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Miss Kabylie couronnée le 10 janvier : Le concours en est à sa 3e édition.
02/01/2008 10:01
La troisième édition du concours Miss Kabylie aura lieu, cette année, le 10 janvier, comme l’a souligné le responsable de l’organisation de ce concours, Mourad Ait Ahmed lequel nous a précisé que ce concours coïncidera avec les festivité de Yennayer, histoire de donner un cachet particulier a la manifestation qui se veut, selon lui, l’occasion pour tenter de concilier les valeurs kabyle dans leur dimensions culturelles.
En effet, le concours de Miss Kabylies se tiendra, comme à chaque édition, au niveau de la Maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi-Ouzou. Les préparatifs de ce rendez vous vont, d’ores et déjà, bon train, dans la mesure où les organisateurs sont toujours à pied d’œuvre pour justement finaliser toutes les démarches inhérentes à cet événement. Ses organisateurs comptent, d’ailleurs, mettre le paquet afin de permettre, surtout aux filles de la Kabylie profonde de prendre part a ce concours " Le concours ne se limite aucunement aux filles des villes mais il s’ouvre également à celles des villages de Kabylie qui regorgent d’une beauté magnifique. Donc, cela dit, moi et ma femme, Feriel, misons beaucoup sur cet aspect qui consiste à pouvoir surmenter certains tabous qui rongent notre société ", explique, de ce fait, Mourad Ait Ahmed. " La mode est souvent une vitrine où une page de magazine, c’est aussi un univers qui évoque le style et la création des professions très variées. C’est aussi la raison d’être une collection de Miss Kabylie ", a ajouté, dans le même sillage, Madame Feriel qui précise, en outre, que l’objectif de ce concours va dans le sens de " réhabiliter le patrimoine culturel national dans un volet artistique et créer la tradition dans notre région, et ce, après l’initiative de la première et de la deuxième éditions tenues à la Maison de la culture de Tizi Ouzou. Nous voulons aussi instaurer une tradition de rencontre entre la jeunesse algérienne", a-t-elle souligné tout en estimant que le comité d’organisation de cette manifestation s’attelle à tout mettre en œuvre, afin surtout d’essayer d’atteindre l’objectif de cette activité, celui de relever le défi, ajoute-t-elle. Par ailleurs, notons que le règlement intérieur du concours élaboré par le comité d’organisation met en relief toutes les dispositions régissant cette activité. De ce fait, selon le document en question, " les concurrentes doivent être âgées de 18 ans au moins et de 25 maximum, et ce, à la date du concours. Elles doivent jouir d’une excellente réputation, s’exprimant aisément en kabyle et d’une riche culture générale ( pratique d’une langue étrangère souhaitée. Elles doivent mesurer au minimum 1,68 , être célibataire, sans enfants, non précédemment mariées, ni divorcées et ne vivant pas maritalement ", peut-on lire, dans le règlement intérieur de la manifestation. Enfin, pour ce qui est des moyens mobilisés pour le déroulement de cet événement , le responsable du comité d’organisation, Mourad Ait Ahmed, dira : "L’événement se déroule en Kabylie mais malheureusement, le soutien vient toujours d’Alger. Je ne sais pas pourquoi alors que dans la région il y a plusieurs entreprises en mesure de prendre en charge ce genre de manifestations."
Par : A.H.
Source : http://www.depechedekabylie.com/read.php?id=49962&ed=MTY5OA==
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La mémoire de « Redouane Syndicat » célébrée à Montréal le 22 décembre 2007 .
