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Kabylie

VIP-Blog de kabylie
a111@sympatico.ca

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  • Créé le : 15/10/2006 01:49
    Modifié : 19/03/2016 00:05

    Garçon (0 ans)
    Origine : Montréal
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    Fiche de Match :Poule JS Kabylie 3-1 Al Ittihad (Libye)

    17/08/2007 23:12

    Fiche de Match :Poule JS Kabylie 3-1 Al Ittihad (Libye)


    JS Kabylie 3-1 Al Ittihad (Libye)
    Kouba - Stade Benhaddad
    Pelouse synthétique
    Arbitrage de Aboubacar Sharaf, assisté de Tehe Guei et Bayere Moussa (Côté d'Ivoire)
    http://www.dzfoot.com/fiche-3192.php
    Les Equipes :
    JS Kabylie
    Al Ittihad (Libye)
    Mazari - Barry, Harkat, Zafour, Bengorine - Abdeslam, Douicher, Berramla - Athmani, Hemani (Traoré 85'), Derrag (Saïbi 67').
    Entraîneur : Moussa Saïb.
    Samir Aboud - Walid Osman, - Younes Shibani, Hesham Shaban, Mahmoud Maklouf - Osama Hamadi, Abdelnasser Slil, Mohamed Alsnani (Arafa Nakua 80'), Yohann Langlet (Musbah Saad 69') - Nenad Mladenovic (Alseny Camara 62'), Salem Rewani.
    Entraîneur : Brancovic.

    Buts :
     
    Athmani (22'), Hemani (55'), Saïbi (69')
    Rewani (19')
    Avertissements :
     
    Barry (37'), Bengorine (72')
    Alsnani (61')





    Invité mardi au siège du Buteur : Hannachi déballe tout .

    16/08/2007 03:09

      Invité mardi au siège du Buteur  : Hannachi déballe tout .


    Mardi dernier, le président de la JSK, Moh Chérif Hannachi, a été l’invité du Buteur autour d’une table bien garnie.

    Vêtu d’un jean et d’un chemisier, notre invité était très décontracté, pas seulement dans sa manière de s’habiller, mais dans sa manière de répondre aux questions de nos journalistes.

    Qu’on l’aime ou qu’on le déteste, on doit reconnaître à Hannachi sa franchise.

    Dans cet entretien, il n’a pas hésité à égratigner Mouassa, le DJS de Tizi Ouzou, Guendouz et la fédération entre autres.
    Appréciez !

    «Sur les 8 équipes de poules, la JSK est la seule qui n’a pas de stade»
    «Je l’ai déjà dit il y a trois saisons et je le redis aujourd’hui : aucune équipe algérienne ne remportera la Ligue des champions africaines. La première raison est que nous bricolons toujours, alors que les autres avancent. Comment expliquez-vous qu’un pays aussi pauvre que le Mali exporte ses joueurs partout dans le monde, y compris en Algérie, alors que nous sommes incapables de placer nos joueurs à l’étranger ? Il y a aussi l’instabilité à tous les niveaux et l’incapacité de la fédération à ne pas pouvoir imposer d’autres dates en Coupe d’Afrique. Les pays du Maghreb sont lésés par rapport à ceux de l’Afrique noire. A la JSK par exemple, les joueurs n’ont pas pris de repos depuis trois saisons. Je crois qu’il est temps de revoir les dates en coupant la poire en deux pour mettre toutes les équipes sur un pied d’égalité. Les responsables de la CAF qui ont décidé de faire jouer la Coupe d’Afrique en été sont des incompétents. Enfin et surtout, une équipe comme la JSK doit avoir son stade pour pouvoir rivaliser avec les autres. Pour votre information, nous sommes les seules sur les 8 équipes encore qualifiées aux poules qui n’avons pas de stade. A partir de là, je ne suis pas étonné par les résultats.»

    «Nous avons une fédération trop gentille»
    «En parlant de stabilité, je ne pense pas uniquement aux clubs, mais surtout à la fédération. Lorsque cette stabilité était de mise, la JSK avait remporté trois Coupes d’Afrique. Maintenant, nous sommes incapables de le refaire. Même le championnat est devenu difficile à remporter, à cause de la magouille. La saison dernière, il y eu magouille concernant la couleur des maillots et la fédération n’a pas bougé le petit doigt pour mettre le holà. A ce rythme, la corruption se pratiquera ouvertement la saison prochaine. Nous n’avons pas besoin d’une fédération gentille cherchant à satisfaire tout le monde, nous avons plutôt besoin d’une fédération ferme qui applique la réglementation, point barre. La fédération doit assumer ses responsabilités, car si elle continue à gérer gentiment le football, on va vers la catastrophe, car la corruption a atteint des proportions alarmantes. Aujourd’hui, on achète tout : les matches, l’adversaire, l’arbitre, la couleur des maillots sans rien risquer, c’est une honte !»

    «Guendouz est un entraîneur de trois mois»
    «La fédération s’est également montrée incompétente dans la gestion de l’affaire de nos internationaux Espoirs empêchés de jouer pour la JSK. Elle aurait dû, à mon avis, intervenir comme l’a fait la Fédération tunisienne. Guendouz nous a restitué des joueurs usés arguant qu’il était un professionnel. Un professionnel n’accepterait jamais un contrat de trois mois. Mais je ne suis pas étonné, car il n’a jamais travaillé plus de trois mois depuis qu’il est entraîneur. J’en veux à la FAF de ne pas être intervenue pour imposer au sélectionneur de mettre les joueurs à la disposition de leur club, parce que ce sont les clubs qui les payent. Les Tunisiens l’ont compris, pas nous.»

