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Kabylie mon amour
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Kabylie mon amour

VIP-Blog de kabylie
a111@sympatico.ca

  • 43 articles publiés dans cette catégorie
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  • Créé le : 15/10/2006 01:49
    Modifié : 06/09/2008 01:14

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    L'Algérie profonde ...Tizi-Ouzou : Yennayer ou la fête de la fécondité .

    11/01/2008 04:39

    L'Algérie profonde ...Tizi-Ouzou : Yennayer ou la fête de la fécondité .


    Photo : prise par Arezki Ait-Ouahioune (Village de Tassaft Ouguemoune en Kabylie)

    La fête de Yennayer, premier jour de l’an amazigh, revêt un moment particulier en Kabylie.Elle reste l’une des fêtes ancestrales qui résiste aux méandres du temps et au changement du mode de vie.
    Jour du nouvel an chez les Berbères, elle est aussi la fête de la fécondité et du renouveau. En ce mois, certains paysans plantent toutes sortes d’arbres fruitiers, notamment des oliviers.
    Pour d’autres, ils profitent de l’occasion pour se retrouver en famille ou entre amis et passer une soirée conviviale.
    À Iferhounène, et comme un peu partout dans la wilaya, cette fête donne lieu à des réjouissances communes. Chacun selon les moyens dont il dispose. Certains font la fête avec plus de modernisme et l’engouement que suscite le nouvel an 2008 est encore là pour célébrer Yennayer : les jeux de lumière et les décors de circonstance animent encore quelques espaces ! Certains commandent même des bûches et se préparent à une soirée de réveillon autour d’un couscous au poulet, comme le veut la tradition. “on doit actualiser cette fête et l’adapter à notre époque”, nous diront des jeunes de la région.
    Des repères qu’ils tiennent à garder, car, selon eux, “le mode de vie actuel nous éloignent un peu de nos repères culturels, c’est pourquoi l’on doit joindre les deux bouts”. Pour d’autres : “On aimerait bien que cette fête se généralise, c’est un patrimoine culturel.”
    Pour beaucoup, c’est un fait social, une pratique ancestrale et une fête qu’on doit pouvoir sauvegarder, comme autrefois, comme souvenir du passé et un trait d’une identité à actualiser. “C’est bien de retourner aux sources et de retrouver certaines traditions qui commencent à disparaître, comme la fête d’Anzar, le dieu de la pluie dans la mythologie berbère, et bien d’autres pratiques qui témoignent de notre histoire”, comme nous le dira Mohand, un quinquagénaire.
    Yennayer est aussi un moment de liesse où l’on honore les nouveaux-nés. Selon certaines traditions, à cette occasion, “on coupait un bout des cheveux du garçon, dont c’est la première coiffe, on mettait celle-ci dans du miel, puis on la conservait dans une tuile”, témoigne une vieille dame, na Tassadit. Une pratique qui, selon elle, éloigne l’enfant du mauvais sort et des maladies.
    À l’occasion de cette journée, on invite les proches pour un repas convivial, on leur sert du thé, des gâteaux et du couscous au poulet. “À midi, on sert des beignets et des plats traditionnels, des plats qui s’accompagnent de pain maison, “aghroum”, et puis du café. C’est le soir que le couscous au poulet est servi, “imensi n’Yennayer”, tout cela sur fond de réjouissance et de convivialité”, nous raconte-t-elle.
    Des réjouissances qui incluent aussi une forme de partage et de solidarité profitant à tous.
    Une fête de nouvel an avec toute son originalité que perpétue la tradition orale et dont la femme kabyle a su préserver la mémoire et le geste, lui donnant une dimension culturelle.
    C’est pourquoi ces journées restent aussi un hommage à toutes ces femmes “paysanes”, oubliées de nos temps, qui ont su faire germer le blé et tisser le burnous. Quelquefois, la fête s’accompagne de chute de neige qui plonge la région dans un vrai climat hivernal.


    Espérons que ça va être le cas après-demain, 1er jour de l’an berbère.

    Aussi, à tous, assegwass ameggaz… 2958.

    Par : KOUCEILA TIGHILT

    Source : http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=88625&titre=Yennayer%20ou%20la%20fête%20de%20la%20fécondité





    La vie, l’œuvre et le combat de Matoub en kabyle : Le livre est sorti hier...

    30/12/2007 08:00

    La vie, l’œuvre et le combat de Matoub en kabyle : Le livre est sorti hier...


    Le dixième livre écrit sur Lounès Matoub est sorti hier dans les librairies : il s’agit de “Matoub Lounès, Anazbay”. Anazbay signifie résistant en tamazight.

