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Kabylie

VIP-Blog de kabylie
a111@sympatico.ca

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  • Créé le : 15/10/2006 01:49
    Modifié : 19/03/2016 00:05

    Garçon (0 ans)
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    Ensemble pour le 14eme titre ...JSK 1 - 0 ASO

    31/03/2008 22:14

    Ensemble pour le 14eme titre ...JSK 1  -  0  ASO


                                         Source : http://www.jeunessesportivedekabylie.com/

    Commentaire de Maberouk / casanova (01/04/2008 00:16) :

    Avec tout amitié je passe un peux tard je vous souhaite une douce nuit pleins de jolie rêve Parce que tu es une personne spéciale pour moi, je te transmets ceci: Salut...Franchement, prends le temps de lire ce message... si tu lis ce message, tu viens de recevoir une double bénédiction. D'abord, parce que quelqu'un a pensé à toi et aussi parce que tu ne fais pas partie des 2 milliards de personnes qui ne savent pas lire. Travaille comme si tu n'avais pas besoin d’argent. Aime comme si personne ne t'avait jamais fait souffrir. Danse comme si personne ne te regardait. Chante comme si personne ne t’écoutait. Vis comme si le paradis était sur terre. Envoie ce message à tes amis. . Si tu ne l'envoies pas, il ne se passera rien du tout. Si tu l'envoies, quelqu'un pourra sourire en le lisant. Ecoute bien cette histoire... ' Il était une fois un garçon avec un sale caractère. Son père lui donna un sachet de clous et lui dit d'en planter un dans la barrière du jardin chaque fois qu'il perdrait patience et se disputerait avec quelqu'un. Le premier jour, il en planta37 dans la barrière. Les semaines suivantes, il apprit à se contrôler et le nombre de clous plantés dans la barrière diminua jour après jour. Il avait découvert qu'il était plus facile de se contrôler que de planter des clous... Finalement arriva le jour où le garçon ne planta pas le moindre clou dans la barrière. Alors il alla voir son père et lui dit que pour ce jour, il n'avait pas planté de clou. Son père lui dit alors d'enlever un clou dans la barrière pour chaque jour où il n'aurait pas perdu patience. Les jours passèrent et finalement, le garçon put dire à son père qu'il avait enlevé tous les clous de la barrière. Le père conduisit son fils devant la barrière et lui dit: 'Mon fils, tu t'es bien comporté, mais regarde tous les trous qu'il y a dans la barrière. Elle ne sera plus jamais comme avant. Quand tu te disputes avec quelqu'un et que tu lui dis quelque chose de méchant, tu lui laisses une blessure comme celle-là. Tu peux planter un couteau dans un homme et après, lui retirer,mais il restera toujours une blessure...' Peu importe combien de fois tu t'excuseras, la blessure restera. Une blessure verbale fait aussi mal qu'une blessure physique. Les amis sont des bijoux rares, ils te font sourire et t'encouragent. Ils sont prêts à t'écouter quand tu en as besoin, ils te soutiennent et ils t'ouvrent leur coeur .Montre à tes amis combien tu les aimes. Envoie cette lettre à tous ceux que tu considères comme des amis, même si cela signifie de renvoyer ce message à celui qui te l'a envoyé. Si ce message te revient, alors tu sauras que tu as un cercle d'amis. Pour finir: 'Un des bonheurs de l'amitié, c'est de savoir à qui confier un secret' (Alessandro Manzoni) Quelques lignes à méditer: Si tu reçois ce message, c'est que quelqu'un te veut du bien et parce que aussi de ton côté, tu as des gens qui te sont chers. Si tu es trop occupé(e) pour prendre quelques minutes pour l'envoyer à d'autres et que tu te dis, je l'enverrai 'un de ces jours', peut-être que tu ne l'enverras jamais. Ce tantra vient du nord de l'Inde. Que tu sois ou non superstitieux (se), prends quelques minutes pour le lire et le relire. Il contient quelques messages pour l'âme. Donne aux gens plus que ce qu'ils n'attendent et fais le avec tout. Lorsque tu dis 'je t'aime', dis le sérieusement. Lorsque tu dis 'je suis désolé(e)', regarde la personne dans les yeux. Ne te moque pas des rêves des autres. Tu peux en sortir blessé mais c'est la seule façon de vivre sa vie. Ne juges pas les autres à travers leurs proches. Parle lentement mais réfléchis rapidement. Si quelqu'un te pose une question à laquelle tu ne souhaites pas répondre, souris et demande lui 'pourquoi souhaites-tu savoir'? Rappelle-toi que le plus grand amour et les plus grands succès comportent des risques majeurs. Quand tu perds, ne perds pas la leçon. Rappelle-toi les trois 'r': respect envers toi-même, respect des autres et responsabilité de tes actions. Ne permets pas qu'un petit différent abîme une grande amitié. Souris lorsque tu réponds au téléphone. Celui qui t'appelle le sentira au son de ta voix. Lis entre les lignes. Rappelle-toi que ne pas obtenir ce que tu veux quand tu le veux est parfois un coup de chance. Ce tantra doit être loin de tes mains dans 96 heures. Envoie quelques copies et observe ce qui t’arrive dans les 4 jours. C'est la vérité même si tu n'es pas superstitieux (se). Maintenant, le reste: envoie ce message à * au moins 3 personnes et ta vie va s'améliorer * 0-4 personnes, ta vie va s'améliorer sensiblement * 5-9 personnes, ta vie s'améliore et suit tes attentes * 10-14 personnes: tu recevras au moins 5 surprises dans les 3 semaines qui suivent * 15 ou plus: ta vie s'améliore drastiquement et tout ce que tu as toujours rêvé commencera à prendre forme. Ne l'oubliez jamais!! Accordez toujours un temps soit peu aux personnes que tu aimes. C'est la plus belle chose qui soit. Ce qui fait la vraie valeur d'un être humain, c’est de s'être délivré Bisous