25/12/2007 17:32
Ils étaient une quarantaine de personnes à rejoindre, ce samedi 22 décembre 2007, le Kemia Jazz Bar à Montréal, pour rendre hommage à Redouane Osmane décédé une semaine auparavant. Dès 13 heures et jusqu’à 18 heures, se sont succédés sur l’estrade de cet endroit intimiste de nombreuses prises de paroles avec pour fond une affiche réalisée par Khelifa Hareb représentant Redouane le poing levé puis un panneau cartonné conçu par l’artiste Rachid Hafed montrant Redouane au mégaphone. L’après-midi s’est déroulé dans une ambiance chaleureuse faite d’émotion et de douleur, de quelques flottements gênés, de silences graves, de yeux embués, de sourires échangés et de larmes essuyés, où la surprise de nombreuses retrouvailles provoquées par la funeste circonstance se mêlait à la réalité du lourd deuil à porter et de l’immensité de la perte.
L’assistance accueillait en son sein des invités venus apporter solidarité et amitié comme Amir Khadir, co-porte-parole de Québec Solidaire, Jaggi Singh, membre de Solidarité Internationale et de No One is Illegal, Claude Rioux du comité de rédaction de la revue sociale et politique À Babord, Arezki Ait Ouahioune, membre du CAM (Centre Amazigh de Montréal) et du cercle de solidarité Azar-Tassaft, Farid Salem président de l'association Solidarité Québec-Algérie (SOQUAL), ou encore Rachid Ali Ziane ex :Ettahadi-Tafat USA.
Tandis que parmi les personnes venues pour se souvenir de Redouane Osmane, certaines ne l’avaient pas connu personnellement, la majorité de l’assemblée réunie était composée d’anciens camarades de lutte du défunt : Badredine Djahnine aura, dans une première intervention, vite fait de retracer au moins trois générations de militants ex-GCR et/ou PST ou ex-PST ou proches sympathisants dont il présentera brièvement des itinéraires qui auront croisé celui de Redouane Osmane : militants des années 1970 aux années 1980, militantes et militants des années 1980 au début de 1990 et ceux de ces dernières années avec le CLA...
Après lecture du parcours politique et militant du syndicaliste, Djemaa Maazouzi a invité l’assemblée à visionner un extrait du documentaire « Algérie, pauvre à milliard » (Thierry Leclère, France, Arte, 2004) où Redouane Osmane apparaît dans son combat quotidien. Témoignage de solidarité (celle d’Amir Khadir), lecture d’une déclaration d’un groupe d’enseignants algériens à Montréal par Ouahiba Ihadadene, témoignage de lutte commune avec Redouane, récit de la rencontre avec l’homme, le professeur, récit des apprentissages auprès du militant aguerri, récit des gestes forts, généreux, courageux réalisés par l’ami, anecdotes sur la santé de Redouane, sur sa vie sans vie privée, sur la singularité exceptionnelle de son engagement, sur les aspects si attachant de sa personnalité comme son humilité, son intégrité, son ouverture d’esprit …: Les nombreuses et poignantes expressions de la profonde peine ressentie à l’évocation de la mémoire du syndicaliste ont été ponctuées par des chants de Rabah Kadache qui, accompagné à la guitare par Rabah Rihani, a puisé avec talent dans le répertoire de Ferhat Imazighen Imula, d’Idir ou encore de Cheikh Imam. Omar Zeggane et sa femme de l’ex troupe Debza ont replongé l’assistance dans l’ambiance des années 80 avec quelques unes de leurs meilleures chansons.
L'un des moments les plus intenses et poétiques de cet après-midi aura certainement été la lecture de l’hommage de Mabrouk Rabahi intitulé « Le dernier combat de Redouane ou la procession des morts ». Un texte où grâce à la littérature, à la philosophie, à la fiction, à la poésie, le militant ami désormais montréalais rencontrait Redouane Osmane dans sa tombe à El Kettar et conversait avec lui : ce dialogue extrêmement troublant et inspiré a littéralement pétrifié l’assistance et tout en même temps réalisé une sorte de catharsis provenant autant du cri du poète que de la mise en scène de cette rencontre si loin d’Alger. Une catharsis qui avait tout à voir avec cette impossibilité de faire le deuil pour celui qui a été absent d’Alger lors de l’inhumation du corps.