    «Jusqu’à présent, la Coupe d’Afrique nous a coûté 5 milliards»
    «Je ne comprends pas, d’autre part, pourquoi le ministère continue à appliquer l’ancien système pour rembourser les équipes qui représentent le pays en Ligue des champions africaine. Alors qu’on joue désormais les poules, on continue à rembourser 30% jusqu’aux 8es de finale, 50% jusqu’aux quarts, 80% jusqu’en demi-finale et 100% si on remporte le trophée. Il faut revoir tout ça du moment qu’on ne joue plus le même nombre de matches avec le nouveau système de poules et cela engendre des dépenses supplémentaires. Pour tout vous dire, nous avons dépensé 5 milliards jusqu’au match de l’Etoile. Je ne sais pas encore comment j’ai pu m’en sortir, alors que je n’ai rien touché de la part de ministère. Même l’argent de Dabo, je l’attends toujours. A cette allure, les clubs algériens pourraient bouder la Ligue des champions africaine.»

    «Le DJS de Tizi ne fait même pas son travail»
    «Avant de parler du nouveau stade de Tizi, je préfère parler du stade du 1er-Novembre qui est dans un piteux état. Je ne comprends vraiment pas comment la DJSL n’arrive pas à réparer l’éclairage. Je ne lui demande pas de nous aider, mais de faire seulement son travail. Ce DJS est indifférent au club, sinon comment expliquer qu’il n’a jamais assisté à un match de la JSK, à l’exception du dernier face à l’Etoile de Tunis parce que le wali était là. Concernant le nouveau stade, je tiens à remercier au nom de la JSK le wali de Tizi Ouzou qui suit de près les travaux  et n’hésite pas à se déplacer sur le chantier. Par ailleurs, je lui demande d’opter pour une entreprise étrangère pour accélérer les travaux. C’est la meilleure manière d’avoir un stade le plus tôt possible.»

    «J’ai le droit de ne pas jouer le 23 août»
    «Contrairement à ce que beaucoup pensent, nous avons un effectif capable de gagner le championnat,  à condition qu’il se joue dans les règles. Malheureusement, on a déjà faussé nos calculs en fixant la date du début du championnat au 23 août, une date FIFA. Le championnat d’Algérie sera le seul au monde à se jouer à cette date. On me dira que je n’ai pas d’internationaux algériens, mais il y a des internationaux d’autres pays à la JSK et dans d’autres clubs. Aujourd’hui, j’ai le droit de ne pas jouer le 23 août et la FIFA me donnera raison. Il faut que les présidents soient consultés dans l’élaboration du calendrier du championnat. Il faut aussi que les président s’unissent pour défendre leurs droits. Ce n’est pas normal qu’on nous donne 200 millions seulement par saison pour les droits télé. J’ai comme l’impression que nous sommes en train de mendier.»

    «A 58 ans, c’est le moment de partir, je n’en peux plus»
    «Lorsque j’ai décidé de partir, je ne l’ai pas fait sous l’effet de la colère, c’était une décision mûrement réfléchie. En plus des problèmes que je viens d’énumérer et des difficultés de plus en plus grandes à gérer un club comme la JSK, il y a l’âge. J’ai 58 ans et je n’en peux plus. Je n’accepte plus qu’on insulte ma mère au stade. Je ne pense pas mériter un tel traitement, après tout ce que j’ai donné au club. J’invite ceux qui veulent prendre le club à présenter leurs candidatures, car l’heure des comptes est arrivée. Il me faut juste ficeler mes bilans pour provoquer l’AG ordinaire puis celle élective. Je compte même déblayer le terrain à mon successeur pour lui faciliter la tâche. Je resterai toutefois un fidèle serviteur de la JSK et un supporter acharné de cette équipe où j’ai passé toute ma vie en tant que joueur, dirigeant puis président.»

    «Rebrab est le seul à pouvoir gérer la JSK»
    «Face à l’Etoile de Tunis, alors que nous dominions le match, les jets de pierres et les insultes avaient commencé. Cela veut dire que les voyous qui nous ont insultés ont été manipulés. Que ceux qui ont manipulé ces voyous se présentent à l’AG ! Je sais toutefois qu’ils ne viendront pas, car personne n’est capable de gérer un club comme la JSK dans une région sensible comme la Kabylie. Même pas Khalef à qui je ne reproche rien sur le plan technique. Aujourd’hui, je ne vois qu’une seule personne capable de gérer la JSK financièrement, c’est Rebrab. Avec lui, je serai au moins tranquille sur le plan financier, même si je sais qu’il manque encore d’expérience, parce qu’il ne connaît pas encore les rouages du football algérien. Toutefois, je n’accepte pas qu’à travers lui d’autres personnes comme Iboud s’accaparent le club. Je suis là pour leur faire barrage et je suis là aussi pour aider Rebrab qui aura toujours besoin de mon vécu en tant que doyen des présidents.»

