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JSK 1 - 0 MCA ...La JSK plus forte !
06/03/2008 23:29
Fiche technique: Stade du 1er novembre, temps gris, affluence moyenne. Arbitres : Benaissa, Djezzar, Kourichi Avertissements : .Hosni 36’, Younes 83’, Babouche 84’ (MCA), Oussalah 75’, Demba 92’ (JSK)
JSK : Chaouchi, Ait Kaci, Oussalah, Demba, Coulibaly, Dehouche, Douicher, Berremla (Wassiou 14’), Hemani(Cap) ,Bensaïd(Derrag 72’), Amaouche(Kheddis 92’). Remplaçants : Mazari, Ziane, Zafour, Kheddis, Wassiou, Derrag, Saïbi. Entraîneur : Saïb.
MCA : Benhemou, Hosni, Babouche, Coulibaly, Galoul, Kaddour(Badbouda45’), Koudri(Touré34’), Badji(Cap), Cherrad, Hadjadj, Younes(Sidibie87’). Remplaçants : Azzedine, Touré, Sidibé, Bedboud, Belaïd, Amroune, Bouchama. Entraîneur : Mekhazni.
Analyse
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1 - 0 |
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Jeudi 06 Mars -14h30 23ème Journée Au stade du 1er Novembre à Tizi-Ouzou |
C’est sur une pelouse assez praticable malgré les fortes averses de la veille et de la matinée de ce jeudi, jour du match, que les lions du Djurdjura ont donné la réplique à leurs homologues du Mouloudia d’Alger. A peine le coup d’envoi donné, les protégés de Saïb sont vite rentrés dans le vif du sujet en témoigne cette première action de Hemani suite à un service de Amaouche à la 3’. D’ailleurs et au vu de la composante du onze rentrant Kabyle, il est clair que Saïb et ses collègues ont carrément opté pour l’offensive afin de prendre sans attendre et dés le départ les camarades de Babouche par la gorge. Une stratégie qui a été très payante puisque hormis le jeu en déviation de Cherrad et ce tir de Hadjadj à la 21’pour lequel Chaouchi a sorti le grand jeu pour faire sortir le ballon en jeu de coin, on n’a presque pas vu le Mouloudia en première mi-temps. En revanche, les lions du Djurdjura ont joué haut, ont occupé comme il se doit tous les espaces et se sont créés un bon nombre d’occasions particulièrement aux 6’,13’, 24’ et 44 ‘ par l’intermédiaire de Douicher en deux fois, Hemani et Bensaïd. Une domination qui a logiquement donné ses fruits à la 33’ suite à un joli mouvement collectif : de son côté droit, Ait Kaci sert Amaouche au milieu qui d’une talonnade lance le rentrant Wassiou sur l’aile et ce dernier fait un retrait impeccable en direction de Bensaïd qui ajuste la tête pour mettre le ballon hors de portée du keeper Mouloudéen Behamou. Un but qui totalement désarçonné le Mouloudia surtout que la JSK a continué sa pression pour achever un adversaire groggy. Une pression qui a failli donner le résultat souhaité par le même Besaïd si ce n’est l’excès de précipitation. En deuxième période et mis à part le réveil des Mouloudéens dans les 5 dernières minutes qui a d’ailleurs donné des sueurs froides à l’assistance, la JSK a totalement dominé son adversaire du jour. On a assisté à pratiquement la même physionomie qu’en première période. Hemani, Amaouche, Bensaïd et Wassiou ont manqué de peu leurs essais pour secouer une deuxième fois les filets de Benhamou respectivement aux 50’,62’,68’,72’ et 78’. Des ratages qui ont donné de l’espoir aux Mouloudéens qui ont joué toutes leurs cartes lors des cinq dernières minutes. Ils ont été très dangereux particulièrement aux derniers instants de la partie lorsque à la 94’, le rusé Cherrad pensait avoir trompé la vigilance du keeper Kabyle sur une balle très intelligente placée de la tête et qui a vu un Chaouchi surgir de on ne sait d’où pour sauver sur sa ligne un but tout fait. C’était la dernière chance du Mouloudia pour égaliser face à une JSK qui a été en somme plus forte que son adversaire sur tous les plans. Une JSK qui a tenu à sa victoire et ne jure désormais que par le titre.