    Le livre de Mohamed Gaya ne peut pas être de trop dès lors qu’il s’agit du premier ouvrage sur le poète écrit entièrement en tamazight. C’est d’ailleurs sur cette spécificité qu’a insisté Sadeg El Madjid, professeur au département de Tamazight de Tizi Ouzou et préfacier du livre. Ce dernier rappelle, dans sa préface, qu’en juin 1998, quand Lounès Matoub fut assassiné, l’auteur Mohamed Gaya était à Guelma, mais cette absence ne l’avait point empêché de ressentir la douleur à l’instar de tous les Kabyles, qui savaient qu’avec l’assassinat de Lounès Matoub, le combat pour la langue amazighe était fini tout comme la chanson kabyle, qui n’allait plus se relever.

    Talalit n unazbay” (la naissance du résistant) est le premier chapitre de ce livre agréable à lire car écrit dans un kabyle pur. L’auteur Mohamed Gaya a choisi de raconter Lounès Matoub en utilisant comme fil d’arianne les différents évènements qui ont marqué l’histoire contemporaine de l’Algérie tels la guerre de libération, les évènements de 1963, les premiers pas de Matoub dans la chanson, sa rencontre avec Slimane Azem, Hnifa et Idir, Matoub et les évènements de 1980 (le printemps berbère), les évènements d’Octobre 1988, le Rebelle et le mouvement culturel berbère, l’intégrisme de 1991, l’assassinat du président Mohamed Boudiaf, son kidnapping par le groupe islamique armé. Ici, l’auteur rappelle que certains Kabyles avaient osé remettre en cause l’authenticité de ce rapt.

    Mohamed Gaya a même intégré dans ce chapitre le texte de la chanson Imoumen, où Matoub répond avec virulence à ses détracteurs. Enfin, l’auteur revient sur son assassinat. Mohamed Gaya rappelle que Lounès Matoub, nostalgique qu’il était, ne pouvait pas vivre à l’étranger. L’auteur explique qu’en dépit de la situation sécuritaire dégradée et des menaces qui pesaient sur lui, le Rebelle ne pouvait pas ne pas rentrer au pays kabyle. C’est cette nostalgie incontrôlable qui lui côuta la vie. Mohamed Gaya écrit que le 25 juin 1998 est un jour maudit puisqu’il a privé la Kabylie de l’être le plus cher, le plus courageux, le plus honnête et l’artiste le plus talentueux. Sans compter sa popularité phénoménale.

    Pour illustrer la grandeur de l’artiste Lounès Matoub, Mohamed Gaya a repris sa discographie, la plus riche dans l’histoire de la chanson kabyle. A titre d’exemple, Lounès Matoub a édité 28 chansons dans la seule année 1979. A cette quantité énorme, s’ajoute la qualité inégalée de ses compositions musicales et poétiques, avec bien sur sa voix qui reste la plus belle de toutes.

    Des poèmes en hommage à Lounès Matoub sont insérés dans la deuxième partie du livre, ainsi que des photos : celle de Lounès avec sa mère et son père, avec sa sœur Malika, avec Djamel Zenati et Sadek Akrour en 1990, avec Hakim Meddane au stade de Tizi Ouzou. En annexe, Mohamed Gaya a repris des articles de presse qu’il a jugés de portée historique comme “Le dernier jour de Matoub”, “être  poète, selon Lounès” et “Regard sur la poésie de Lounès Matoub”. Mohamed Gaya a inséré, pour mémoire, tous les prix internationaux reçu par Lounès Matoub comme le prix de la mémoire de Danielle Mitterand, le prix de la liberté d’expression au Canada, le prix Tahar Djaout de la Fondation Abba…

    Le livre de Lounès Matoub coûte 180 DA.

    Par  : Aomar Mohellebi

     Les  livres parus sur Lounès Matoub

    - Le Rebelle/ par Lounès  Matoub

    - Matoub Lounès mon frère/ par Malika Matoub

    - Pour l’amour d’un rebelle/ par Nadia Matoub

    - Le Barde flingué/ par Abderrahmane Lounès

    - Le testament/ par Abderrahmane Lounès

    - Mon nom est combat/ par Yalla Seddiki

    - Ayizem anda teddid/ par Rachid Mokhtari

    - Lettre ouverte/ par Mohand Loukad

    - Textes choisis/ par Rachida Fittas

    - Matoub Lounès, le résistant/ par Mohamed Gaya

    - Les dernières minutes du rebelle, anonyme

        Source : http://www.depechedekabylie.com/read.php?id=49881&ed=MTY5Ng==





    DJAMEL LAHLOU : De la plume au médiator...

