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Tiddukla Asurif récompensera l'auteur de la première bande dessinée en kabyle

06/04/2009 18:57

Tiddukla Asurif récompensera l'auteur de la première bande dessinée en kabyle


La nouvelle association Asurif de Montréal (Québec, Canada) s'est défini comme objectif de stimuler et encourager la création et la production culturelle de qualité en langue kabyle en Kabylie.

Comme première action concrète, le prix Asurif de 1000 $ canadiens récompensera l'auteur de la première bande dessinée en  kabyle.

L'association limite les manuscrits aux dessinateurs et scénaristes résidant en Algérie.
Elle exige aussi que les textes soient écrits en caractères latins en usage dans les écoles de Kabylie.

La première BD récompensée contiendra au moins 32 pages et devra déjà être éditée et posséder son numéro ISBN.

Pour les détails visitez le lien :  http://sites.google.com/site/asurif/

Source : http://www.kabyle.com/tiddukla-asurif-recompensera-lauteur-de-la-premiere-bande-dessinee-en-kabyle-2172-040409



Commentaire de Amalu (06/04/2009 18:59) :

Azul , Vous pouvez nous nous joindre en écrivant à asurif@gmail.com Tannemirt,

http://sites.google.com/site/asurif/
asurif@gmail.com

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Un journal libyen appelle les pays maghrébins à quitter la Ligue arabe

03/04/2009 13:01

Un journal libyen appelle les pays maghrébins à quitter la Ligue arabe


Tripoli, Libye - Le quotidien libyen Al-Chams a vigoureusement dénoncé, dans son édition de ce dimanche, "la division entre l'Orient et le Maghreb arabe" et accuse les pays de l'Orient d'être responsables de cette division, à quelques jours de l'ouverture du sommet de la Ligue arabe au Qatar.
L'éditorial du journal, intitulé "Arabes de second ordre et observateurs à la Ligue arabe", estime que les arabes sont devenus "à l'ère de la Ligue arabe et sous son étendard deux types d'arabes : ceux de première classe qui sont les arabes de l'Orient et les autres de second ordre qui sont ceux du Maghreb".
L'article observe que "les pays de l'Orient arabe sont des membres essentiels alors que les pays du Maghreb arabe sont des membres marginaux invités uniquement pour atteindre le quorum et remplir les formalités de la réunion et de la charte de l'organisation".
Al-Chams a dénoncé que l'opportunité n'est jamais accordée aux Maghrébins durant les rencontres à divers niveaux de la Ligue arabe de discuter des questions et des crises des pays du Maghreb arabe. "Les Maghrébins restent bouche fermée et ne l'ouvrent que pour louer, faire des compliments ou donner un avis sur une question relative aux problèmes de l'Orient arabe qui ne finissent jamais ni ne se règlent", déplore le journal tripolitain.
Al-Chams a appelé par conséquent "les arabes de l'Afrique du Nord à couper ce lien imaginaire et cette illusion avec l'Orient arabe et à s'attacher au Groupe 5 + 5 " (regroupant les cinq pays riverains de la Mediterranée d'Europe et d'Afrique). "Les intérêts au sein du groupe 5 + 5 sont plus concrets, plus clairs, plus transparents et plus solides que les promesses de l'Orient arabe falsifiées et ses engagements qui ne se réalisent pas", a écrit ce quotidien de Tripoli.

Source : http://www.maghreb-observateur.qc.ca/news/153/ARTICLE/1544/2009-03-26.html



Commentaire de yiwen si tassaft (17/04/2009 10:13) :

C'est normal puisque les nords africains n'ont jamais été arabes! Qui plus qu'un arabe peut mieux reconnaître ses frères arabes?


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MEDJAHED HAMID ... LE 02 MAI 2009 a Montreal...

03/04/2009 04:22

MEDJAHED HAMID ...   LE 02 MAI 2009 a Montreal...




MEDJAHED HAMID À MONTRÉAL LE 02 MAI 2009
Source : http://t-ould-hamouda.vip-blog.com/vip/categories/51463.html


Commentaire de yacinou (13/04/2009 15:30) :

Azul ! Bonne initiative pour le mois de mai 09 ,Faire venir un grand Mr de la culture berbère à Montréal mais le doute subsiste quand aux gens qui sont derrière "Azul K" , car fêter le printemps tout juste le 11/04 avec "tafsut" (Même gentes ) c'est festoyer Bouhef et les magouilles.. Et tout cela pour des intêrets mercantiles , faire tout pour l'argent quitte à faire du tort pour la culture .