Med. B
Film du match :
1ère période
3’ : Sur son côté droit, Amaouche prend de vitesse son vis à vis et centre sur Hemani qui rate de peu le cadre. 6’ : Corner botté par Douicher et Moussa Coulibaly éloigne le danger 13’: Travail individuel de Douicher suivi d’un tir qu’intercepte difficilement Benhamou. 12’ : Cherrad joue en déviation puis sert Younes et Demba qui intervient. 13’ : Badji lance un contre attaque et centre vers Cherrad, ce dernier glisse et perd la balle. 21’ : Tir puissant de Hadjadj des 30 mètres et Chaouchi qui s’illustre. 24’ : Coup franc botté par Hemani mais sans danger. 33’ : Chevauchée de Amouche qui lance Wassiou sur l’aile droit qui centre sur Bensaid qui ouvre la marque de la tête. 44’ : Centre de Hemani sur Bensaid qui rate sa reprise 47’ : Centre de Badji et Chaouchi qui gagne le duel devant Cherrad.
2nde période
50’ : Amaouche chipe la balle à Galoul puis sert Hemani qui rate un but tout fait. 57’ : Coup franc botté par Younes, cafouillage dans la surface de réparation et Demba qui dégage. 62’ : Coup franc botté par Hemani et Moussa Coulibaly qui éloigne le danger en corner 64’ : Centre d’Amaouche et Galoul qui sauve dans sa surface. 68’ : Amaouche déborde babouche puis tire mais Benhamou dégage en corner. 72’ : Coup franc des 30 mètres , tir de Bensaid mais sans sucées 75’ : Combinaison entre Touré et Badji , ce dernier sert Cherrad en position de tir et Demba intervient. 77’ : Centre de Younes de son flanc gauche vers Badji et Chaouchi qui s’interpose. 79’ : Puissant tir de Wassiou des 30 mètres. Le ballon passe à côté. 89’ : Coup franc tiré par Badji et Coulibaly qui dégage. 91’ : Badji tire de loin mais sans succès 93’ : Centre de babouche vers Sidibé qui rate lamentablement. 94’ : Cherrad hérite d’un bon centre et place la balle de la tête et Chaouchi qui sauve sur sa ligne.
Autour du match
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Le patron de Col et ses collaborateurs présents : Les panneaux publicitaires de COL sur le terrain : Quelques 200 « Chnaouas » présents : Hemani capitaine pour la première fois Abdeslam fortement ovationné : Meftah et Abdeslam présents : |
Le patron de Col et ses collaborateurs présents : Le nouveau sponsor de la JSK et parton de la société Espagnole COL, Monsieur Miguel Lopez était présent au stade pour ce match MCA-JSK. Pour l’occasion, l’investisseur Espagnol était accompagné par ses collaborateurs et ont été installés dans la loge VIP du stade depuis laquelle ils ont pu suivre confortablement la totalité du match
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Les panneaux publicitaires de COL sur le terrain : De nouveaux panneaux publicitaires orneront désormais le pourtour du stade réplique du 1er novembre de Tizi-Ouzou. Il s’agit de ceux de la société COL, la nouvelle société sponsor de la JSK que dirige Monsieur Miguel Lopez.
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Affluence moyenne : D’habitude, le stade affiche complet lors de chaque « classico » mais cette fois-ci le mauvais temps a dissuadé et empêché des milliers de fans de faire le déplacement au stade. Il a plu sans cesse pendant pratiquement 48 heures en Kabylie et de fortes chutes de neige ont bloqué les routes et rendu toute circulation difficile voire impossible. De toutes les façons, ceux qui ont pu rallier Tizi-Ouzou ont fait beaucoup de bruit et ont soutenu à fond l’équipe jusqu’à l’ultime seconde de jeu.