Cet hommage à Redouane Osmane dont une vidéo a été réalisée par Amis Achour et sera bientôt envoyée à la famille Osmane, se renouvellera certainement l’an prochain comme l’a proposé Khelifa Hareb. Mais bien avant, à l’initiative de Ali Ihadadene et avec l’acquiescement enthousiaste de l’assemblée, famille politique somme toute déjà « constituée » dans l’importante diaspora algérienne du Québec, une prochaine rencontre devra sans doute réunir à nouveau les amis de Redouane Osmane à propos d’enjeu tout à fait canadiens. Par : Djemaa Maazouzi, Montréal, le 23 décembre 2007.
Courriel : dmaazouzi@yahoo.fr
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Première télévision collaborative berbère au monde : Berbere24 TV
27/11/2007 03:34
* Logo Berbere24 Tous droits réservés
*Un nouveau média pour des atouts novateurs
Première télévision collaborative berbère au monde, tout autant que première télévision francophone berbère, Berbere24.com à vocation de transmettre une information berbère francophone et amazighophone gratuite et accessible au plus grand nombre.
- une télévision gratuite accessible depuis tout écran connecté au réseau internet (internet sur écran tv, moniteurs pc, téléphonie mobile 3G...)
- une télévision qui se décline de la webtv à la tv traditionnelle
- une télévision sans frontière accessible 24H/24 7j/7
- une télévision ouverte et indépendante
- une télévision qui s'affranchit de la technique coûteuse du broadcasting traditionnel en utilisant des outils révolutionnaires pour la programmation et la diffusion collaborative tels que Mogulus Pro
- un canal diffusé sur le plus consulté des sites berbères : Kabyle.com
Une équipe qui prend ses marques :
Pour assurer une continuté des programmes dans un premier temps, la tv berbère Berbere24tv se basera sur une grille constituée de clips vidéo déjà existant sur les réseaux Youtube..., des webcams en duplex du puissant réseau de radios locales notamment à Lyon, de vos interventions personnelles, d'un JT hebdo présenté par l'équipe Berbere24 à Lyon.
Dans son mode multi-utilisateurs, Berbere24 ouvre à une collaboration avec des personnes situées de tout endroit du monde.
Le calendrier du lancement du canal :
Novembre - Mire et premiers clips
Décembre - Lancement du JT archivé sur berbere24.com
13 janvier 2008 Lancement officiel de Berbere24 TV
Mars-avril Formation Paris DRUPAL montage video et logiciels libre S.MERABET equipement redac Paris
Septembre Formation Conférence Nouvelles technologies de l'information et identités DRUPAL montage vidéo Equipement rédacs Bgayet - Tizi-Ouzou
Stéphane MÉRABET ARRAMI
publié par Hassane http://quebec.kabylie.dzblog.com/article-190645.html
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Commentaire de sabrina (25/01/2008 21:54) :
bo,jour votre blog de la kabylie est super ceux ki connaisse pas cette
ville ca leur permet di visité et pui c' est bien que kelkun face ces
choses la de mettre en valeur notre pays et le village bon allé salem
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Quand il n’y a que la haine .