Commentaire de Arezki /kabylie (29/04/2009 02:41) :

Bienvenue a notre grand Medjahed Hamid ,Soyons tous au Rendez-vous...Bon spectacle a toutes et a tous!

http://kabylie.mon-vip.com
a111@sympatico.ca

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Yasmina et Hacene Ahres ,samedi, 18 avril 2009, 8:00pm - 11:59pm

03/04/2009 04:15

Yasmina et Hacene Ahres ,samedi, 18 avril 2009, 8:00pm - 11:59pm


 

ABC Présente Yasmina et Hacene Ahres à l'occasion du 29ième printemps berbere.

 Plus d'infos: http://www.ksari.com/_activites/abc20090418.htm

Lieu: Salle Le Chateau, 6956, rue St-Denis,Montréal, (entre Bélanger Jean-Talon)
Contact: 514-991-1509 - 514-967-7176
25$ Prévente - 30$ à la porte.


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Tafsut Imazighen,samedi, 11 avril 2009, 7:30pm - 10:30pm

03/04/2009 04:12

Tafsut  Imazighen,samedi, 11 avril 2009, 7:30pm - 10:30pm


 
 

Le groupe Tafsut célèbre  Tafsut Imazighen- 29 eme Printemps Berbere-.

Au programme plusieurs activités, danses avec le groupe tafsut, chant avec Zahia, défilé de tenues kabyles et plus...

Aussi un concours de danse

Plus d'infos: http://www.ksari.com/_activites/tafsut20090411.htm

Lieu: Centre Lajeunesse, 7378, rue Lajeunesse, Montréal (Métro Jean-talon)
Entrée 10$ (moins de 10 ans gratuit)


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Printemps berbere a Prague

03/04/2009 03:43

Printemps berbere a Prague


Collaboration culturelle tchéco-franco-berbere Èesko-francouzsko-berberská kulturní spolupráce

29.anniversaire du Printemps berbere et Dialogue interculturel
23 avril - accueil de Ferhat Mehenni au Sénat de la République tcheque par le sénateur Jaromir Jermar, président du Comité pour l´enseignement, la science, la culture, les droits de l´homme et les pétitions, au palais Valdstejn, a 11h
23 avril - seminaire sur l´histoire, culture, Printemps berbere et du Mouvement de l´Autonomie de la Kabylie avec la présence du fondateur et président du M.A.K., Monsieur Ferhat Mehenni, aule de l´Université Charles, Faculté pédagogique, Rettigove 4, Prague 1, de 15 a 17h.
23 avril - soirée musico-litteraire avec la lecture des poemes de Si Mohand U M´hand, du recueil de Mouloud Mammeri " Isefra", personnalité de l´écrivain Mouloud Memmeri ( 20eme anniversaire de sa mort tragique) et écoute de la musique berbere avec exposé-debat  sur l´histoire, culture, Printemps berbere et Mouvement de l´Autonomie de la Kabylie - projection des photos a l´occasion de 29eme anniversaire du Printemps berbere et 8eme anniversaire du Printemps noir au Centre commuautaire InBaze, Rumunska 24, Prague 2, a 18h 
24 avril - C
oncert du chanteur kabyle Ferhat Mehenni et de ses invités, artistes tcheques, dans la sálle d´Unitaria de N.F. Capek, Anenská 5, Prague 1, a 19h

28 avril - Exposé-debat sur les événements du Printemps berbere et sur la réligion des Berberes, surtout des Kabyles et sur les représions du régime actuelle, a Unitaria, Karlova 8, Prague 1 ( théatre Ta Fantastika), a 17h

Source : http://www.avecl-culture.estranky.cz/clanky/seminaires/tem




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Prière.... Par www.passeportsante.net

03/04/2009 03:27



Présentation:

On peut affirmer au moins deux choses sur la prière, lorsqu'on la considère comme une « modalité thérapeutique » :
  • Elle a des effets positifs observables et mesurables sur la santé.
  • On ne comprend pas bien quels sont les mécanismes qui entraînent ces effets.

Bien sûr, ces affirmations exigent certaines nuances. Les études sur les effets spécifiques de la prière sont relativement peu nombreuses, mais certaines ont démontré des résultats positifs. Les données actuelles semblent donc prometteuses et justifient la poursuite des recherches. Mais elles ne sont toutefois pas suffisamment concluantes pour faire accéder la prière au rang de « traitement médical »1-6.