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Quelques 200 « Chnaouas » présents : Malgré le froid, quelques 200 supporters du Mouloudia ont fait le déplacement à Tizi-Ouzou pour soutenir Badji and co. Ils ont essayé tant bien que mal par leurs chants de secouer les leurs pour réaliser un bon résultat afin de sortir de la position peu reluisante qu’ils occupent au classement mais en vain car la JSK était plus forte.
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Hemani capitaine pour la première fois : La non titularisation de Zafour et l’absence de Abdeslam car suspendu, tous deux habituels capitaines d’équipe, le choix du staff s’est porté sur Hemani pour le capitanat pour ce JSK-MCA. C’est une première pour le buteur-maison Kabyle qui s’est bien acquitté de sa nouvelle tâche tout en donnant du fil à retordre aux défenseurs adverses par sa ténacité. |
Abdeslam fortement ovationné : Dés son irruption sur le terrain mais en tenue de ville cette fois-ci puisque suspendu pour ce match JSK-MCA suite à un cumul de cartons, le sympathique Abdeslam a été très ovationné par la galerie Kabyle qui scandait sans cesse le nom de son guerrier. Très touché par l’accueil, Abdeslam tout sourires n’arrêtait pas de saluer des mains ses fans.
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Meftah et Abdeslam présents : Mêmes suspendus, l’arrière droit et le milieu de terrain kabyles Meftah et Abdeslam ont tenu à prêter main forte à leurs coéquipiers à l’occasion de ce JSK-MCA. En tenue de ville et avec sans doute les jambes qui fourmillaient, ils n’arrêtaient pas d’encourager de la voix leurs camarades pour aller jusqu’au bout et sans rien lâcher. |
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Mekhazni salue les deux galeries : Avant l’entame de la partie, le jeune entraîneur du Mouloudia Mekhazni a tenu à saluer les deux galeries et a même offert un bouquet de fleurs aux fans Kabyles. A titre d’information, Mekahzni a fait toutes ses classes footballistiques à la JSK avant de rallier la capitale pour suivre sa formation dans le domaine des sports.
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Douicher émerge du lot : C’est vrai que toute l’équipe a bien tourné dans tous ses compartiments toutefois, reconnaissons que Douicher a été omniprésent et a émergé du lot par son grand volume de jeu que ce soit dans l’amorce des attaques ou dans la récupération des ballons lors de ce JSK-MCA. Douicher affiche la pleine forme et c’est de bon augure à l’approche de la compétition continentale. |
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Des fumigènes et des « Campioné, Campioné » à la fin du match : Bien avant le coup de sifflet final de l’arbitre, les fans kabyles ont allumé des fumigènes dont les effets multicolores qui ont illuminé le stade et ont donné un charme particulier à la rencontre qui s’est transformée en une véritable fête et les « Campioné, Campioné » fusaient de partout. Certes, les lions du Djurdjura gardent leurs pieds sur terre, mais il est clair qu’ils vont tout droits vers leur quatorzième titre. A nous le quatorzième donc ! |
Source : http://www.jeunessesportivedekabylie.com/
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La Jeunesse Sportive de Kabylie ...
