici contre Guimgamp lors d'un match amical je crois, mais je n'ai jamais eu l'occasion de lui parler. En tout cas, techniquement, il m'impressionne, il a un gros volume de jeu, pour moi, c'est un phénomène !
As tu déjà été contacté par la Fédération, pour une sélection jeune ou espoir? Non même pas, mais je suis motivé, et étant binational, moi, ma décision est claire je veux jouer pour l'Algérie. Un dernier mot pour les internautes de dzfoot Pour les lecteurs, je leur dit de suivre dzfoot en espérant qu'on y parle de moi incha'Allah.
Douicher Promu leader : «Je prends ça très à cœur»
13/07/2009 02:20
Lang : «Il incarne le mieux les valeurs morales du club»...
Alors que certains le voient encore comme un éternel remplaçant, jamais ronchonnant, son entraîneur pense faire de lui son relais sur le terrain. Lui, c’est Lamara Douicher, le milieu récupérateur des Canaris. A 29 ans à peine, le joueur est déjà le plus ancien du groupe. Il amorce cet été sa 10e saison chez les A. Des joueurs, il en a vu défiler le bonhomme durant tout ce temps passé en équipe première. «Lamara, je le vois comme le gardien moral de l’équipe. Déjà physiquement, il est déjà dedans. J’étais content de constater lors d’un entraînement qu’il a gardé toutes les valeurs de jeu de la saison dernière. Je veux faire de lui le relais, pas forcément sur le terrain, mais même en dehors. J’attends de lui qu’il fasse parvenir le message à ses coéquipiers… », nous confiait l’entraîneur Jean-Christian Lang. Il semblerait que celui-ci tient déjà le remplaçant de ses cadres de la saison dernière, Abdeslam et Achiou partis tous les deux cet été. La personnalité introvertie du joueur ne pose pas problème à Lang qui se dit convaincu que Douicher est «le joueur qui incarne le mieux les valeurs du club» insistait-il. «Je le connais très bien pour l’avoir eu sous ma coupe la saison dernière. C’est un garçon qui ne parle pas trop en effet, mais je sais qu’il fera transmettre le message lorsque cela sera nécessaire», explique le coach kabyle. Il est vrai qu’avec son expérience cumulée, Lamara Douicher est le choix le mieux indiqué pour ce rôle de leader. Un rôle qu’il se dit prendre très à cœur. A. A. A.
«Je prends ça très à cœur» Lamara Douicher dit dans l’entretien qui suit prendre très à cœur ce rôle de leader du groupe que son entraîneur veut lui confier. Même s’il était au milieu d’une grande foule postée devant l’un des guichets de la douane marocaine, le joueur a accepté de répondre à nos questions. Modeste comme à son habitude.
Votre entraîneur dit vouloir faire de vous son relais sur le terrain, vous en a-t-il fait part ? Non, pas directement. Mais il m’a envoyé des signes sur le terrain. Je sais ce qu’il attend de moi. Je l’ai bien compris à travers ses messages.
Quels messages ? Du genre que j’étais sur la bonne voie. Que je devais montrer l’exemple. Des petites phrases qui fusent comme ça et qui vous font comprendre ce qu’on attend de vous. J’ai bien compris tout ça.
Comment prenez-vous ce nouveau rôle ? Très à cœur ! Je te l’ai dit, je suis là pour mettre mon expérience au service du groupe. Je suis là pour donner des conseils s’il le faut, à parler un peu plus. Après, je pense que cela intervient dans l’ordre des choses. Après toutes ces années, je dirai même que c’est une juste récompense.
Comment vos coéquipiers perçoivent-ils ça ? Avec respect. De ce côté-ci, il n’y a aucun souci. El Hamdoulah, ce sont tous des garçons de bonnes familles qui montrent beaucoup de volonté à travailler et à s’intégrer. Ils savent que je ne suis pas là pour faire le chef !
Ça ne vous dérange pas d’avoir à parler un peu plus dans le vestiaire, à intervenir si le besoin s’en fait sentir ? Non, pas du tout. C’est vrai que d’habitude, il y avait des joueurs qui le faisaient. Donc personnellement, je me mettais bien dans le rôle de celui qui écoute. Ça m’arrangeait bien, je l’avoue. A l’époque, il y avait des joueurs plus expérimentés. Je fais allusion à Saïb, Moussouni, Zaffour et Driouèche. Il y avait aussi Abdeslam par la suite. Aujourd’hui, je suis appelé à faire ça et cela me tient vraiment à cœur.
Parlons du stage du Maroc qui débutera officiellement demain, (hier, ndlr) ; comment les choses se présentent-elles pour vous ? Ça va…les anciens. Enfin, ceux qui étaient là l’année dernière savent qu’on sera mis dans de bonnes conditions ici à Casa. Le Centre Kahrama où nous allons prendre nos quartiers disposent de toutes les commodités pour bien nous préparer. Après trois semaines, ça va être très long. A nous de trouver le moyen de gérer cette période. C’est très important, car les derniers jours risquent d’être longs ! Entretien réalisé par Achour Aït Ali
Lang : «Il incarne le mieux les valeurs morales du club» «J’étais content de constater lors d’un sixte organisé hier à l’entraînement que Lamara (Douicher, ndlr) a conservé toutes les valeurs de jeu de la saison dernière. Physiquement, il est dedans ! Il travaille beaucoup. Après, dans son jeu, il y a toutes les valeurs que j’essaye d’inculquer aux joueurs, notamment les nouveaux. Je veux qu’il soit l’exemple pour les autres. Il a toutes les qualités requises pour accomplir cette mission. Je veux qu’il soit le gardien moral de nos valeurs. Je sais qu’il est capable d’assumer un tel rôle. Lui aussi le sait !»