    «Les anciens joueurs-présidents ont tout gagné»
    «Quand je parle d’expérience, je sais ce que je dis et les résultats sont là pour le confirmer. Ces 12 dernières années, les anciens joueurs-présidents ont raflé tous les titres. Il y a moi, Allik, Selmi au CRB et tout récemment Serrar. C’est pour cette raison que je Rebrab aura besoin de mon expérience, d’abord en tant que joueur et aussi en tant que président. Certains présidents qui n’ont rien à voir avec le football sont en train de tuer le football en  déboursant des sommes faramineuses au moment de payer les joueurs. Il n’y a ni contrôle de l’Etat ni cahier des charges. Il y a aussi un autre problème qui me tient à cœur : depuis quelque temps, tous les joueurs exigent de signer pour une saison accentuant par là même l’instabilité des clubs. Cette saison, la JSK a perdu sept joueurs à cause de ce problème. En Tunisie et au Maroc, seuls les étrangers ont le droit de signer des contrats de courte durée. Les nationaux, eux, sont contraints de signer des contrats de longue durée. Cela permet aux clubs d’être stables et forts et profitera également à l’équipe nationale.»

    «Si on n’avait pas vendu Dabo, il serait parti gratis»
    «Beaucoup de gens me reprochent encore d’avoir vendu Dabo au Havre. C’est le moment de m’expliquer une fois pour toutes sur cette question. Dans le contrat de Dabo, une clause stipulait que le joueur pourrait partir à n’importe quel moment, s’il était sollicité par un club européen. Donc si je ne l’avais pas vendu, il aurait sollicité la FIFA qui l’aurait autorisé à signer dans le club de son choix grâce à la clause dont je vous ai parlé. J’étais donc devant deux possibilités : vendre Dabo et faire profiter la JSK d’une somme d’argent conséquente ou entrer en conflit avec la FIFA en étant sûr de perdre le joueur. J’ai choisi la première option. Je crois que n’importe qui à ma place aurait fait de même. On peut également me demander pourquoi j’ai laissé cette clause. Eh bien, le manager l’a exigé, parce qu’il était sûr que Dabo allait avoir des offres de clubs français.»

    «J’ai offert 400 millions à Hamlaoui, je ne pense pas qu’il vaille plus»
    «J’ai déjà abordé le cas Hamlaoui et je répète encore que ce joueur a préféré l’argent à la JSK. Je lui ai offert une prime de 400 millions plus un salaire conséquent. Je ne crois pas que Hamlaoui vaille plus que cette somme. Malheureusement, il y a des présidents qui dépensent sans compter et Hamlaoui a reçu le double de ce que je lui ai proposé. S’il n’a pas troqué la JSK contre un autre club, dites-moi alors pourquoi il est parti. Lorsqu’il parle de la JSK, il donne l’impression d’avoir été lésé dans ce club. Ce n’est pas vrai. Quand on lèse un joueur, on ne lui donne pas 400 millions. Quant à Yacef, je crois que son départ a été une bonne chose pour lui-même et pour le club.»

    «J’ai moi-même offert un appartement à Chaouchi»
    «Ceux qui ont dit que Chaouchi nous a fait du chant- age sont des menteurs. Il ne s’était pas entraîné parce qu’il était blessé et le kiné est là pour vous confirmer l’information. C’est vrai que Chaouchi est jeune et qu’il est un peu frivole, mais ce n’est pas un tricheur. Quant à l’histoire de l’appartement, elle ne figurait pas sur son contrat. C’est moi qui ai décidé de le lui acheter de mon propre gré, parce que d’abord je crois en lui comme un futur grand gardien et ensuite je connais sa situation. La preuve, le jour où je lui ai remis les clés de l’appartement, il m’a demandé s’il y avait des contrats à vie pour le signer avec nous. C’est vous dire que l’appartement était une nécessité pour lui et sa famille.»

    «Lorsque j’ai entendu Mouassa parler aux joueurs, j’ai eu honte»
    «Je n’ai pas reconnu le Mouassa que j’avais connu lors de ses deux premiers passages à la JSK. Il a failli tuer les joueurs en les soumettant à une très forte charge de travail la veille du match face à l’Etoile. Tous les joueurs se sont plaints. Une fois, Saïb lui a dit qu’un joueur était blessé et qu’il fallait peut-être le ménager. Vous savez ce qu’il a répondu ? ‘Laisse-le éclater’. C’est sûr qu’avec lui, on allait vers la catastrophe. Je ne suis peut-être pas entraîneur, mais je sais qu’on ne programme pas une séance intense de deux  heures la veille d’un match. D’autre part, Mouassa dénonce l’indiscipline des joueurs en oubliant que c’était à lui de maintenir l’ordre. Je vais vous raconter celle-là. Une fois, je suis descendu sur le terrain pour assister à l’entraînement. Je n’ai pas pu tenir 5 minutes et j’ai décidé de partir, tellement le langage de Mouassa avec les joueurs était dégradant. Excusez-moi, ce n’est pas avec ce langage qu’on se fait respecter.»