05/03/2008 22:49
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La Jeunesse Sportive de Kabylie ...2008
03/03/2008 14:52
Tannemirt Boudjema pour le calendrier
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JSK - Rabie Meftah en pèlerinage chez Matoub Lounès«C'est lui la Kabylie»
20/02/2008 03:05
«Saïb est un vrai pro» «Hannachi est un père pour moi» «Anwa wigui imazighen me donne des ailes»
Reportage réalisé par Abdellah Haddad
La saison 2004-2005 sera toujours marquée d’une pierre noire dans l’histoire du club kabyle. Ce fut l’une des rares saisons au cours de laquelle les joueurs de la JSK sont partis en vacances les mains vides. Jugez-en : élimination en Ligue des champions africaine dès le premier tour face au modeste Fello Stars, élimination précoce en Coupe d’Algérie et perte du titre de champion durant les dernières journées après un nul à domicile face à Annaba. Face à ces échecs à répétition, Hannachi voulait frapper fort avant même la fin de saison en mettant le paquet pour recruter les meilleurs joueurs disponibles sur le marché : Yacef, Herkat, Oussalah , Ouslati et Hemani viendront tour à tour renforcer les rangs de l’équipe kabyle. René Taelman, le technicien belge sera engagé quelques semaines plus tard et ramènera avec lui deux excellents milieux de terrain, le Libyen Omar Daoud et le Béninois Wassiou pour faire de l’effectif kabyle le plus riche de la D1. Le nouvel entraîneur pensait avoir les choses claires avec d’une part les titulaires à part entière et les remplaçants qui devront saisir la moindre chance et d’autre part les jeunes promus qui se contenteront de s’entraîner et de suivre les matchs de la JSK depuis les tribunes ou en face de leur téléviseur. Pourtant, Taelman et après quelques séances d’entraînement en forêt changera vite d’avis à propos de l’un de ces jeunes loups débarqués de la catégorie junior : Mohamed Rabie Meftah a montré des aptitudes physiques hors du commun qui lui ont permis de surclasser tous ses coéquipiers et de trouver grâce aux yeux de l’entraîneur belge qui, tout au long de son passage à la JSK, l’a toujours convoqué dans les 18. Egalement impressionné par la condition physique et la hargne du cadet des Meftah, Jean-Yves Chay qui avait remplacé au pied levé Taelman, continuera à lui faire confiance en le convoquant sans lui accorder la moindre minute. La blessure de Raho constituera le tournant de la carrière de Meftah. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, Meftah saisit sa chance et multiplie les prestations efficaces que même le rétablissement de Raho n’effacera pas. Une première convocation en équipe nationale changera complètement la donne et le grand Raho s’est retrouvé sur le banc comme doublure de Meftah. Ce fut l’année de tous les succès avec notamment le titre de champion d’Algérie au bout. Dès lors et en dépit de la parenthèse Aït Djoudi qui lui faisait moins confiance malgré son statut d’international, Meftah gagnera en maturité pour devenir avec Moussa Saïb la force tranquille d’une équipe kabyle étonnante de régularité. Il en est même devenu un symbole de par son statut d’enfant du club et de pur produit de l’école de la JSK. Comme sur le terrain, Meftah se fait discret avec les médias. Une timidité qui ne l’a pas empêché de passer avec nous la journée pour faire connaître aux supporters de la JSK les autres facettes de sa personnalité sous forme d’un reportage que voici :
«Pour moi, la Kabylie, c’est Matoub» A l’issue de la dernière victoire face au MCO, Saïb a accordé à ses joueurs deux jours de repos. Une belle aubaine de rencontrer Meftah. Rendez-vous a donc été pris samedi matin à 9h 30 au quartier Mondial en plein centre ville de Tizi Ouzou. L’heure H, point de Meftah au lieu convenu. 10’ plus tard, notre portable sonne et affiche le numéro du joueur kabyle qui s’est fendu en excuses : " Mille excuses, je suis un peu en retard, je serai à vous dans quelques minutes. " Après les salutations d’usage, le premier geste de Meftah a été de faire un tour au kiosque du coin pour feuilleter Le Buteur dont la Une revenait sur le match du week end face au Mouloudia d’Oran. Premier constat : dans le quartier qui l’a vu grandir, Meftah est très apprécié puisque pendant les quelques minutes que nous avons passées sur place, il a été sollicité une dizaine fois pour des photos. Parmi ses fans, il y avait même une jeune demoiselle. Dès que nous avons pris place à l’intérieur de l’Audi A3 du joueur, ce dernier nous a proposé : "ça ne vous dérange pas trop si on fait une virée à Béni Douala ? Hier j’ai vu un long film sur Matoub et j’ai eu envie de faire un tour dans son patelin." Nous n’avons naturellement pas trouvé d’inconvénient d’aller faire ce petit pèlerinage au village du chantre de la musique kabyle. Quelques minutes avant d’arriver à Béni Douala, Meftah appelle son coéquipier Berrefane qui habite la région pour nous servir de guide le guide. On a trouvé le gardien de but kabyle à l’entrée du village à bord de sa Bora. Durant tout le chemin, on a été bercés par la voix de Matoub Lounès, véritable idole de Rabie. Même la sonnerie de son portable est une chanson. Pourtant et à la mort de Matoub, Meftah n’avait que 13 ans : "Cela ne m’a pas empêché de participer aux émeutes car j’ai grandi avec Matoub qui est plus qu’une idole pour moi à tel point que je ne peux pas écouter autre chose que Matoub, c’est lui la Kabylie." La discussion tournait presque exclusivement autour du Rebelle entrecoupée par quelques analyses de la rencontre du jeudi précédent. " On savait dès le départ que le match allait être difficile, en tant que leader nous sommes devenus l’équipe à battre, le MCO qui joue le maintien voulait coûte que coûte prendre un point. Heureusement que nous avons débloqué la situation en deuxième mi-temps, vous savez dans ce genre de matchs, le plus important ce sont les trois points."