Beaucoup de chercheurs sceptiques affirmaient toutefois jusqu'à tout récemment qu'en l'absence d'explication rationnelle permettant de comprendre comment agirait la prière, on avait affaire au mieux à des effets placebos, au pire à des fraudes7. Ce point de vue prévaut toutefois de moins en moins. En effet, plusieurs hypothèses sont désormais étudiées sérieusement; elles vont de la théorie quantique à la psychoneuroimmunologie (approches corps-esprit) en passant par la réponse de relaxation et même l'intervention « d'entités spirituelles » (voir plus loin). Les scientifiques sont toutefois peu enclins à envisager des explications qui fassent appel à des notions comme la spiritualité ou la transcendance. Sans nier l'existence de tels phénomènes, ni même leur influence réelle sur la santé, ils préfèrent généralement exclure ces notions de leurs champs d'investigation.

En ce qui concerne la pratique religieuse, les données sont plus concluantes. De nombreuses synthèses d'études et des méta-analyses établissent un lien clair entre la pratique religieuse et la santé. Cela a d'ailleurs mené à la création d'un nouveau champ d'étude, l'épidémiologie de la religion. Ainsi, deux études8,9 ayant porté sur des dizaines de milliers d'Américains ont établi un lien clair entre la pratique religieuse et l'espérance de vie. Les chercheurs ont constaté que les gens qui ne s'adonnaient à aucune pratique religieuse avaient presque deux fois plus de risques de mourir dans les huit prochaines années que ceux qui pratiquaient plus d'une fois par semaine. Et l'espérance de vie à l'âge de 20 ans de ces pratiquants était supérieure de sept ans et demi à celle des non-pratiquants.

Les chercheurs se demandent toutefois dans quelle mesure ces bénéfices sont attribuables à la pratique religieuse comme telle, ou au mode de vie « santé » qui y est généralement associé10. En effet, les personnes qui ont une vie religieuse active auraient plus tendance à manger des fruits et des légumes, à bien déjeuner, à faire de l'exercice, à dormir au moins sept heures par nuit et à porter la ceinture de sécurité11. Ils auraient aussi moins de comportements à risque en ce qui concerne le tabagisme, la consommation d'alcool et la sexualité, par exemple12. De plus, la pratique religieuse permet souvent de nourrir des relations sociales, ce qui est un facteur propice à la santé. Enfin, certains chercheurs ont émis l'hypothèse que la religion et la spiritualité, en donnant un sens à la vie et en procurant un sentiment de maîtrise accru, permettraient d'affronter plus efficacement le stress, la maladie et les difficultés13,14.

De quoi parle-t-on

La prière - et tout ce qui touche à la spiritualité - sont des sujets délicats où se mêlent des éléments culturels et sociaux, moraux et éthiques, aussi bien que religieux et scientifiques. Dans ce contexte, il peut être utile de préciser le sens de quelques termes.

  • La prière. Elle peut se définir comme une communication ou une ouverture au sacré ou à la transcendance : l'aspect non matériel ou universel de l'être, qui dépasse l'existence individuelle. La prière peut se pratiquer à l'intérieur d'un cadre religieux ou non.
    On distingue deux catégories principales de prière. La première consiste à réciter des prières ou à diriger des paroles ou des pensées (de paix ou de guérison, par exemple) vers soi-même ou vers d'autres personnes; on peut la qualifier de prière personnelle. La seconde, la prière par intercession, fait spécifiquement appel à une puissance extérieure - Dieu, Bouddha, l'Univers - qu'on prie d'intervenir.
  • La spiritualité. Elle implique la croyance en une force plus grande que soi, active dans tout l'Univers, ainsi que l'intuition d'une unité et d'une interdépendance avec tout ce qui existe. Elle débouche souvent sur le développement de valeurs personnelles comme la compassion, l'altruisme et la paix intérieure. Tout comme la prière, la spiritualité peut être associée ou non à une pratique religieuse15.
  • La religiosité. Elle consiste à adhérer aux croyances et aux pratiques d'une religion organisée tandis que la spiritualité est plutôt une quête de sens ou d'une relation personnelle avec une puissance supérieure. La plupart des études scientifiques portant sur la guérison « spirituelle » étudient les liens entre la santé et la pratique religieuse (la fréquence de la prière, la participation aux offices religieux, etc.) parce que la religiosité est plus facile à mesurer objectivement que la spiritualité2.