    26/12/2007 15:06

    DJAMEL LAHLOU : De la plume au médiator...


                                                             Photo :algeroweb.com

    Au feu du stylo se substitue la flamme inextinguible de la guitare.

    A l’origine était le verbe. Djamel Lahlou l’utilisait à bon escient. Ecrire, c’était sa raison d’être. C’était avant le grand chambardement, avant que l’effrayante mort-en-série rende visite à l’Algérie. C’était avant la décennie de sang et de larmes qui allait plonger le pays dans les tourbillons les plus obscurs de la terreur. Oh, l’hideux et sinistre passé! Ce temps qu’on aimerait, parfois, éliminer de l’axe temporel! Mais devant le diktat de la grammaire, on se laisse faire. Aussi, que pouvons-nous faire devant la justice impitoyable du temps? Rien, sauf qu’on se contente de subir, avec fatalité.
    Et Djamel Lahlou en a subi, mais autrement. En effet, le 18 octobre 1993, l’artiste vient d’apprendre, à travers les journaux, l’assassinat de l’un de ses meilleurs amis, Ismaïl Yefsah. Djamel a «perdu», peut-être à jamais (du moins ce qu’il croyait), son inspiration. La parole écrite, égare peu à peu son sens. C’est fou ce que la mort, avec toute sa portée tragique, est capable de faire. Une période nécessaire pour effectuer sa traversée du désert, le temps de faire son deuil, Djamel Lahlou revient. Il rouvre les yeux. Il fait face à l’exil. Loin du pays.
    Au-delà de l’Atlantique. Au Canada. Il retrouve toujours les mêmes blessures, les mêmes images, les mêmes tristesses et...c’est le déclic.
    L’idée de substituer sa voix à sa plume lui vint. Il s’agit tout d’abord de fredonner quelques paroles. Puis chanter. Chez Djamel Lahlou, cet acte est né dans la douleur. A l’extinction du feu de la plume, se substitue la flamme inextinguible du médiator. Pour cela, il faut «arroser» sa flamme de pétrole. Et la flammèche deviendra flambeau. Dans la chanson, Djamel se lance à corps perdu. Elle devient son centre d’intérêt essentiel. «C’est dans la chanson que j’ai trouvé mon refuge» souligne Djamel Lahlou. Installé au Canada depuis 1989, l’artiste ne cesse de multiplier ses actions pour faire entendre sa voix.
    Celle-ci, il faudra la crier sur tous les toits. A l’entendre parler, on se rend compte que Djamel s’agrippe, quasi farouchement, à son identité. «Je fais tout pour préserver cette identité» ne cesse-t-il d’insister. Le pari est d’autant plus difficile (?) lorsqu’on vit ailleurs. Néanmoins, il paraît que c’est dans cet ailleurs qu’on se retrouve vraiment, qu’on essaie de confirmer sa personnalité, bref qu’on tente de se distinguer sans pour autant porter atteinte à celui qui nous accueille. Conscient de cette réalité, Djamel Lahlou choisi l’expression artistique, comme moyen de chanter son pays, et, pour ainsi dire, «confirmer la beauté, mais surtout l’originalité de la culture algérienne». Cette culture séculaire, Djamel veut l’inculquer à ses enfants. En outre, pour mieux s’imposer sur le terrain, il sort un album, chez La fraternité Algéro-canadienne.
    Intitulé Zinet El-Boulden (Le plus beau pays), cet album contient huit chansons, en deux langues, arabe et kabyle. On citera: Zinet El Boulden, Ma bkachi h’nayeh (Ne reste plus rien), Qalbi Yetnayeh (Mon coeur se lamente), Lemen ya lemen (La confiance), Cocktail heddi, Nouaouer errbiâ (Le printemps), Lechyakh (Les maîtres) et Azrem (Le serpent).
    Djamel Lahlou ne s’arrête pas à ce point. Armé d’une volonté de fer incroyable, il intensifie ses activités. Un détail de taille à ne pas négliger: Djamel Lahlou est un membre actif de l’Union des artistes algéro-canadiens (Udaac). Cette union, qui «n’est ni un mouvement, ni une école, ni un courant» comme on pourra lire sur son site Internet, est composée d’une cinquantaine d’artistes qui font connaître la culture algérienne à travers des soirées artistiques, des défilés de mode, des projections de films, des festivals de cinéma, des expositions, colloques et conférences. Bref, cette association est l’une des plus actives au Canada, où la communauté algérienne compte pas moins de 50.000 ressortissants. En plus de cela, Djamel s’est lié d’amitié avec les artistes algériens les plus en vue.
    Pensez à feu Hachemi Guerrouabi, Abdelkader Chaou, Idir, Abderrahmane El Qobi...Les côtoyer à plein temps, lorsqu’ils se rendent au Canada, relève de l’impossible. Mais, pour cela, Djamel a trouvé une bien belle idée, d’autant plus que sa profession de chauffeur de taxi l’aide énormément dans sa tâche. Ecoutons les aveux de l’artiste, lui-même: «Lorsque des artistes algériens, de la trempe de Guerrouabi, que Dieu ait son âme, Idir ou Chaou se rendent au Canada, je les prends avec moi, dans mon taxi. Ainsi, tout en travaillant, je saisis l’occasion de les connaître mieux et par là même, cela leur permettra de visiter le pays».
    L’idée plein la tête, Djamel Lahlou se donne à fond pour son art. L’artiste, en fervent amoureux de son pays, aimerait animer des galas, et des soirées artistiques ici en Algérie. De par cet acte, il restera, à jamais, lié à un pays qui l’a vu naître et grandir, mais surtout, sceller pour l’éternité, un pacte avec le chant.