«Saïb est un vrai pro» Petit à petit, la discussion bifurquait vers le football et la JSK. Sur le chemin de Béni Douala, toutes les personnes qui reconnaissaient Meftah lui réclamaient le titre de champion d’Algérie. Ce dernier répondait par des sourires avant de lâcher : " Il y a quelques mois au lendemain de notre élimination en Ligue des champions africaine, personne n’aurait parié un sou sur nous, certains craignaient même le pire pour l’équipe. Aujourd’hui et à 9 journées de la fin, on est premiers avec sept longueurs d’avance, cela fait plaisir de voir tous ces gens parler du 14e titre, j’espère qu’on y arrivera avec l’aide de tout le monde. " Comment explique-t-il alors l’excellent parcours de la JSK après les inquiétudes du début de saison ? " Je dirais sans hésiter : le savoir-faire de l’entraîneur. Sincèrement Saïb a réussi de libérer les joueurs, c’est un vrai professionnel qui réussit souvent à mettre à profit sa riche expérience, personnellement j’ai appris beaucoup avec lui, c’est une fierté d’avoir une telle personnalité à la JSK. " On parlait des chances de la JSK de gagner le championnat lorsque Meftah s’est brusquement arrêté en faisant un geste à Berrefane pour lui demander de faire de même. "C’est là que Matoub a été assassiné !" Son visage triste s’est illuminé lorsqu’il a aperçu Lamara Douicher qui passait par hasard par là. "Quelle coïncidence !" a lâché Meftah avant de proposer à Lamara de nous accompagner à notre lieu de pèlerinage. Chose que le milieu de terrain kabyle a acceptée volontiers.
«Hannachi est un père pour moi» On reprend la route et la discussion sur le football de plus belle. Le sujet cette fois-ci était un peu embarrassant pour le joueur puisqu’il s’agissait de ses contacts avec l’USMAn à l’intersaison. Meftah a dès le départ voulu que les choses soient claires : "Quitter la JSK pour une autre équipe algérienne ne m’a jamais traversé l’esprit, mais je ne pouvais quand même pas raccrocher au nez d’un président qui me sollicite. " Il nous racontera par la suite les détails des contacts avec Menadi : " Il y a eu plusieurs contacts en fait, mais jamais des négociations, M. Menadi voulait m’arracher l’accord de principe pour faire son offre, mais je lui avais dit à chaque fois que je n’étais pas intéressé. Cela ne l’a pas empêché d’insister et j’ai dû mettre mon haut parleur pour faire écouter à un ami les paroles de Menadi qui n’arrêtait pas de me supplier pour lui dire oui. J’ai donc un témoin pour confirmer mes dires." Il enchaîne tout de suite après pour expliquer cette fidélité indéfectible pour la JSK : "Je suis un enfant du club, j’ai été supporter de la JSK avant d’en devenir le joueur et je considère M. Hannachi comme mon propre père qui n’a jamais caché son estime envers moi. Je me rappelle que lorsque j’étais minime, il n’arrêtait pas de me parler et de me conseiller car j’étais stoppeur comme lui. Non, je ne peux pas trahir Hannachi même si Menadi me donnerait tout l’or du monde." C’est à ce moment-là qu’on est arrivés à Béni Aïssi au local commercial des Berrefane. Le frère aîné de Mourad nous rejoint et on continue vers Béni Douala. Au centre du village, Meftah s’arrête pour aller saluer et échanger quelques mots avec le père de Douicher. Ce dernier ne rate pas l’occasion de nous rappeler le but refusé à son fils à Saïda qui aurait pu changer le cours de la rencontre. On décide de rejoindre Taourirt Moussa et la tombe de Matoub à pied, ce qui nous a coûté plusieurs haltes pour les habituelles photos souvenirs avec les nombreux fans rencontrés en cours de chemin.