Quelques chiffres révélateurs (dans la population américaine)16-20

  • 82 % des personnes croient aux vertus thérapeutiques de la prière.
  • 73 % croient que de prier pour les autres peut avoir un effet guérisseur.
  • 69 % des personnes qui prient à cause d'un problème médical spécifique estiment que la prière est très efficace.
  • 64 % croient que les médecins devraient prier pour les patients qui le leur demandent.
  • 45 % ont eu recours à la prière quand ils ont connu des problèmes de santé en 2002, contre 35 % en 1997, et 25 % en 1991.
  • 45 % disent que la religion influencerait leurs décisions médicales en cas de maladie sérieuse.
  • 94 % estiment que les médecins devraient discuter des croyances religieuses de leurs patients gravement malades, ce qui, en pratique, est bien loin d'être le cas.

Les effets observables de la prière

Plusieurs synthèses de recherches et méta-analyses2,7,21 ainsi que deux études épidémiologiques portant chacune sur près de 4 000 personnes sur une période de six ans28,51 tendent à démontrer un lien direct entre la pratique spirituelle (personnelle ou dans un cadre formel) d'une part, et une meilleure santé ou une plus grande longévité d'autre part.

Selon le Dr Larry Dossey, un des chercheurs les plus réputés du domaine, les conclusions des recherches ne font aucun doute : la religion et la spiritualité sont excellentes autant pour la santé en général que pour des problèmes particuliers comme les troubles cardiaques, l'hypertension, le cancer, les problèmes digestifs, etc.1

En ce qui concerne les vertus de la prière en particulier, plusieurs synthèses d'études2-4,7,22,23 concluent que, malgré beaucoup d'imperfections méthodologiques, elles tendraient à démontrer les effets bénéfiques de la prière pour certaines maladies6, dont les problèmes cardiaques (voir Applications thérapeutiques).

Beaucoup d'experts demeurent sceptiques devant ces résultats. C'est notamment le cas du Dr Richard Sloan24, psychiatre et professeur à l'Université Columbia de New York. Selon lui, les études sur la prière par intercession manquent de rigueur et présentent d'importantes lacunes méthodologiques. De plus, il considère que la médecine outrepasse sa sphère d'activité quand elle se mêle de spiritualité. Même s'il admet que, pour beaucoup de personnes, la religion apporte un réconfort quand la maladie frappe, cela ne signifie pas pour autant que la médecine devrait considérer les pratiques religieuses comme un traitement complémentaire25.

C'est également l'avis du professeur en philosophie Derek Turner, pour qui le fait d'étudier la prière à distance, comme s'il s'agissait d'un médicament, est un non-sens éthique et méthodologique26. Il déplore que plusieurs études sur le sujet aient été conduites sans l'obtention du consentement éclairé des participants faisant ainsi abstraction du droit fondamental des gens de se retirer de tels projets. Cet auteur soulève également de nombreuses questions comme le fait que rien n'empêche les participants de recevoir des prières de leurs proches ou que les groupes de prière ne décident de prier également pour les participants du groupe contrôle. Il termine en mentionnant que les études portant sur la prière à distance ne font, finalement, que reproduirent les tensions ancestrales entre science et religion.

De possibles effets négatifs

La pratique de la religion pourrait aussi avoir des effets pervers. Voici quelques-unes des conclusions auxquelles en sont venus des chercheurs, après avoir recensé les études à ce sujet27.

  • La culpabilité vis-à-vis de la religion, l'incapacité de se conformer à ce qu'elle demande ou les peurs qu'elle suscite parfois peuvent contribuer à la maladie.
  • La guérison « par la foi », si elle cause le rejet des traitements médicaux, peut entraîner de graves conséquences allant jusqu'à la mort.
  • Des problèmes de dépression ont été associés à une pratique religieuse extrinsèque (lorsque la religion est surtout considérée comme utilitaire et comporte un Dieu extérieur à la fois tout puissant, mais aussi despotique, ou qu'on peut blâmer dans l'adversité).
  • Les relations interpersonnelles négatives et les critiques subies dans un cadre religieux accroîtraient aussi les risques de dépression.
  • Chez les personnes âgées ou gravement malades, les doutes et les conflits intérieurs au sujet de la foi sont liés à une augmentation significative du risque de mortalité.