19/11/2007 02:31
Il s’appelle Farid, il a quatre ans et il était beau comme un petit dieu.J’ai découvert sa photo hier à la une de mon journal. Le regard insolent et les cheveux dans un beau désordre, ce garçon semblait avoir définitivement chassé la mort.Sa frimousse de star précoce suggérait déjà quelque grand destin.Sa gueule d’enfer promettait une carrière de cinéma et son maillot de foot esquissait un rêve de grandeur.Farid a été retrouvé au fond d’un puits, une grosse pierre attachée à son corps sans vie. Je n’ai pas eu envie de pleurer, mais de vomir.Ma haine et les restes de loubia sur la face des tueurs d’enfants.Pas seulement sur les tueurs d’enfants, mais aussi sur celle des hommes et des institutions qui n’arrivent pas à mettre à l’abri de l’horreur qui guette dans chaque coin de rue, sur chaque parcelle de terrain vague, au détour d’un sentier ou à la sortie de l’école, des millions de Farid. J’ai été saisi par une irrésistible envie de crier mon dégoût d’une société criminellement nonchalante face à la mort d’enfants.J’en veux à tous ceux qui n’ont pas ameuté le village planétaire pour que Farid reste en vie.J’en veux à ceux qui n’ont pas tenté le diable, qui ne l’ont saisi ni par la queue ni par les cornes, pour que la silhouette de Farid déambule encore dans les dédales d’Izanouthène, le maillot de foot mouillé par l’effort, et le rêve de grandeur toujours possible.Je me méprise d’avoir ignoré son existence et de découvrir son supplice à la une de ma feuille de chou. Je me méprise de n’avoir rien fait et, pire, de n’avoir rien su avant l’irréparable. De n’avoir pas esquissé un geste pendant son calvaire et de me lamenter aujourd’hui sur sa mort. Je méprise l’autopsie et le légiste qui vont ajouter une autre meurtrissure sur le corps sans vie de Farid. Je hais les résultats qui vont peut-être conclure qu’il a été violé.Il n’y a que de la haine en moi aujourd’hui et je n’ai aucune intention de m’en excuser.Je hais la justice qui ne va pas ramener Farid à la vie, ni tempérer la douleur des siens.Je hais le président de la République qui, dans dix ou quinze ans, graciera peut-être son bourreau qui s’en ira guetter d’autres Farid au détour d’un buissoe hais le barreau et l’avocat qui va défendre l’assassin d’enfants.
Le médecin qui va tenter de lui fabriquer un dossier psychiatrique et les âmes sensibles qui vont encore dire que le bourreau est aussi une victime qui mériterait quelques circonstances atténuantes.J’ai honte d’oublier demain le calvaire d’un enfant et de continuer à regarder les miens dans les yeux.
P.S. : Aujourd’hui, j’ai honte de voir ma photo sur le journal.Celle de Farid prendra sa place, comme ça, juste pour faire quelque chose, un geste dérisoire de quelqu’un qui ne sait pas quoi faire.
Par : S.L.
salimlaouari@yahoo.fr
laouarisliman@gmail.com
revenir à la rubrique "La chronique de Slimane Laouari"
Édition du Lundi 19 Novembre 2007 N° 1663
Source : http://www.depechedekabylie.com/read.php?id=48111&ed=MTY2Mw==
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Beauté fine par Lounis Ait-Menguellet.
27/08/2007 03:18
- Beauté fine
- Ton visage brille
- Comme un flambeau
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- Gloire à l'oeuvre du Créateur
- quiconque le voit est inspiré
- Fine beauté tu me hantes
- Ton visage brille comme un flambeau
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- Quand elle va à la fontaine
- Les oiseaux chantent
- Elle éblouit ceux qu'elle rencontre
- Et rend muets les garçons
- Mon coeur ne désire que toi
- Ton visage de lumière
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- Quand elle paraît à sa fenêtre au matin
- Les oiseaux la chantent
- Beauté d'une rose tendre
- Gloire à qui a créé ton charme
- Après ton départ mon coeur languit
- Tu es tissée à sa vie
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- Ta beauté me hante
- Je pense à toi chaque jour
- Le sommeil m'a fui
- Me laissant éveillé jusqu'à l'aube
- Je suis hanté par ton image
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Les vacances de Nadia : Le cœur partagé
06/08/2007 06:29