«Nous sommes chez Matoub Lounès» A mesure que nous nous approchions de Taourirt Moussa, la discussion sur Matoub reprenait petit à petit. Meftah s’est même surpris à nous raconter en détails le film qu’il avait vu la veille. Il était 11h 30 lorsque nous sommes arrivés chez Matoub. Dans le garage, la Mercedes que le défunt conduisait au moment de son assassinat. Des photos, des coupures de journaux étaient collés aux murs dont une Une du Buteur : "Gagnez pour Matoub !" lisait-on sur Le Buteur la veille d’une finale de Coupe de la CAF. Meftah qui était plongé dans ses pensées a lâché avec tristesse : "78 balles, vous vous imaginez ?" en faisant allusion au nombre de balles qui ont transpercé le corps du symbole de la Kabylie rebelle. Il s’approche ensuite d’un tableau de Matoub pour y poser à côté. Recueillement devant la tombe du défunt et visite guidée de la fondation Matoub Lounès grâce à deux jeunes filles rencontrées sur place. C’est à ce moment-là que la cloche de l’école primaire mitoyenne a sonné pour libérer les chérubins qui ont vite reconnus leurs trois idoles. Petit match improvisé au cours duquel Douicher s’en donne à cœur joie. Retour à la fondation où Meftah admirait religieusement les cadres de son idole avant de demander à Lamara : "On n’a rien raté ?" "Normalement, non", répondit Lamara. Dans le bureau de la fondation, les joueurs posent avec un trophée, un fanion de la JSK et un autre de l’Algérie. Cela a donné des idées à Berrefane qui a glissé : "C’est le 14e titre." Ainsi soit-il Mourad. Fin de la visite et passage au registre des condoléances. A leur sortie de la fondation, les trois joueurs seront littéralement assaillis par les écoliers qui leur réclamaient des autographes. Apparemment, l’information de la présence de Meftah, Douicher et Berrefane a circulé comme une traînée de poudre. Il était 13h lorsqu’on a quitté les lieux. Douicher et Berrefane prennent congés pour rentrer chez eux alors que nous avons pris le chemin de Tizi Ouzou.
«12 ans et déjà responsable» Meftah est plutôt connu par le prénom Rabie, mais administrativement il s’appelle Mohamed. D’où lui vient le prénom Rabie ? "A ma naissance, mon père a décidé de me donner le prénom de Rabie, mais une vieille voisine lui avait conseillé de m’appeler Mohamed, pour elle c’est le prénom qui me convenait, par respect à elle, mon père a choisi Mohamed, c’est aussi simple que cela. Une semaine après ma naissance, cette bonne vieille dame est décédé", raconte Rabie qui a grandi dans le bonheur simple et l’insouciance avec comme principal passe-temps les matchs de foot au quartier. "Je passais tout mon temps à organiser des matchs, j’étais la terreur des vieux du quartier qui m’appelaient ‘le voyou’. C’est sur les terrains vagues que j’ai attrapé le virus du football qui ne me quitte plus, cela n’a pas échappé à mon oncle qui m’a inscrit à la JSK alors que je n’avais que 10 ans. J’ai débuté en benjamin après la victoire en Coupe des Coupes de 1995, ce jour-là j’étais au stade avec mon oncle et c’est là que j’ai décidé de faire du football mon métier", dira encore Rabie Meftah. Grâce à sa grande taille, il a été désigné défenseur central dès le départ. "Je jouais parfois arrière droit, mais c’est au centre de la défense que M. Mounaïm Kherroubi qui m’a beaucoup aidé, me faisait jouer, cet éducateur m’a d’ailleurs marqué ", se rappelle Meftah qui a eu la première déchirure de sa vie à l’âge de 12 ans. "Mon père est parti en France pour travailler et malgré la présence de mon grand-père et de mes oncles, j’ai senti une grande responsabilité en tant qu’aîné, cela m’a forgé ". Appelé à choisir entre l’école et le foot, Meftah avait préféré continuer sa passion pour le ballon rond en quittant les bancs de l’école en 8e année fondamentale. Il n’avait pas eu tort.