Les mécanismes d'explication

Des facteurs psychosociaux ou l'effet placebo peuvent expliquer certains des effets de la pratique religieuse. Ce n'est toutefois pas le cas pour la prière par intercession. Selon le Dr Dale Matthews3, dans le cas des études à double insu sur la prière à distance, même quand on élimine toutes les variables confondantes (l'âge, l'état de santé préalable, les facteurs sociaux, etc.), les conclusions demeurent, et ne peuvent être expliquées que par la science conventionnelle. Rien dans la science médicale actuelle ne peut expliquer pourquoi des gens pour qui on a prié obtiendraient des résultats différents des autres. Ces différences ne pourraient être attribuables qu'à une force « surnaturelle » ou alors à un type « d'énergie » dont on ne connaît pas encore la nature.

Le Dr Harold Koenig, qui a publié plusieurs études sur la prière et la religiosité10,12,21,28, admet qu'on peut être tenté de croire que leurs conséquences sur la santé ne dépendent pas que du soutien social, du mode de vie ou de l'effet méditatif. Il y aurait « autre chose ». Les croyants diront que c'est l'intervention de Dieu. Les scientifiques diront qu'il s'agit de quelque chose qu'on ne peut pas expliquer pour le moment2. Voici certaines des hypothèses qui se profilent à l'horizon.

La psychoneuroimmunologie. Cette science, qui a vu le jour il y a tout juste 25 ans, (voir la fiche Approches corps-esprit) étudie l'interdépendance entre le corps et l'esprit, entre la biologie et les pensées... Dans une étude publiée en 200029, des chercheurs affirment, à partir d'une recension de recherches expérimentales et cliniques, qu'il est désormais indéniable que le corps et l'esprit s'influencent mutuellement que ce soit pour tendre vers la santé ou la maladie. D'autre part, il est reconnu scientifiquement qu'en dirigeant des pensées avec une intention précise, on peut affecter des systèmes aléatoires simples, même si les effets mesurés sont très faibles22.

Selon certains chercheurs, si on pouvait démontrer que des pensées dirigées intentionnellement - peu importe la distance - avaient une influence sur la guérison, cela impliquerait que les êtres humains sont beaucoup plus reliés entre eux et responsables les uns des autres qu'on ne l'aurait cru jusqu'à présent. Si ces liens existent, proviennent-ils de Dieu, de la conscience, de l'amour, des électrons ou d'une combinaison de tout cela? Des recherches futures y répondront peut-être...30

La physique quantique. La physique moderne explique que tout objet - un crayon ou une maison - peut être vu comme un amas de particules en mouvement contenant en réalité une infime quantité de « matière ». Ce qui donne leur forme, leur « matérialité », aux objets provient bien plus du mouvement rapide de leurs particules – de leur « énergie » - que de leur « matière ». La médecine moderne commence à imaginer qu'il puisse en être de même des organismes vivants qu'on pourrait décrire en tant qu'entités énergétiques.

De plus, la physique quantique a constaté que des particules subatomiques qui ont été en contact entre elles, et qui sont ensuite séparées, demeurent « en lien ». Un changement dans une particule est instantanément reproduit dans l'autre particule, même si elle se trouve à des milliers de kilomètres. C'est ce qu'on appelle la non-localité.

Se pourrait-il qu'un phénomène semblable se produise dans la pensée et explique le fonctionnement de la prière à distance? C'est la question sur laquelle se penchent actuellement certains scientifiques1,31,32.

L'effet méditatif et la réponse de relaxation. Une synthèse de recherches15 a confirmé que le fait de réciter des prières ou de s'adonner à des pratiques spirituelles induit un état de relaxation semblable à celui qui est procuré par la méditation. Cela stimule les fonctions neurologiques, endocrines, immunitaires et cardiovasculaires.

À la fin des années 1960, le Dr Herbert Benson, directeur émérite du Benson-Henry Institute for Mind Body Medicine, a constaté que la répétition de mouvements, de sons, de phrases ou de mots (comme dans le cas de la prière) crée un ensemble de réactions métaboliques et émotives, comme l'activation de certaines zones du cerveau, la diminution du rythme cardiaque et de la pression sanguine, et une quiétude généralisée33. Il a nommé ce phénomène la réponse de relaxation en opposition à la « réponse au stress », mieux connue (augmentation du rythme cardiaque, montée d'adrénaline, tension musculaire, etc.). Cela pourrait expliquer en partie les bienfaits de la prière sur la santé. Selon le Dr Benson, l'état de bien-être et « d'unité » qui résulte d'une séance de prière pourra être interprété, encore une fois, comme une connexion divine par les croyants, et comme un simple attribut du cerveau par les non-croyants.