    http://casanova.mon-vip.com




    MAK, la campagne de sensibilisation des kabyles continue.

    31/03/2008 02:59

    MAK, la campagne de sensibilisation des kabyles continue.


    Le MAK, dont la structuration s’intensifie, multiplie ses activités, son infatigable président, Ferhat Mehenni en tête. Bientôt sept ans depuis sa création et moins de six mois après son congrès constitutif, le MAK gagne chaque jour du terrain dans son combat pour l’autonomie de la Kabylie.

    Visites :

    -  Les 11 et 12 février 2008, Ferhat Mehenni s’est rendu à la commune de Yatafen où il a rencontré les villageois d’Ath-Ddawed, d’Ath-Saada et de Tighzert.
    -  Ensuite, il a été reçu par les villageois de la commune de Tasaft où il a rendu visite aux parents de feu son ami, Mustapha Bacha. Ferhat Mehenni a également rencontré l’écrivain Chabane Ouahioune avec lequel il s’est entretenu pendant plus d’une heure.
    -  Après cette entrevue, le président du MAK s’est rendu au cimetière d’Ath-Rvah pour se recueillir devant la tombe du géant de la culture kabyle, Muhend U Yehia.

    Conférence :

    -  Une semaine après, Ferhat Mehenni a eu l’agréable surprise que la génération actuelle d’étudiants n’a rien à envier à celle de 80, et cela à Tuvirett. En effet, les étudiants de l’Université de Tuvirett (que Ferhat qualifie de « jeunesse assoiffée de liberté et pétrie de valeurs qui fondent une nation ») ont pu imposer la tenue d’une conférence triomphale animée par le président du MAK. Il faut dire que le rectorat avait refusé cette conférence qui est la première depuis la création de cette université en 2001.

    Kamel SOUAMI

    Source : http://www.afrique-du-nord.com/article.php3?id_article=1081






    La Troupe Tilelli d’Ottawa

    30/03/2008 19:27

    La Troupe Tilelli d’Ottawa


    La Troupe Tilelli d’Ottawa  ( Chants traditionnels de Kabylie ) au Théâtre  Le CHÂTEAU à Montréal le 29 Mars 2008...Photo : Arezki AO.