    Hakim KATEB

    Source : http://www.lexpressiondz.com/article/3/2007-12-26/48299.html





    «Qui apprend une nouvelle langue acquiert une nouvelle âme.»

    15/12/2007 15:44

    «Qui apprend une nouvelle langue acquiert une nouvelle âme.»


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    «Qui apprend une nouvelle langue acquiert une nouvelle âme.»

    Bonjour, aujourd’hui, petit cours de kabyle. Sur les images plus haut vous avez l’alphabet kabyle, en tifinagh (l’écriture de leur racine jusqu’à aujourd’hui), en latin (la nôtre) ainsi que des exemples de mots écris en kabyle, en anglais et en français. Une autre facette de cette belle culture, que je continus de vous faire connaître avec le plus grand honneur. Dès que je saurai comment mettre des vidéos sur le blog, j’essaierai de vous mettre la prononciation. Si vous cherchez d’autres mots que ceux inscrits dans les tableaux et aussi plus bas, n’hésitez pas à aller sur les sites que j'ai mis en lien à la suite de cet article et qui sont toujours dans la liste à gauche. Parlant du tifinagh, je vous invite à aller lire l’article du MAK contre la loi arabisant la graphie amazigh, qui est aussi dans la liste. Une écriture dont les arabes non jamais rien voulus savoir, mais dont ils veulent s’approprier maintenant. 
    Voilà, bon apprentissage.
     
    P.S. Il se peut qu’il existe différentes façons d’écrire certains mots, tout dépend des régions.
     
    Mots :
    Azul : bonjour ou bonsoir
    Bonos : Le salut de Matoub
    Ansuf : Bienvenue
    Etskhile (k) : S’il te plait (on ajoute le k pour le dire à une femme)
    Acmumeh : sourire
    Thadhsa : Rire
    Thidhets : Vérité
    Yell as : Toujours
    Tiddukla : Amitié
    Ameddakwel : ami
    Itri (itrane) : Étoile(s)
    Tilleli : Liberté
    Azrekki : Respect
    Atas : beaucoup
    Tanemirt : Merci
    Ihi : Alors
    Ih : oui
    Ala : Non
    Thalwith : paix
    Ulac ughilif : De rien
    Imazighene : berbères
    Idhelli : Hier
    Ahat wissen : Peut-être
    Dhalmoulah : Jamais
    I kem, I kec : Et toi?
    Sebded : arrêter
    Kem : toi
    Nekk : moi
    Mdel : fermer
    Assirem : espoir
    Suden : baiser (bisous)
    Amek : Comment
    Dachou : quoi
    Aman : eau
    Aghrum : pain ou galette
    Tafat : lumière
    Awal : mot
    Awid : donne
    Taqbaylit : la kabyle, ou la langue kabyle
    Aqbayli : le kabyle
    Tiqbayliyin : les kabyles (fém.)
    Qbayliyen : les kabyles (masc.)
    Amaynut : nouveau
    Smah : Pardon, (le mot commun)
    Samhiyi : Pardon (demander, s’excuser)
    Suref-iyi : pardonne-moi
    Isli : jeune marié
    Tislit : jeune mariée
    Axxam : maison
    Amcic/tamcict : chat/chatte
    Argaz : homme
    Tamettut : femme
    Azger : bœuf
    Tafunast : vache
    Tilibizyu : télévision
    Amghar : vieux
    Ilemzi : adolescent
    Tayri : amour
    Assa : aujourd'hui
    Azeka : demain
    Vava : mon père
    Yemma : ma mère
    Weltma : ma sœur
    Gma : mon frère
    Xalti : ma tante
    Aqjun : chien
    Ayazid : coq
    Tayazit : poule
    Ahluf : cochon
    Taghat : chèvre
    Aghyul : âne
    Ikerri : mouton
    Tighirdemt : scorpion
    Itij : soleil
    Tidi : sueur
    Latay : thé
    Adu : vent
    Lmuja : vague
    Tafsut : printemps
    Anebdu : été
    Lexrif : automne
    Aghamac : chaleur
    Asemmid : froid
    Adfel : neige
    Lehwa : pluie
    Tadart : village
    Adrar : montagne
    Jeddi : Grand père 
    Setti ou jida : Grand-mère 
     