    «C’est Saïb qui a fait l’équipe face à l’Etoile. Et alors ?»
    «Mouassa a dit lorsqu’il a pris l’équipe en main et qu’il allait travailler en étroite collaboration avec Saïb pour ensuite dénoncer le fait que Saïb ait fait l’équipe face à l’Etoile. Oui, Saïb a fait l’équipe face à l’Etoile. Et alors ? Ce n’est quand même pas un novice ! Avec son vécu, Saïb est habilité à choisir les joueurs qui doivent défendre les couleurs de la JSK. J’irai même jusqu’à vous dire qu’avec Saïb, les joueurs sont plus à l’aise, parce que Moussa sait communiquer et surtout sait se faire respecter. Concernant le grand nombre d’entraîneurs qui sont passés par la JSK, je n’y vois aucun mal, puisque les grandes équipes changent d’entraîneur quand ça ne va pas, à l’instar du Real Madrid qui a changé d’entraîneur alors que le club a été sacré champion. Je crois toutefois que la seule erreur que j’ai commise a été d’avoir engagé  Gaucho, pas à cause de ses compétences, mais à cause du problème de la langue.»

    «Personne n’a chassé Omar Daoud de l’hôtel Amraoua»
    «Nous avons déjà trois étrangers dans notre effectif et nous ne pensons pas récupérer Omar Daoud. Personnellement, je ferai tout pour l’aider à réduire sa suspension. Mais il est à vendre et je suis même prêt à le céder pour un club algérien. Concernant cette histoire de l’hôtel Amraoua, je peux vous assurer que personne ne l’en a chassé. Dès qu’il est arrivé à Alger, Daoud est venu me voir à l’hôtel Mercure. Je lui ai dit qu’un appartement a été mis à sa disposition à Tizi Ouzou parce qu’il voulait rester s’entraîner avec la JSK pendant les trois mois à venir. Je ne sais pourquoi Daoud est allé directement à l’hôtel Amraoua. On m’a appelé pour me demander de payer son séjour et j’ai refusé. Je ne vois pas pourquoi je mets un appartement à la disposition du joueur pour ensuite lui payer l’hôtel. C’est insensé. Voilà ce qui s’est réellement passé et j’ai des témoins pour vous le confirmer.»  

    «Je savais que Hemani allait rester»
    «Je savais dès le départ que Hemani allait rester chez nous, parce qu’aucun autre président ne pouvait s’aligner sur l’offre que je lui avais faite. Il a discuté avec Allik. C’est son droit, puisqu’il était libre. Mais j’étais sûr qu’il allait rempiler. Quant à Bensaïd, nous avons fait un effort pour l’avoir dans notre effectif et nous l’avons eu. Je ne pouvais pas faire des folies pour récupérer sa lettre de libération, parce qu’avec sa prime de signature, il m’aurait coûté cher.»

    «Le bureau de la JSK n’est pas au Mercure»
    «On me reproche de négocier avec les joueurs à l’hôtel Mercure et d’avoir un entourage malsain. Je réponds que c’est faux. Cet entourage, ce sont mes amis Sid Ali et Djillali. N’ai-je pas le droit d’avoir des amis, des amis que j’ai trouvés dans les moments difficiles ? Le Mercure, c’est un hôtel que je fréquente, parce que j’y ai beaucoup d’amis. Les serveurs, tous des Kabyles, s’occupent bien de moi et de mes invités. Je ne vois pas où est le mal surtout que mes amis sont prêts à tout donner pour la JSK. Le bureau de la JSK est toujours à Tizi Ouzou. MM. Maktour et Boukhari sont régulièrement à Tizi. Mais pour plus de commodités, je reçois les joueurs au Mercure, surtout que depuis quelques années j’habite à Alger».

    «Je ne suis pas impatient pour l’entraîneur»
    «Je sais que les supporters kabyles sont impatients de connaître le nom du nouvel entraîneur de la JSK. Mais cette fois, j’ai décidé de prendre tout mon temps. Il y a Saïb qui fait de la prospection à travers Guy Roux. Ne me dites pas que ces deux techniciens ne savent pas choisir. Pour l’instant, Saïb fait un excellent travail. On va jouer le match face aux Libyens, après on verra. Pour l’instant, Saïb a discuté avec deux entraîneurs : Ciccolini et Alain Michel. ça va donc se jouer entre ces deux coaches, à moins que Roux nous en propose d’autres. On a parlé du recrutement d’un arrière gauche. Je démens cette information, parce que nous avons en Bengoreine un excellent pied gauche qui me fait rappeler Benhamlat. Saïb m’a dit aussi qu’il y a un jeune junior qui joue dans le même poste et qui sera un grand joueur.»
    Propos recueillis
    par
    Mohamed Saâd

    Source : http://www.lebuteur.com/stories.php?story=07/08/15/8653412






    Division 1;Guy Roux l'a recommandé, Saib l'a proposé , Alain Michel : «Sportivement, la JSK est intéressante»

    14/08/2007 07:01

    Division 1;Guy Roux l'a recommandé, Saib l'a proposé , Alain Michel : «Sportivement, la JSK est intéressante»


  • On imagine que vous savez pourquoi vous avez un journaliste algérien au bout du fil ?
    Sincèrement pas trop… Allez-y, dites-moi la raison qui vous a poussé à m’appeler.

  • Le motif est clair, votre nom a été évoqué du côté d’un club ici en Algérie…
    Je ne vois pas encore, alors si vous voulez être plus explicite, s’il vous plaît.

  • On croit savoir que votre nom a été proposé à la direction de la JSK ?
    Là, j’y vois un peu plus clairement, mais je ne sais pas trop quoi vous répondre dans la mesure où pour le moment il n’y a rien de concret, c’est-à-dire qu’il n’y a pas eu une proposition concrète allant dans ce sens, il y a eu seulement une prise de contact…

  • Justement, cette prise de contact signifie qu’il y a un intérêt…
    Vous qui êtes à Alger, vous êtes bien placé pour le savoir.