Un été, deux destinations de vacances. Chaque été, le Var et la Kabylie. Et des fois, le contraire. Cela fait 3 ans que ça dure, depuis que les parents de Nadia ont décidé de se séparer. « J’ai tout en double, dit-elle. Deux anniversaires, deux domiciles, deux "vacances". Tout est multiplié par deux. Enfin, peut-être pas l’essentiel. Cette année, rebelote pour les vacances. »
Je pars en Algérie. Comme chaque année, depuis 3 ans, j’y passerai tout le mois d’août. Juillet est réservé pour Toulon, dans un petit village perdu dans l’arrière-pays. Les deux rives de la Méditerranée. J’aimerais bien faire autre chose, aller ailleurs mais mon père insiste pour m’emmener en Kabylie. C’est important pour moi, me répète-t-il. Pour mes racines, mon avenir et tout ça. Je ne parle même pas le kabyle ! Je m’ennuie à mourir chez les parents de mon père. Ma grand-mère ne comprend rien à ce que je dis, elle ne fait que m’enlacer et me baver dessus. Puis, j’en ai marre, tout est interdit ! Et quand je demande pourquoi, tout le monde me répond : c’est comme ça, en me lançant un regard surchargé de pitié. Ou alors, quand on fait l’effort d’être poli, on me dit : nous, c’est comme ça qu’on fait. Et quand je demande, c’est qui nous ? Malheur ! On me toise de haut. Nous, les Algériens, bien sûr ! Facile de m’exclure pour eux. Ils me renvoient toujours à la France. Vous autres, disent-ils, sans jamais définir ce « vous » culpabilisant. Enfin, censé le faire. La Kabylie de mon père a un grand défaut. Elle n’a pas de mer. Les montagnes du Djurdjura sont peut-être belles, mais qu’est-ce qu’il y fait chaud ! De 10 h à 16 h, c’est opération ombre. Les habitants se réfugient chez eux. Les plus aisés mettent leur climatisation à fond. La colline brûlée. Le soleil est implacable, il n’a aucune pitié pour les humains. Il est comme suspendu à une dizaine de mètres au dessus de nos têtes et s’amuse à assommer ceux qui osent le défier en sortant de l’ombre. Une adolescente parisienne dans un village kabyle, ça peut donner lieu à un bon film plein de rebondissements. Tout d’abord, question dépaysement, faut repasser. Y a plus d’émigrés, comme ils disent ici, et d’Algérois que de locaux. Le village passe de 70 habitants en hiver à plus de 300 en été. Ça parle français partout, sauf chez ma grand-mère toujours scotchée devant BRTV. Je n’aime pas trop le comportement de mes amis. Ils prennent les gens de haut. Mon père dit que c’est à cause de l’euro. Que c’est un problème de lutte des classes. Que les immigrés deviennent subitement très riches en débarquant en Algérie grâce au change parallèle. Un pour cent. Mon oncle est méprisant quand il parle de dinar. Dans sa bouche, le dinar ressemble à une insulte. Pour une fille, passer ses vacances dans un village kabyle n’est pas très réjouissant. Il y a peu d’activités, plein de tabous, un ennui profond, une forme de léthargie physique et cérébrale. Y a pas que ça évidemment. Les mariages, c’est tous les jeudis et vendredis. Difficile de s’y retrouver. Je ne savais pas que j’avais autant de cousins et de cousines. Quand j’ai un coup de blues ou que ma mère me manque, mon père s’empresse de me proposer d’aller à la mer. Et ça devient très vite une expédition. De Michelet (je n’arrive pas à prononcer Ain El Hammam), au Petit Paradis, le voyage est épique. Je ne me retrouve jamais seule avec mon père. A la plage, il y a au moins la moitié du village. Un cortège de nombreuses voitures. A mourir de rire. C’est, d’ailleurs, ce qui nous arrive toujours. Heureusement qu’on meurt pour de faux. On revient de la plage tout rouges comme des crevettes. Tous, sans exception. Des montagnards à la mer, ironise mon oncle. Cette année, mon père arrive deux semaines après moi. Je redoute mon séjour sans lui. Tout comme je redoute la fin des vacances. Mon père a raison. J’ai fini par aimer ce pays, mon autre pays.
Rémi Yacine
Source : http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=73876
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Kabylie mon amour ...Hamlagh tamurtiw
02/08/2007 21:41
VIP-Blog de kabylie
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