    Jours de la semaine :
    Lethnayen : lundi,
    Tslatha : mardi,
    Larbaa : mercredi,
    lexmis : jeudi,
    El jemmaa : vendredi,
    Ssebth : samedi,
    Ihedd : dimanche
     
    Mois de l’année :
    Yennayer : janvier ,
    Furar : février, 
    Maghres : mars,
    Ibrir : avril,
    Mayu : mai,
    Yunyu : juin,
    Yulyu : juillet,
    Ghuct : août,
    Ctamber : septembre,
    Tuber : octobre,
    Wamber : novembre,
    Jamber : décembre
     
    Phrases:
    Assegwas ameggaz : Bonne année 
    Ar thufath : Au plaisir
    Amuli ameggaz : Joyeux anniversaire!
    Idh ameggaz: Bonne nuit
    Affus degfous thaa koumth a tefsfous! Main dans la main le fardeau est moins lourd.
    Amek thetsillidh? : Comment vas-tu?
    Hamlaghk : Je t’aime (à dire à un homme)
    Hamlaghkem : je t’aime (à dire à une femme)
    Samhiyi : Excuses-moi
    Mebrouk tameghra! Bon party de fête!
    Adhecfhfough : Je me souviens
    Aken oourthetsoughara : pour ne pas oublier
    Ma wavra Rabi : Si Dieu le veut
     
    «Apprendre une autre langue, c’est comme le commencement d’une nouvelle vie.»
    Vous venez d’en prendre le 1er souffle.
    Voilà, dans quelques temps, je vous donnerai d’autres mots.
    J’en profite pour vous remercier encore de votre présence, car bientôt nous atteindrons notre trois millième visite.
    Merci de tout cœur! Tanemirt attas!
     
    Ange Nic.
     
     
     






    Mouloud Mammeri, un anthropologue méconnu.

    21/11/2007 04:17

    Mouloud Mammeri, un anthropologue méconnu.


    Le professeur Ali Sayad présente le chercheur
    dont il a été l’élève et le collaborateur.
    Mouloud Mammeri a été non seulement un grand chercheur, mais aussi un véritable animateur, organisateur et dirigeant. En plus de la création de la revue Libyca qui publiait des «travaux originaux» en préhistoire et en anthropologie socioculturelle, M. Mammeri a entrepris de faire du CRAPE, dont il a été le directeur de 1969 à 1979, un véritable pôle de la recherche scientifique