«2005 sera gravée dans ma mémoire» Avant Rabie, d’autres Meftah sont passés par la JSK : Mahieddine et Rahim avec lequel il a joué deux saisons. Cela l’a-t-il aidé ? "Au contraire, c’était une pression supplémentaire, car on ne peut pas faire oublier un monstre comme Mahieddine, Rahim a pour sa part tout fait pour faciliter mon adaptation dès mes premiers pas en seniors, il y a eu aussi Khaled décédé dans un accident de la circulation Allah yerrahmou et qui aurait pu être un excellent joueur. " Cela n’a pas empêché Rabie de se faire un… prénom après avoir commencé à s’entraîner avec les seniors qu’étaient les Dob , Saïb , Belkaïd , Raho , Benhamlat. "Mais c’est l’année 2005 qui restera gravée dans ma mémoire car elle m’a permis de devenir titulaire à la JSK, de gagner un titre de champion et d’être convoqué en équipe nationale, tout s’est enchaîné trop vite pour moi à tel point que je ne voyais plus le temps passer." Se souvient-il de son premier match officiel en senior ? "Et comment ! Même si Raho s’était blessé, je ne pensais pas que j’allais remplacer car dans ma tête j’étais arrière central, pas arrière droit. Lorsque M. Chay est venu me demander si je pouvais jouer à droite, j’ai dit ‘oui’ sans réfléchir car je pensais sincèrement que je ne faisais que remplacer Raho le temps qu’il se rétablisse. La suite tout le monde la connaît." Pourtant, tout n’était pas rose pour Meftah qui pénétrait et quittait le terrain sous les sifflets des supporters malgré ses bonnes prestations : "Je comprends la réaction des supporters pour qui Raho était le titulaire indiscutable et moi la doublure, moi-même je m’en suis fait à cette idée, mais au lieu de me décourager, ces sifflets ont, au contraire, constitué une motivation supplémentaire pour moi, j’étais obligé de me remettre en cause tous les jours pour être à la hauteur. Vous savez, beaucoup de jeunes joueurs ont été applaudis au début de leur carrière pour être ensuite descendus en flammes au bout de quelques matchs pour ne plus relever la tête, moi j’ai été en quelque sorte habitué à la difficulté à tel point que j’ai appris à faire abstraction de tout ce qui se fait en dehors du terrain. "Il est 13h 40 et notre interlocuteur comme nous d’ailleurs commençait à avoir faim. On était déjà à Tizi Ouzou et l’endroit indiqué pour calmer notre estomac c’était le Mac Ben, l’endroit préféré des joueurs de la JSK. En cours de route, Meftah est revenu sur la parenthèse Aït Djoudi qui ne le faisait pas jouer malgré son statut d’international pour dire son incompréhension."Même si je n’avais rien compris à sa décision, je ne lui ai jamais demandé quoi que ce soit, ce n’est pas dans ma nature", s’est-il contenté de dire.