  • Selon nos informations, c’est Moussa Saïb, directeur sportif et qui assure l’intérim après le départ de l’entraîneur, qui aurait pensé à vous…
    Moussa, je le connais bien du temps où il était à Auxerre, on s’est aussi croisés à Dubaï, lui jouait au Nadi Dubaï et moi je travaillais au niveau d’un autre club de la capitale. On s’est également croisés à Noisy-le-Sec lorsque Moussa y était, donc on se connaît assez bien. À l’époque déjà, nous avions évoqué la possibilité que je vienne tenter une expérience en Algérie.

  • C’est apparemment Guy Roux qui vous aurait recommandé…
    Ah bon ! je ne suis pas au courant, cela est possible puisque Moussa et Guy se connaissent très bien et qu’ils me connaissent. Il lui aurait peut-être mis en exergue le fait que j’aime bien les défis et que j’aime bien bâtir une équipe, comme je l’ai fait avec Grenoble, Bourges, Louhans-Cuiseaux, la seule fois où je ne l’ai pas fait c’est à Saint Etienne, mais là c’était un peu particulier. En plus de cela, il y a aussi cette volonté de ma part de lancer des jeunes.

  • Revenons à notre sujet, prendre en main la JSK vous intéresse-t-il ?
    Tout se discute, je suis convaincu que cela reste une belle opportunité par rapport au fait que la JSK est un grand club en Algérie qui présente l’avantage de jouer régulièrement les compétitions continentales. Je sais qu’actuellement le club est engagé en Ligue des champions. Mais bon, pour l’instant, je suis en poste dans un club émirati. D’ailleurs, en ce moment je suis à bord d’un train à destination de Budapest où nous effectuerons un stage.

  • Si vous êtes en place, cela signifie que vous ne pourrez pas répondre aux sollicitations de la JSK ?
    Tout est possible, mais d’abord il faut que les dirigeants de la JSK portent leur choix sur ma personne, ensuite il faut qu’on trouve un terrain d’entente. Si tout se fait, il y a une possibilité que je vienne d’autant plus qu’il y a un challenge sportif intéressant avec un club qui l’est aussi.

  • Qu’est-ce qui vous fait dire cela ?
    J’ai déjà été confronté à ce club, lorsque j’étais entraîneur de Grenoble, nous avions joué à deux reprises contre la JSK. À travers ces deux rencontres, la JSK m’a donné l’impression d’être un club organisé et ce, à travers le comportement de ses joueurs et de ses dirigeants.
    Entretien réalisé par
    Ali Hamouche
  •  Source :http://www.lebuteur.com/stories.php?story=07/08/13/2311986






    CENTRE AMAZIGH DE MONTRÉAL À LA FÊTE DES ENFANTS DE MONTRÉAL

    14/08/2007 06:49

    CENTRE AMAZIGH DE MONTRÉAL À LA FÊTE DES ENFANTS DE MONTRÉAL


    CENTRE AMAZIGH DE MONTRÉAL

    A l’occasion de la fête des enfants de Montréal, les bénévoles du CAM animeront durant cette fête un atelier d’initiation à l’artisanat amazigh (berbère).


    Programme :

    • Atelier et activités de bricolage.
    • Peinture sur gobelets et papiers des symboles berbères.
    • Tatouage.
    • Initiation à la danse Kabyle.
    • Exposition de bijoux, tapis et poterie.

                          Venez nous retrouver au kiosque: 130


    Date : Samedi 18 août 2007
    Endroit : Parc Jean-Drapeau, (Île St-Helène) Montréal.
    Prix d' entrée : Gratuit pour tous.

                           Bienvenue à toutes et à tous. 

    Le conseil d’administration du Centre Amazigh de Montréal.

    Source : http://amazigh-quebec.org/page.php?page=flash




    Parc Jean-Drapeau, Fête des Enfants de Montréal 2007

    13/08/2007 18:22

    Parc Jean-Drapeau, Fête des Enfants de Montréal 2007


    18 août 2007
    Parc Jean-Drapeau, Fête des Enfants de Montréal


    Scène des p’tits clins d’œil Jean Coutu:
    Des groupes d'enfants issus de plus de trente communautés culturelle vous en mettent plein la vue par la danse, la musique, le chant et la gymnastique sur la Scène des p'tits clins d'œil Jean Coutu ! Venez applaudir des jeunes pleins de talent et laissez-vous emporter par des rythmes endiablés qui transcendent langues et frontières.

    • 10h15: Itran n Gerger "Les étoiles du Djurdjura"
    • 13h00: Tafsut Chants et de danses de Kabylie
    • 15h45: Azetta au fil des rythmes berbères
    Scène d'animation Vie de famille:
    Entrez dans la danse The Gazette
    Danse-Éducation-Folklore du Québec vous fait découvrir et apprendre des pas de danses de différents pays. Venez voir des groupes d'enfants vous présenter des danses de leur culture d'origine.
    • 11h15: Itran n Gerger "Les étoiles du Djurdjura"
    Lieu: Parc Jean-Drapeau, Montréal.
    Gratuit pour tous.