Mentionnons également qu'une autre étude34 a permis de constater que la récitation traditionnelle du rosaire (le Ave Maria en latin) et du mantra yogique om-mani-padme-om entraînent tous deux un ajustement de la respiration à six cycles par minute. Des chercheurs ont constaté que ce rythme est particulièrement bénéfique pour les fonctions cardiovasculaires et respiratoires, l'oxygénation du sang et la résistance à l'effort. Ils émettent l'hypothèse que les rythmes des prières et des mantras ont été choisis parce qu'ils permettaient de se synchroniser avec certains rythmes bienfaisants inhérents à la physiologie humaine.

Et Dieu dans tout ça?

En 2001, par l'intermédiaire de la revue Archives of Internal Medicine de l'American Medical Association, plusieurs spécialistes se sont penchés sur l'opportunité de tenir compte d'une dimension « divine » dans les recherches scientifiques sur la prière35. Certains considèrent que la prière implique une relation directe entre les humains et une réalité transcendante, hors du cadre de la nature, et que, par conséquent, la science - qui étudie la nature - ne devrait pas s'en préoccuper. D'autres affirment que, si la prière fait intervenir un élément « divin », doté de sa sagesse et de ses intentions propres, la science, ne pouvant contrôler cette « variable », devrait se retirer de ce champ d'investigation. Un autre point de vue est qu'il serait souhaitable que la science et la médecine reconnaissent beaucoup plus l'importance de la religion et de la spiritualité sur la santé, même si elles ne peuvent appliquer la méthode scientifique aux recherches sur la prière.

Différentes traditions spirituelles, comme le bouddhisme et l'anthroposophie (voir la fiche Médecine anthroposophique), proposent un tout autre point de vue. Selon elles, on devrait inclure la science matérielle, telle que nous la connaissons actuellement, à l'intérieur du domaine plus vaste d'une véritable « science spirituelle ». Cette science inclusive serait dotée d'outils de mesure allant au-delà de nos cinq sens, de façon à inclure les phénomènes de l'esprit dans ses recherches.

Les médecins devraient-ils parler de spiritualité avec leurs patients?

Même si, selon des sondages américains, plus de 80 % des gens croient que la prière ou un contact avec Dieu peut avoir un effet thérapeutique, et que près de 70 % des médecins disent que les patients leur font des demandes de nature religieuse en phase terminale, seulement 10 % des médecins s'informent des pratiques ou des croyances spirituelles de leurs patients1.

À cet égard, une étude conclut qu'en fonction des données scientifiques qui établissent un lien entre la pratique religieuse et la santé, et du besoin d'établir un contact plus humain entre les médecins et leurs patients, il est impératif pour les praticiens de la santé d'aborder les questions de religion et de spiritualité avec leurs patients de façon respectueuse, avec intégrité et dignité3. C'est d'ailleurs ce que réclament de plus en plus les patients, qui y voient entre autres une façon d'humaniser les soins.

Un chercheur australien, après s'être penché à fond sur la question en 200736, a conclu que :

  • Les plus récentes études démontrent l'importance d'inclure dans la pratique clinique les préoccupations spirituelles et religieuses des patients. Sinon, on risque de passer à côté d'éléments déterminants pour leur guérison et leur bien-être.
  • Quand ils se préoccupent de la dimension spirituelle de leur patient, les intervenants de la santé démontrent leur intérêt pour la personne toute entière. Cela peut améliorer la relation patient-intervenant et ainsi accroître l'effet des traitements.
  • Les médecins pourraient inclure, dans le bilan de santé de leurs patients, des questions pour connaître leur histoire « spirituelle ». Voici les quatre questions proposées par un comité de l'American College of Physicians (le Collège des médecins américain).
    - Est-ce que la foi, la religion ou la spiritualité sont importantes pour vous?
    - Ont-elles été importantes à d'autres moments de votre vie?
    - Y a-t-il quelqu'un avec qui vous pouvez parler de ces questions?
    - Aimeriez-vous aborder ces questions avec quelqu'un?
  • Les professionnels de la santé ne devraient toutefois pas « prescrire » de pratiques religieuses ou faire la promotion de leurs propres croyances. Pour des consultations en profondeur, ils devraient pouvoir diriger leurs patients vers les personnes-ressources appropriées.
  • Par www.passeportsante.net

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