    LA TROUPE TILELLI:
    La Troupe Tilelli

    Tilelli, liberté en Tamazight, est une troupe de chants et de danses composée de 11 femmes. Le but premier de Tilelli est la promotion de nos tradidtions culturelles. Cette troupe a vu le jour en 2001 et depuis, elle ne cesse d’évoluer et de créer pour enrichir ses spectacles. Tilelli puise dans les traditions ancestrales, poèmes et rituels pour assurer le maintien de la culture Amazighe malgré l’exil. Tilelli, participe à un grand nombre d’évènement, entre autres:

    • Yennayer (Nouvel an Amazigh)
    • Tafsut Imazighen (Printemps Amazigh)
    • Tajmilt i Lwennas (Hommage à Matoub Lounes)
    • Fêtes culturelles organisées par la Ville de Gatineau

    Communiquez avec la Troupe Tilelli par email

    tilelli@acaoh.ca

    Source : http://www.acaoh.ca/tilelli_fr.html






    La Troupe Tilelli d’Ottawa ( Chants traditionnels de Kabylie )

    30/03/2008 19:22

    La Troupe Tilelli d’Ottawa  ( Chants traditionnels de Kabylie )


    La Troupe Tilelli d’Ottawa  ( Chants traditionnels de Kabylie ) au Théâtre  Le CHÂTEAU à Montréal le 29 Mars 2008...Photo : Arezki AO.

    Commentaire de Mohand (14/04/2008 21:27) :

    J'aimerais tant vous signifier une fois de plus et l'écrire écrire noir sur blanc combien vous avez été adorables et admirables surtout lors de votre dernière prestation à Montréal au concert de Barbanya. Par la diversité, la richesse et la qualité de vos interventions, vous nous avez entraînés très loin, au fin fond de notre Kabylie et dans les méandres de notre tendre enfance. Ce en toute douceur et en tout charme. Personnellement, j'ai beaucoup admiré le travail en profondeur d'une école, de compétentes et de compétents œuvrant en toute complémentarité, qui a abouti à mettre sur pied une troupe modèle à différents niveaux. J’aimerais féliciter le groupe Barbanya pour sa grande prestation et pour son initiative, Mohand Laid Deflaoui à qui je souhaite bon décollage et aussi Cheb Dino qui m’a personnellement ému avec sa réaction émotionnelle à l’encontre des «youyous» du formidable auditoire. Pour avoir connu ce que pareilles sacrifices signifient, je me permets de témoigner ma gratitude envers vos parents et vos accompagnateurs/trices. Mohand.


    Commentaire de Mohand (03/05/2008 22:55) :

    Salut Arezki, J’aimerais te féliciter pour le travail que tu fais pour vulgariser divers facettes de notre culture. En effet, c’est toujours un plaisir de surfer sur ton blog tellement il y a des choses à lire, à voir et à écouter. J’aimerais cependant te faire part de ma difficulté à retrouver l’article sur la troupe Tilelli d’Ottawa qui excelle dans ses efforts fructueux à faire connaître notre culture. En vue d’aider cette troupe phare, qui a tellement donné de son temps pour hisser haut notre drapeau, il serait plus approprié de faire un lien en page d’accueil dans la rubrique culture qui mènera direct à l’article sur Tilelli. Ce ne serait , en toute objectivité quoique je suis un fervent admirateur, que justice et gratitude bien méritées. Sincèrement Mohand





    La Troupe Tilelli d’Ottawa ( Chants traditionnels de Kabylie )

    30/03/2008 18:54

    La Troupe Tilelli d’Ottawa  ( Chants traditionnels de Kabylie )


    La Troupe Tilelli d’Ottawa  ( Chants traditionnels de Kabylie ) au Théâtre  Le CHÂTEAU à Montréal le 29 Mars 2008...Photo : Arezki AO.