    Mardi 21 Novembre 2007

    Par Reda Cadi

    «Mouloud Mammeri, le défricheur de savoirs.» C’est le titre qu’a choisi le professeur Ali Sayad pour sa conférence, lundi dernier à la médiathèque Bachir Mentouri, sur les travaux et l’apport du défunt écrivain et chercheur Mouloud Mammeri. «On connaît beaucoup le côté écrivain de Mouloud Mammeri, mais le côté anthropologue a été très peu développé», dira d’emblée le conférencier, qui a été l’élève de Mammeri avant de devenir son collaborateur au Centre de recherches anthropologique, préhistorique et ethnographique (CRAPE), aujourd’hui Centre national de recherches préhistorique, anthropologique et historique (CNRPAH). «Le travail anthropologique de Mammeri, qui a sillonné l’Algérie de long en large, porte sur la littérature orale du Gourara, la poésie berbère et les poèmes de Si Mohand», dira l’universitaire qui précisera que Mammeri «a été le premier, le défricheur qui a ouvert la voie de la littérature orale». «A l’ancienne ethnographie, il lui substituait de manière claire et définitive la terminologie anglo-américaine d’anthropologie sociale et culturelle sans délaisser le volet préhistorique, qu’il renforçait par ailleurs», ajoutera M. Sayad. De plus, Mouloud Mammeri a été un véritable animateur, organisateur et dirigeant. Outre la création de la revue Libyca qui publiait des «travaux originaux» en préhistoire et en anthropologie socioculturelle, ainsi que la bibliographie «systématique» et par rubriques scientifique du Maghreb, M. Mammeri a entrepris de faire du CRAPE, dont il a été le directeur de 1969 à 1979, un véritable pôle de la recherche scientifique. Durant ces dix années, il a réussi à faire du centre un creuset du savoir et un «lieu de convergence» pour les préhistoriens, anthropologues, sociologues, linguistes, géographes et historiens algériens et étrangers. Il a ainsi institué la tradition des rencontres scientifiques au sein du CRAPE en organisant des séminaires ; certains étaient exclusifs et réservés uniquement aux chercheurs du CRAPE auxquels ils permettaient, en plus des échanges enrichissants, de renforcer le travail d’équipe et d’autres étaient ouverts à tous les chercheurs extérieurs aussi bien algériens qu’étrangers. Lors de ces séminaires, les participants débattaient des «problèmes afférents à la validité épistémologique ainsi qu’aux présupposés idéologiques de l’anthropologie classique, avec comme perspective plus lointaine la définition d’une anthropologie dont les pays du tiers-monde ne seraient plus seulement les sujets mais les acteurs», expliquera le professeur. En dehors de ces rencontres scientifiques, le CRAPE s’ouvrait également aux étudiants et à leurs professeurs qu’il accueillait à l’occasion de portes ouvertes ainsi qu’aux citoyens qui pouvaient rencontrer aussi bien les chercheurs que le directeur du CRAPE. «Da l’Mouloud les recevait et leur ouvrait la bibliothèque du Centre», dira l’anthropologue. On se souvient de cette époque où une visite au CRAPE était un véritable cours. L’idée d’aller au Centre était très contagieuse. Un étudiant disant à ses potes qu’il y allait s’entendait souvent répondre : «Attends, on vient avec toi.»
    Car chaque étudiant savait qu’il était non seulement le bienvenu au centre mais qu’il y apprendrait certainement quelque chose. Et cet engouement était principalement dû à la disponibilité de tous les chercheurs du CRAPE, à leur tête Mouloud Mammeri dont la modestie n’avait d’égale que son respect pour l’homme, quel qu’il soit. 
    R. C.

                                           Source : http://www.latribune-online.com/2111/culture.htm

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    Tamazight et la voix veloutée de Matoub Lounès

    11/08/2007 05:44

    Tamazight et la voix veloutée de Matoub Lounès


    Chanson
    Tamazight et la voix veloutée de Matoub Lounès
    La Dépêche de Kabylie 31/07/2007
    «Si quatre murs m’enserrent
    Si je ne vois que l’échafaud
    Si la misère m’aspire
    Et si mon chemin est une pente au gouffre
    Que l’on me dise : Où crois-tu aller ?
    Je clamerai : je suis Amazigh !»
    ,

    Lounès Matoub

    Il avait tracé un chemin dans son esprit, en dépit de tous les impedimenta qui y furent disposés, un chemin gorgé de larmes et de souffrances, il l’avait suivi avec crânerie et perséverance. Un vrai aède inlassable dont la voix veloutée a sillonné quasiment toute l’Algérie, il avait lâché la bride à ses idées pour survoler entre le ciel et la terre sans aucune crainte de tout ce qui pourrait lui arriver.

    C’est un héros au milieu d’un désert sans aucune goutte d’eau pour en imbiber ses lèvres, il marche, il tombe, il se relève, l’immense soleil lui brûle ses yeux, ses rayons ardents l’empêchent de lever les yeux pour discerner le ciel, la chaleur torride le tracasse, la sueur abondante coule sur son corps, parfois un scorpion ou un serpent le surprend pour le faire pénétrer dans un labyrinthe sans issue, cependant, avec sa lassitude crasse, il persiste ...

    Les thèmes qu’il a abordés sont prolifiques à tel point qu’on pourrait en établir une encyclopédie, aucun sujet ne lui a échappé, toutefois son grand combat fut l’officialisation de la langue berbère, et la chanson a été le procédé infaillible pour propager ses concepts et adjurer les Kabyles à s’unir et à constituer un mur qu’aucune force au monde ne pourra défaire…

    Ses poèmes qui jaillissent des tréfonds de son âme, constituent un jardin fleiri de toutes sortes de plantes et de différents arbres qui serviront d’ombre où quiconque pourra se réfugier et fuir le soleil et y trouver tout ce qui réjouie les yeux.