     

           Pour en savoir plus


    18 août 2007

    Centre Amazigh de Montréal

    Les bénévoles du CAM animeront durant cette fête un atelier d’initiation à l’artisanat amazigh (berbère).
    • Atelier et activités de bricolage
    • Peinture sur gobelets et papiers des symboles berbères
    • Tatouage
    • Initiation à la danse Kabyle
    • Exposition de bijoux, tapis et poterie.
    Venez nous retrouver au kiosque: 130
    Lieu: Parc Jean-Drapeau, Montréal.
    Gratuit pour tous.

           Pour en savoir plus


    19 août 2007
    Parc Jean-Drapeau, Fête des Enfants de Montréal


    Scène des p’tits clins d’œil Jean Coutu:
    Des groupes d'enfants issus de plus de trente communautés culturelle vous en mettent plein la vue par la danse, la musique, le chant et la gymnastique sur la Scène des p'tits clins d'œil Jean Coutu! Venez applaudir des jeunes pleins de talent et laissez-vous emporter par des rythmes endiablés qui transcendent langues et frontières.

    • 11h15: Azetta au fil des rythmes berbères
    • 15h15: Tafsut Chants et de danses de Kabylie
    Lieu: Parc Jean-Drapeau, Montréal.
    Gratuit pour tous.

           Pour en savoir plus

        Source : http://www.berberes.com/page.php?page=activites&titre=Activit%E9s

    Commentaire de Malika (24/08/2007 17:52) :

    J'ai rencontré l'animateur de la fête des enfants au Parc Jean Drapeau, Célestin Bouchard et j'ai vraiment adorée ses numéros! Il a déjà été mon professeur de musique à l'école Bravo Célestin

    http://www.celestinbouchard.com




    JSK - Il n'aura tenu que 41 jours : Mouassa s'en va déjà !

    12/08/2007 04:52

    JSK - Il n'aura tenu que 41 jours  : Mouassa s'en va déjà !


    Par : Ali Hamouche  

    Lundi passé, sur ces mêmes colonnes nous avons souligné la possibilité que Kamel Mouassa n’aille pas au bout de sa mission à la tête de la barre technique de la JSK, une information qui a été interprétée comme étant de la pure spéculation. Finalement, le temps nous a donné raison. Oui, Kamel Mouassa n’est plus l’entraîneur de l’équipe première du club kabyle, une décision qui aura peut-être surpris plus d’un, pas nous, dans la mesure où Mouassa avait assuré les séances d’entraînement de mardi à Bouchaoui et de mercredi passé à Tizi Ouzou. C’est justement après cette séance que l’idée de partir a germé à nouveau dans la tête du technicien guelmi. Au fil des heures, cette idée a pris corps. En soirée, ce dernier fera savoir à un ami à Tizi Ouzou qu’il a décidé de mettre fin à ses fonctions d’entraîneur de la JSK. «A 80%, je suis partant. Si tu entends que je n’ai pas dirigé la séance d’entraînement de demain, sache que cela ne fera que confirmer ma décision», a-t-il dit à cette personne. Le lendemain matin, c’est-à-dire jeudi, les joueurs sont tous sur le terrain du 1er-Novembre mais point de Mouassa, lui qui est  ponctuel. Les joueurs commencent à se poser des questions, toutefois ils doivent mettre ce sujet de côté et se mettre au travail sous la houlette de Moussa Saïb. Du côté des supporters, les spéculations sont allées bon train et telle une traînée de poudre, l’information a fait le tour de la ville des Genêts pour se propager un peu partout chez les supporters kabyles. «Mouassa a décidé de partir» et la volonté de certains proches du club de vouloir minimiser les choses en faisant croire que Mouassa était invité à un mariage ne changera rien à cette information. L’après-midi, les Kabyles, du moins ceux branchés sur la Chaîne III, ont eu la confirmation : «Mouassa a officiellement démissionné.» Mais ceux qui sont au fait des affaires du club kabyle n’avaient pas besoin de cette cinfirmation, eux qui l’avaient eue la matinée par le biais du premier responsable du club kabyle. Comme il fallait s’y attendre, ce dernier a eu un appel téléphonique de la part de Mouassa qui l’a informé de sa décision de partir. Moh Chérif Hannachi, fort de son expérience, voyait les choses venir et s’attendait à entendre une telle réaction. C’est la raison pour laquelle il n’est pas apparu surpris et a fait savoir à son interlocuteur qu’il respectait sa décision. D’ailleurs, dès qu’il a raccroché, le président kabyle n’a pas perdu son temps en se mettant la recherche d’un nouvel entraîneur pour son équipe fanion.

    Ce n’était qu’une question de jours
    Les Kabyles étaient partagés entre ceux qui ont été surpris par la démission de Kamel Mouassa et ceux qui ne l’ont pas été. Ces derniers, notamment ceux qui ne ratent rien de l’actualité du club, s’attendaient à cette décision car il y a certains signes qui ne trompent pas. Le premier est le fait que Mouassa avait temporisé pour prendre l’équipe, certains y ont vu une hésitation de sa part. Selon certaines informations, ce dernier était en contact très avancé avec des clubs, mais avec l’entrée en course de la JSK, tout a été remis en cause. Comme il fallait s’y attendre, Mouassa n’a pas pu dire non à Hannachi. Avant même le match face à l’ES Sahel, il a songé sérieusement à partir, mais ne pouvait le faire car il y avait justement cette rencontre. Cela aurait été mal vu de laisser tomber l’équipe avant un match aussi important. Avec la défaite et les conséquences qu’on connaît, dont les insultes des supporters à son égard, il a fait part à nouveau à son entourage de son souhait de partir.
    D’ailleurs, il en a fait part au président qui a réussi à le dissuader en lui demandant de poursuivre son travail et ne pas laisser l’équipe en cette période de turbulences.
    Ce n’était que partie remise puisque dans la même semaine, Mouassa est revenu à la charge. Cette fois-ci, le président kabyle, en signe de bonne volonté, donna carte blanche à son entraîneur, mais cela n’y changera rien, Mouassa était bien décidé à remettre le tablier avant même la fin de la semaine. Il a mis a exécution sa décision. Finalement, son départ n’était qu’une question de temps.