    Mohand Laid DEFLAOUI

    30/03/2008 18:12

    Mohand Laid  DEFLAOUI


                                                                      Photo :Arezki AO




    Tassaft Ouguemoune :Commémoration de la mort des colonels Amirouche et Haoues

    29/03/2008 19:34

    Tassaft Ouguemoune :Commémoration de la mort des colonels Amirouche et Haoues


    Histoire : fondation de l’avenir...

    Le village de Tassaft Ouguemoun qui a vu naître le colonel Amirouche n’arrivait pas à contenir la foule qui l’avait occupé l’espace d’une demi journée.

    La commémoration du 49eme anniversaire de la disparition d’Amirouche et de Haoues avait une charge particulière.

    Est-ce l’imminence de l’interpellation du gouvernement par Nourdine Ait Hamouda à l’Assemblée nationale sur la séquestration des dépouilles des deux héros de la guerre de libération nationale par Boumediene ?

    Est-ce la proximité du 50eme anniversaire de la disparition des deux officiers de l’ALN dont on attend de nouveaux témoignages écrits et, selon de bonnes sources, des informations inédites?

    Ce regain d’intérêt  pour l’histoire récente exprime t-il une demande plus générale d’un peuple qui veut voir son patrimoine historique réhabilité et protégé des censures et des manipulations ?

    Il y a certainement un peu de tout cela.

    Le fait est que les compagnons du chahid de la wilaya 3 étaient tous là. Les vielles combattantes qui ont eu à croiser Amirouche étaient aussi au rendez vous. Mais chose plus inhabituelle, les jeunes du tissu associatif comme les universitaires ont tenu à communier avec leurs aînés.

    Après avoir salué la foule et tenu à rassurer les Algériens sur sa détermination à continuer son combat pour le respect et la protection de la mémoire des martyrs, le fils du colonel Amirouche passera la parole au responsable des moudjahiddines de la wilaya qui fut l’un des plus jeune officiers de l’ALN.

    Dans une courte allocution chargée d’émotion, il rappellera le statut exceptionnel du colonel Amirouche : «  c’est lourd de parler de Amirouche ou de Haoues. Quand on a vu leur volonté et leur énergie, on comprend mieux leur combat. Amirouche a structuré sa région comme un vrai dirigeant qui a non seulement organisé son territoire mais aidé les autres wilaya. C’est grâce à des hommes comme Amirouche que l’Algérie est devenue une nation libre. Nous devons toujours savoir que ces hommes avaient un courage et une vision qui ont survécu à leur mort. Pour nous, leur disparition physique n’avait pas réduit notre engagement. Amirouche était mort mais son souvenir continuait à animer nos rangs. Il faut que les jeunes se souviennent de tout cela. »

    Invité à prendre la parole, le président de l’APW de Tizi-ouzou Mohand Ikharbane délivrera dans un kabyle châtié un message de fidélité et d’espoir : «  Amirouche et Haoues nous ont permis de nous retrouver ici dans la dignité et l’honneur. Nous leur devons notre statut d’hommes libres et nous sommes mis en demeure d’honorer leur combat en restant fidèles à leurs serments. La population qui a souffert et qui est encore bien souvent abandonnée attend de nous efforts et sacrifices pour soulager son quotidien. Je pense notamment à tous ces villages qui ont répondu à l’appel de la patrie et soutenu avec un dévouement exemplaire Amirouche et ses pairs. Le colonel Amirouche a fait de la wilaya 3 une région modèle. En tant que responsable de l’Assemblée de wilaya, je peux assurer en ce jour symbolique tous nos concitoyens que notre seul et unique objectif c’est d’accomplir notre mandat avec le même engagement que celui dont  a fait preuve le colonel Amirouche pendant la guerre. Comme lui, qui a mobilisé et organisé le plus grand nombre, je réaffirme devant vous que nous resterons ouverts et disponibles pour accueillir toutes celles et tous ceux qui ont comme souci le bien être de la collectivité.