«27 ans est le meilleur âge pour se marier» Passant à un autre sujet, nous sommes revenus sur les contacts que Rabie avait eus l’été dernier avec des clubs étrangers. Le concerné confirme : "C’est vrai, au départ c’était le club turc de Galatasaray qui s’est renseigné sur moi, le président était au courant , il y a eu par la suite un club hollandais, un manager voulait également me placer à Strasbourg , mais tous ces contacts n’avaient pas abouti à quelque chose de concret. Il y a eu aussi une offre du Raja, mais entre le Maroc et la JSK, je préfère la JSK. Personnellement, je n’en fais pas une obsession car je suis encore jeune et je fais entièrement confiance au président qui saura défendre mes intérêts et ceux de la JSK, et puis je suis quand même dans un grand club. De toutes les façons, on verra bien d’ici la fin de saison." Tout au long de notre reportage nos questions tournaient autour de la JSK et de la Kabylie alors que sur un plan intime on connaissait peu de choses de Meftah : "Je suis tellement pris par ma profession que je ne donne pas beaucoup d’importance aux choses de la vie ". Même pas le mariage ? "Oui bien sûr, mais pas pour le moment, pour moi l’âge idéal pour se marier c’est 27 ans et les critères sont, la réputation et la mentalité, le physique c’est secondaire." N’y a-t-il que le football dans la vie de Meftah ? " Pas du tout, j’aime par exemple jouer à la play station avec mon ami Moh Hendel, je regarde beaucoup la télé et les rares vacances que j’ai eues depuis que je joue en seniors, je les passe à Béjaïa, mes plages préférées sont Saket et Boulimat, tout le reste de mon temps c’est le foot qui se l’accapare. "
«Anwa wigui imazighen me donne des ailes» Dans tous les clubs du monde le public est l’atout majeur. A la JSK, les supporters sont connus pour être fidèles, mais aussi très exigeants. Malgré des rapports difficiles avec le public kabyle, Rabie Meftah voue à ce dernier un grand respect car pour lui "il est le seul à pouvoir demander des comptes de par son attachement au club et son soutien indéfectible. Personnellement et en tant que kabyle lorsque j’entends les supporters scander le fameux ‘anwa wigui imazighen’, j’ai la chair de poule, je me sens pousser des ailes et je suis prêt à mourir pour les couleurs de la JSK ". Le vœu du défenseur kabyle c’est de conquérir de nouveau l’Afrique «juste pour faire plaisir à nos supporters car je sais qu’ils aiment beaucoup la Coupe d’Afrique, je me rappelle encore la joie que m’a procuré la victoire de 1995 alors que je n’avais que 10 ans ". Il est déjà 15h 30 et Meftah devait aller se reposer un peu. Avant de prendre congé, il sollicite Zafour et Redouane le propriétaire du restaurant pour une photo pour ensuite faire un crochet chez le photographe du coin pour développer sur place les photos pris durant la journée. " Surtout celles prises chez Matoub", précise Rabie. A. H.
En bref Véhicule préféré : Audi A3 Plat préféré : El Methouam Habillement : jeans et survêtement La musique : Matoub Le meilleur pays visité : Cap-Vert et Belgique Le pays qu’il souhaite visiter : USA L’adversaire qui l’a marqué : Mounir Zeghdoud Le joueur qu’il aurait aimé avoir comme partenaire : Moussa Saïb en Algérie et Zinédine Zidane à l’étranger Equipe préférée en Europe : FC Barcelone Son complice en dehors du terrain : Brahim Zafour Parfum préféré : Hugo Boss Stade où il aime jouer : 5-Juillet Meilleur souvenir : le titre de champion en 2006 Plus mauvais souvenir : l’année passée. L’attaquant qu’il n’aime pas marquer : Issaâd Bourahli Le onze du championnat : Chaouchi, Meftah, Chebira, Demba, Zeghdoud, Dehouche, Belaoued, Bouazza, Hamidi, Younès, Ammour Ent : Saïb
Par : Abdellah Haddad http://www.lebuteur.com/stories.php?story=08/02/19/9389096
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J.S.K... Vamos pour le titre !
15/02/2008 04:38
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