    Les raisons d’un départ
    Kamel Mouassa est bel et bien parti, mais la question que tout le monde se pose maintenant est : quelle est la raison qui a poussé l’entraîneur de la JSK à prendre cette décision ? Ce n’est pas un seul motif, mais plusieurs qui ont précipité le départ de Mouassa. Pour le moment, ce n’est pas le concerné qui nous les a donnés car il était injoignable au téléphone mais ces raisons sont le fruit des informations que nous avons pu récolter ici et là. Tout d’abord, il y a ce ras-le-bol exprimé à maintes reprises par Mouassa par rapport au comportement de certains joueurs, coupables, selon lui, d’indiscipline avec leurs absences à répétition et les retards aux entraînements. Ajouter à cela, le fait que le fil entre lui et le groupe est rompu. Et pour cause, les joueurs n’ont pas apprécié sa méthode de travail jugée trop dure, non pas par rapport à la charge mais à la manière de communiquer avec eux. Ensuite, il y a le fait que Mouassa a confié à son entourage cette histoire d’interférence dans son travail, comme, par exemple, le fait qu’il ne peut gérer le groupe à sa guise et prendre les décisions qu’il faut. Par ailleurs, alors qu’on croyait que l’hostilité que lui vouent les supporters kabyles a été mise au frigo, cette dernière est réapparue à la surface après la défaite à domicile en Ligue des champions africaine face à l’ES Sahel. A l’issue de la rencontre, Mouassa a été tout simplement insulté, signe précurseur de ce que serait la relation entre les supporters et Mouassa si ce dernier venait à rester. Mouassa n’était pas prêt à vivre une autre grande pression à la JSK. Par ailleurs et selon certaines informations, Mouassa serait parti car il aurait succombé aux sirènes d’un autre club, plus probablement en Tunisie, une information qui reste à confirmer.
    Ali Hamouche

    Source : http://www.lebuteur.com/stories.php?story=07/08/10/7466407






    Tamazight et la voix veloutée de Matoub Lounès

    11/08/2007 05:44

    Tamazight et la voix veloutée de Matoub Lounès


    Chanson
    Tamazight et la voix veloutée de Matoub Lounès
    La Dépêche de Kabylie 31/07/2007
    «Si quatre murs m’enserrent
    Si je ne vois que l’échafaud
    Si la misère m’aspire
    Et si mon chemin est une pente au gouffre
    Que l’on me dise : Où crois-tu aller ?
    Je clamerai : je suis Amazigh !»
    ,

    Lounès Matoub

    Il avait tracé un chemin dans son esprit, en dépit de tous les impedimenta qui y furent disposés, un chemin gorgé de larmes et de souffrances, il l’avait suivi avec crânerie et perséverance. Un vrai aède inlassable dont la voix veloutée a sillonné quasiment toute l’Algérie, il avait lâché la bride à ses idées pour survoler entre le ciel et la terre sans aucune crainte de tout ce qui pourrait lui arriver.

    C’est un héros au milieu d’un désert sans aucune goutte d’eau pour en imbiber ses lèvres, il marche, il tombe, il se relève, l’immense soleil lui brûle ses yeux, ses rayons ardents l’empêchent de lever les yeux pour discerner le ciel, la chaleur torride le tracasse, la sueur abondante coule sur son corps, parfois un scorpion ou un serpent le surprend pour le faire pénétrer dans un labyrinthe sans issue, cependant, avec sa lassitude crasse, il persiste ...

    Les thèmes qu’il a abordés sont prolifiques à tel point qu’on pourrait en établir une encyclopédie, aucun sujet ne lui a échappé, toutefois son grand combat fut l’officialisation de la langue berbère, et la chanson a été le procédé infaillible pour propager ses concepts et adjurer les Kabyles à s’unir et à constituer un mur qu’aucune force au monde ne pourra défaire…

    Ses poèmes qui jaillissent des tréfonds de son âme, constituent un jardin fleiri de toutes sortes de plantes et de différents arbres qui serviront d’ombre où quiconque pourra se réfugier et fuir le soleil et y trouver tout ce qui réjouie les yeux.

    Chaque vers est authentique, sa manière de chanter l’amazighité est hors pair, chaque terme prend sa place adéquate, dépourvue d’ambiguïté, allant directement vers le but sans trop d’allégorie, il a jeté son dévolu sur la chanson pour tenter de désaltérer sa soif de réparation.