    La seule frontière que nous mettrons à notre action est celle qui sépare l’honneur de la trahison ou l’intégrité de la corruption. »

    Le colonel Bouzeghoub, membre du Conseil de la nation témoignera en tant que secrétaire de la wilaya 1 qui a vu le colonel Amirouche intervenir dans les Aurès pour remettre en ordre de bataille une région minée par les conflits internes après la disparition du chahid Benboulaid. Jeune maquisard ayant rejoint les rangs de l’ALN après la grève, M.T. Bouzeghoub apportera un double témoignage en évoquant le soutien financier envoyé par Amirouche pour la wilaya 1 afin de prendre en charge les soldes des moudjahiddines et les pensions des veuves de chahids.

    Sur un autre registre, il donnera un éclairage sur le souci permanent d’Amirouche de veiller sur les jeunes cadres en les envoyant à l’étranger pour former les responsables de l’Algérie indépendante. «C’est parce que le colonel Amirouche pensait à l’avenir de la Nation que j’ai pu faire mes études dans une académie militaire et devenir pilote. C’est aussi grâce à lui que je suis aujourd’hui vivant pour vous apporter ce témoignage.

    N’oubliez pas une autre chose essentielle : Amirouche n’a pas seulement donné à sa wilaya un potentiel militaire qui a fait face à l’ennemi ; son envergure a était utile à de nombreuses autres wilayas.»

                                              Said Sadi durant sa prise de parole

     

    Intervenant en dernier, Said SADI, dira d’entrée :

    « l’histoire est à la  nation ce que la fondation est à la maison. Nous sommes aujourd’hui dans un cimetière, nous devons à nos héros respect et devoir de vérité. Sans faire de procès d’intention, il nous faut entreprendre, dans l’urgence, la préservation et la réhabilitation de ce patrimoine commun d’une valeur symbolique et politique exceptionnelle, capital sans lequel aucun peuple ne peut avancer.

    Je reviens des Etats-Unis dont la nation moderne a à peine deux siècles et demi d’existence. Le moindre acte, le moindre propos, le moindre site est répertorié et valorisé. Avec des événements ordinaires et sur une période courte, les Américains ont structuré leur mémoire en tant que fondement de leur projet national.

    Nous sommes assis sur 3000 ans d’histoire ; nous n’assumons rien. Pire, quand nous ne censurons pas, nous déformons.

    Toutes les révolutions ont eu leurs travers. Pour ne rester que dans le cas de la Kabylie, les pertes et les abus sont terrifiants.

    Dans la pression de la guerre, le mouvement de libération algérien a lui aussi connu ses égarements. La semaine passée, la commune de Mekla a réhabilité Ouali Bennai, géant parmi les géants du mouvement national. Dans ce village qui nous accueille, Amar Ould Hammouda a été exécuté par ses frères de combat. Il en fut de même de Mbarek Ait Menguelet, autre héros dont le fils est présent parmi nous. Abane Ramdane, l’architecte de la guerre de libération fut assassiné par ses pairs. Nous ne sommes pas là pour juger ce qui c’est passé dans une guerre sans merci, mais nous devons connaître la vérité pour assumer notre passé, tout notre passé afin de prémunir les générations montantes de pareilles épreuves.

    Mais ces pertes inestimables ont connu des rebonds inadmissibles après l’indépendance. Abane a subi des attaques indignes dans l’Algérie d’après guerre. Comme si sa mort physique ne suffisait pas et qu’il fallait une deuxième fois l’enterrer symboliquement.

    Krim Belkacem qui a échappé à l’armada française a été tué en Allemagne parce qu’il voulait donner son avis sur la gestion d’un pays dont il fut un libérateur émérite.

    Que dire alors du mal absolu : la séquestration des dépouilles mortelles d’Amirouche et Haoues pendant 20 ans pour les soustraire au souvenir et à la reconnaissance de leur peuple.

    Aucune autorité, aucun pouvoir, aucune raison d’Etat ne peut justifier de tels forfaits.