    Chaque vers est authentique, sa manière de chanter l’amazighité est hors pair, chaque terme prend sa place adéquate, dépourvue d’ambiguïté, allant directement vers le but sans trop d’allégorie, il a jeté son dévolu sur la chanson pour tenter de désaltérer sa soif de réparation.

    C’est un amour platonique qu’il éprouvait pour tamazight, un amour qui s’apparente à un beau ciel sans nuages dépourvu d’hypocrisie et de baux semblants, une grande fierté d’être un Amazigh, le berbérisme à couleé dans ses veines, durant toute sa vie, il combattra pour qu’elle devienne une rose qui embaume un parfum d’une fieffée excellence que tout le monde aspirera à sentir, ses glorieuses racines finiront un jour par s’éclaircir comme de l’eau qui surgit d’une fontaine et aucune puissance ne saura, ni ne pourra le retenir. Dans sa chanson Regard sur l’histoire d’un pays damné… , il affirme que sa race est une race parfaitement authentique et qu’il ne lâchera guère :

    «Je remonterai vers mes racines
    Dussé-je les abreuver de mon sang
    Ce n’est pas sur le marché
    Que j’ai découvert mon ascendance amazighe :
    Elle ne se vend ni ne se brade»

    Dans beaucoup de ses chansons, il insiste que tamazight est primordiale pour l’union des Kabyles, c’est le seul canal qui les conduira de l’autre côté de cette mer houleuse, sans aucun risque de se noyer, il les suppliait de renforcer leurs rang et conjuguer leurs forces, et d’une autre part il déplorait leurs brouilles comme il le chantait dans Akit ay arrac nnegh ou «réveillez-vous, compagnons» :

    «Réveillez-vous, compagnons de lutte
    Et œuvrez à l’union de vos bras !
    Afin qu’une demeure soit habitable
    Il lui faut de solides fondations
    Mais nous nous entre-dévorons
    Comme si nous n’étions pas frères.»
    Dans la chanson Les montagnes : ma vie, il disait :
    «Tamazight est le socle de leur avenir,
    Elle est la racine de leur vie»

    Notre histoire, lui apparaisait comme une véritable fresque sur laquelle il s’extasiait à chaque fois qu’il lui jetait un regard, ou comme un mythe dont nos ascendants seraient des héros dont La Kahina, Massinissa, Jugurtha et bien d’autres qui ont sculpté leurs noms en lettres d’or dans l’histoire des Imazighènes, car la liste est trop longue, il les mythifiait, les glorifiait, il leurs octroyait l’image des grands hommes de toute l’humanité, dans Imazighène,
    Il vénèra Jugurtha :

    «Que de braves sont tombés Jugurtha en premier,
    Si son âme pouvait parler»

    Matoub Lounès, est un flambeau qui illumine les sentiers dans les nuits obscures, il est également une source qui taquine les conscience endormies, ses poèmes embrasent les esprits, il se demande où sont passés les vrais Imazighènes, les Berbères authentiques qui sont connus pour leur hardiesse et leur amour fervent pour la liberté, «les Lions» comme il les appelle, dans son premier album, la chanson intitulée Ay izem, «Ô lion», il chantait :

    «Où es-tu ? ô lion !
    A ta mort
    D’autres ont accaparé
    Ton héritage.»
    Comme il chantait dans Imazighene :
    «Réveillez-vous ô Imazighenes !
    Redevenez des lions,
    Avant que l’on ne se transforme en caméléon.»

    «Le peuple le plus ardent de sa colère est pareil à un feu trop vif pour être éteint», a affirmé le grand poète tragique grec Euripide car quand un peuple se réveille après un long sommeil, aucune puissance ne pourra réduire sa colère…

    Il ressassait à chaque fois qu’il faut préserver cette langue avant qu’elle ne soit enfouie dans les ruines du temps, il avait la même appréhension que celle de Mouloud Mammeri celle qu’un jour le peuple berbère ne serait qu’une légende ou une civilisation effacée par une bourrasque de régression et emportée par le courant de l’oubli, un sort qui soit plus similaire à celui du peuple aztèque, et en nos jours nous assistons au piétinement de notre langue comme il le proclamait : «Tamazight est foulée aux pieds.» Et «ses origines sont bien conneus». Lwennas avait maintenu le chemin esquissé par Mammeri et Tahar Djaout par son militantisme et son combat inlassable.

    Son vocabulaire est d’une richesse inépuisable, il a sauvé énormément de mots et d’expressions qui étaient sur le point de tomber en désuétude, et presque chaque poème contient des vocables et des termes nouveaux.