    C’est un amour platonique qu’il éprouvait pour tamazight, un amour qui s’apparente à un beau ciel sans nuages dépourvu d’hypocrisie et de baux semblants, une grande fierté d’être un Amazigh, le berbérisme à couleé dans ses veines, durant toute sa vie, il combattra pour qu’elle devienne une rose qui embaume un parfum d’une fieffée excellence que tout le monde aspirera à sentir, ses glorieuses racines finiront un jour par s’éclaircir comme de l’eau qui surgit d’une fontaine et aucune puissance ne saura, ni ne pourra le retenir. Dans sa chanson Regard sur l’histoire d’un pays damné… , il affirme que sa race est une race parfaitement authentique et qu’il ne lâchera guère :

    «Je remonterai vers mes racines
    Dussé-je les abreuver de mon sang
    Ce n’est pas sur le marché
    Que j’ai découvert mon ascendance amazighe :
    Elle ne se vend ni ne se brade»

    Dans beaucoup de ses chansons, il insiste que tamazight est primordiale pour l’union des Kabyles, c’est le seul canal qui les conduira de l’autre côté de cette mer houleuse, sans aucun risque de se noyer, il les suppliait de renforcer leurs rang et conjuguer leurs forces, et d’une autre part il déplorait leurs brouilles comme il le chantait dans Akit ay arrac nnegh ou «réveillez-vous, compagnons» :

    «Réveillez-vous, compagnons de lutte
    Et œuvrez à l’union de vos bras !
    Afin qu’une demeure soit habitable
    Il lui faut de solides fondations
    Mais nous nous entre-dévorons
    Comme si nous n’étions pas frères.»
    Dans la chanson Les montagnes : ma vie, il disait :
    «Tamazight est le socle de leur avenir,
    Elle est la racine de leur vie»

    Notre histoire, lui apparaisait comme une véritable fresque sur laquelle il s’extasiait à chaque fois qu’il lui jetait un regard, ou comme un mythe dont nos ascendants seraient des héros dont La Kahina, Massinissa, Jugurtha et bien d’autres qui ont sculpté leurs noms en lettres d’or dans l’histoire des Imazighènes, car la liste est trop longue, il les mythifiait, les glorifiait, il leurs octroyait l’image des grands hommes de toute l’humanité, dans Imazighène,
    Il vénèra Jugurtha :

    «Que de braves sont tombés Jugurtha en premier,
    Si son âme pouvait parler»

    Matoub Lounès, est un flambeau qui illumine les sentiers dans les nuits obscures, il est également une source qui taquine les conscience endormies, ses poèmes embrasent les esprits, il se demande où sont passés les vrais Imazighènes, les Berbères authentiques qui sont connus pour leur hardiesse et leur amour fervent pour la liberté, «les Lions» comme il les appelle, dans son premier album, la chanson intitulée Ay izem, «Ô lion», il chantait :

    «Où es-tu ? ô lion !
    A ta mort
    D’autres ont accaparé
    Ton héritage.»
    Comme il chantait dans Imazighene :
    «Réveillez-vous ô Imazighenes !
    Redevenez des lions,
    Avant que l’on ne se transforme en caméléon.»

    «Le peuple le plus ardent de sa colère est pareil à un feu trop vif pour être éteint», a affirmé le grand poète tragique grec Euripide car quand un peuple se réveille après un long sommeil, aucune puissance ne pourra réduire sa colère…

    Il ressassait à chaque fois qu’il faut préserver cette langue avant qu’elle ne soit enfouie dans les ruines du temps, il avait la même appréhension que celle de Mouloud Mammeri celle qu’un jour le peuple berbère ne serait qu’une légende ou une civilisation effacée par une bourrasque de régression et emportée par le courant de l’oubli, un sort qui soit plus similaire à celui du peuple aztèque, et en nos jours nous assistons au piétinement de notre langue comme il le proclamait : «Tamazight est foulée aux pieds.» Et «ses origines sont bien conneus». Lwennas avait maintenu le chemin esquissé par Mammeri et Tahar Djaout par son militantisme et son combat inlassable.

    Son vocabulaire est d’une richesse inépuisable, il a sauvé énormément de mots et d’expressions qui étaient sur le point de tomber en désuétude, et presque chaque poème contient des vocables et des termes nouveaux.

    Sa vie fut un parcours des plus grands, il ne se démoralisait plus, il convoitait avec détermination d’atteindre ses objectifs même si parfois ils lui semblent utopiques, il chantait dans Ass-agi lligh ou “je suis” :

    «Si quatre murs m’enserrent
    Si je ne vois que l’échafaud
    Si la misère m’aspire
    Et si mon chemin est une pente au gouffre
    Que l’on me dise : Où crois-tu aller ?
    Je clamerai : je suis Amazigh !»

    Le kabyle pour certains n’est utile que pour la danse et la distraction et cela l’affligeait énormément, il manifeste ainsi sa rage :

    «Cette langue adorée
    Eclose dans la vérité
    A leurs yeux
    Est juste pour les chansons à boire.»

    Un peuple dépouillé de sa langue est indubitablement un peuple voué à la disparition, du fait que la langue est l’esprit d’un peuple, sa vie, son histoire y sont contenues…  

    par Sabrina Azzi
    Source : http://www.berberes.com/page.php?page=culture&titre=Culture&id=0000000788

    Commentaire de tinhinane (09/11/2007 19:16) :

    matoub lounes est un grand artiste ,et il a fait beaucoup pr la culture kabyl paix a son ame





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