    Il y a de quoi être pessimiste quand on voit ce qu’a commis le pouvoir algérien contre d’authentiques héros de la nation.

    Mais quand on observe, d’un autre coté, les initiatives se multiplier autour des cérémonies consacrant la grandeur et les vertus de ces hommes repères et qu’elles émanent de citoyens souvent jeunes, on est en droit de se dire que la demande de vérité est plus forte que toutes les manœuvres.

    Plus le pouvoir essaye de faire oublier ou de souiller la mémoire de ces martyrs, plus les jeunes s’y intéressent et les honorent.

    Plus on essaye d’attenter au charisme du colonel Amirouche, plus il habite les cœurs.

    Comme tous les enfants de la guerre j’en ai un souvenir inouï. Cet homme était rentré dans la légende de son vivant. Les femmes de nos montagnes le célébraient par des poèmes avant même qu’il y ait quitté le village qui l’accueillait. J’ai dans ma mémoire d’enfant des bribes de phrases de soldats français qui l’évoquaient dans un mélange de haine et de respect.

    Mais ce n’est pas sur les compétences militaires d’Amirouche que je m’attarderai aujourd’hui. Je voudrais alerter nos jeunes sur deux qualités relativement peu connues du personnage car des dirigeants se sont employés à les réduire ou les souiller.

    La première c’est la dimension  politique du colonel Amirouche. Le témoignage de M.Bouzeghoub vient de nous en dévoiler une partie. Amirouche n’était pas seulement un baroudeur, il était un dirigeant qui avait façonné son organisation de sorte à prendre en charge les problèmes sociaux d’une population opprimée. Son administration était d’une performance qu’on voudrait bien retrouver dans celle d’aujourd’hui : pensions livrées dans les délais, assistance sociale quasiment généralisée, système de santé conséquent pour les troupes et couvrant une part non négligeable des besoins de la population.

    Mais au-delà, c’est la vision de l’après guerre du colonel Amirouche qu’il nous appartient de valoriser. Formation des cadres pour l’Algérie indépendante, lutte sans merci contre les oligarchies claniques et le régionalisme ont été des préoccupations de tous les instants chez cet homme visionnaire.

    Il faudra regrouper et recouper les témoignages des officiers qui ont assisté à la dernière réunion qu’il a tenu en wilaya 3. Tout en les assurant que l’Algérie sera indépendante, Amirouche exhortait ses collaborateurs à rester vigilant.

    L’essentiel des motivations de la mission qui devait le conduire à Tunis et dont il ne reviendra jamais était d’ordre politique et non logistique comme on a voulu le faire croire.

    La deuxième qualité sur laquelle il faudra se pencher est la dimension humaine que ceux qui ont suivi Amirouche ont pu apprécier. Je m’en tiendrais, pour aujourd’hui, au propos du docteur Laliam qui fut le médecin d’Amirouche en wilaya 3. Agé de 80 ans, il me faisait cette confidence hier soir : j’étais jeune médecin bien établi à Tunis jusqu’au jour ou Amirouche qui y passait vient me voir. Je l’avais connu à Relizane. J’ai décidé de rentrer avec lui autant pour des raisons politiques que personnelles. Il était droit, il était juste, il était sain. On avait envie de lui faire confiance. Du jour au lendemain, j’abandonnai une situation toute faite en Tunisie pour me retrouver quelques semaines plus tard dans les massifs de l’Akfadou. Je l’ai suivi d’abord et avant tout parce que c’était lui. 

    Pour finir, mes chers frères, nous devons aussi être des chercheurs de vérité dans le passé si on veut sauver notre pays.

    En tant qu’élus nous ferons tout pour que les institutions évoluent et s’amendent de fautes qui ne doivent plus se reproduire et que l’on ne peut pas imputer à l’ennemi. En tant que citoyens vous nous trouverez toujours à vos cotés pour reconstruire et protéger la mémoire de notre peuple. »

    Source: http://www.rcd-algerie.org/index.php?id_rubrique=167&id_article=841






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