    Sa vie fut un parcours des plus grands, il ne se démoralisait plus, il convoitait avec détermination d’atteindre ses objectifs même si parfois ils lui semblent utopiques, il chantait dans Ass-agi lligh ou “je suis” :

    «Si quatre murs m’enserrent
    Si je ne vois que l’échafaud
    Si la misère m’aspire
    Et si mon chemin est une pente au gouffre
    Que l’on me dise : Où crois-tu aller ?
    Je clamerai : je suis Amazigh !»

    Le kabyle pour certains n’est utile que pour la danse et la distraction et cela l’affligeait énormément, il manifeste ainsi sa rage :

    «Cette langue adorée
    Eclose dans la vérité
    A leurs yeux
    Est juste pour les chansons à boire.»

    Un peuple dépouillé de sa langue est indubitablement un peuple voué à la disparition, du fait que la langue est l’esprit d’un peuple, sa vie, son histoire y sont contenues…  

    par Sabrina Azzi
    Source : http://www.berberes.com/page.php?page=culture&titre=Culture&id=0000000788





    YEHWA-YAM "LIBRE ET FEMME" par Lounès Matoub.

    15/07/2007 03:50

    YEHWA-YAM


    YEHWA-YAM

    Ssefruruyen tesfesded
    Tedsid i wiyad qebl-iw

    Ulac anda ur teglalzed
    Qbel a kem-inadi wul-iw
    Σemmedγ-am
    Semmehγ-am
    Tebb id-d itij I tmeγr-iw
    Yehwa-yam
    Terzid ifadden I leεwam
    Ayen nniden d cceγl-iw

    Taqcict iffεen tettweεzel
    Xas tqeddec di tmusni
    Widen mu yecced lasel

    Ssekrasen absis di tili
    I-glaqen
    T-tin yessnen
    Amek aa terr aqbab a d-tεebbi
    I-gwulmen
    T-tin um' aa sbibben ad sefden
    Ayen yak kerhen nitni

    Ur lliγ seg w'inekren
    Leεwayed tizet n lejdud
    Tamusni d w' ittqelliben
    Ad isnefsi yir leqyud

    Ulayγer
    A d-yehder
    W' ur njerreb asiger ufud
    Ulayγer
    Yir bnadem ad ineccer
    Deg wid tt-ibnan s lmeqsud

    Anwa I iweznen lehmala
    Iγeblan qebl a ten-ihfed
    G genni ma yenger usigna
    Akal ur t-tettγellited

    Zemm imi-m
    Lli izri-m
    I kem-yenfeεn d asiwed
    T-tamusni-m
    Ay d layda b-b arraw-im
    Tesεid d acu aa sen-temled






    LIBRE ET FEMME

    Ils font germer l'infamie : tu es dévoyée,
    Tu en as charmé d'autres avant de me sourire.
    Il n'est pas de lieu où ton corps n'ait joui,
    Avant que mon cœur ne s'éprenne de toi.
    Je comprend tes désirs !

    Je te pardonne !
    Tu as fait lever le soleil sur l'hiver de ma vie.
    Tel est ton désir,
    Tu as vaincu la fatalité de la saison humaine,
    A présent, à moi d'affronter les obscurantistes.

    Une fille affranchie est vouée au bannissement,
    Fût-elle savante en toutes choses.
    Qui a déchu de la noblesse d'âme des siens,
    Noue des graines de millet dans les ténèbres.
    Celle qu'ils désirent :
    Une qui chausse
    Des sabots pour être leur portefaix.

    Celle qu'il leur faut :
    Une femme qu'ils accableront
    Et qu'ils souilleront de ce qu'ils ont en haine.

    Je ne suis pas de ceux qui dénient, qui renient
    La bonté dans les mœurs de nos ancêtres.
    Mais l'homme de progrès est celui qui œuvre
    A trancher les jougs qui humilient notre dignité.
    A quoi bon
    Les piteuses giries du nanti qui,
    Dans sa chair, n'a jamais souffert l'oppression !
    A quoi bon

    Les piteuses giries de l'homme indigne
    Contre ceux qui ont des desseins libérateurs !

    Qui peut prendre la mesure de l'amour
    Et la mesure des tourments avant leurs assauts ?
    Si du ciel le brouillard s'anéantissait,
    De la terre tu ne pourrais tirer récolte...
    Garde le silence,
    Ouvre grand les yeux !
    Ton profit sera dans ta quête conquise ;
    Ton savoir
    Sera l'héritage de tes enfants,
    Tu as possessions pour leur enseignement.

    Par Lounès Matoub

    Source : http://kabylewoman.skyrock.com/







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