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La JSK n?est qu'à 4 points du premier relégable...
06/05/2012 04:06
A 3 journées de la fin du championnat, la JSK n’a toujours pas assuré son maintien en L1.
Le scénario de l’an dernier risque de se reproduire dans le cas où le MCEE, l’ASK et le MCO gagnent sur leur terrain lors de la prochaine journée. Ainsi, une victoire devant le NAHD pourrait ne pas suffire pour les Canaris de se mettre à l’abri de toute mauvaise surprise. C’est grave pour une équipe dont le budget avoisine les 30 milliards de centimes. Non seulement, les poulains de Karouf doivent impérativement s’imposer lors de la prochaine journée, mais ils doivent espérer un faux pas des autres mal classés pour assurer définitivement leur maintien en L1. Chose peu probable en cette fin de saison. Le président Hannachi avait promis le titre au début de la saison, mais non seulement il est loin de ses prévisions, mais la JSK est menacée plus que jamais par la relégation. Si les Canaris n’assurent pas le maintien lors de la prochaine journée, ils devront prier pour éviter la descente en L2. Ils se rendront à Béjaïa avant d’accueillir l’ASO. Cela dit, ils affronteront deux équipes qui jouent le haut du tableau. Malgré ça, Hannachi persiste à dire qu’il a une très bonne équipe.
M. A.
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JSK 4 - MCS 0 : Est-ce le réveil ?
01/05/2012 01:31
Sous un soleil de plomb et devant un millier de supporters, la JSK a retrouvé la joie de la victoire après 6 matchs de suite sans y gouter. En passant quatre buts à son adversaire, la JSK a retrouvé une certaine efficacité qui lui faisait défaut depuis plusieurs mois. Certes, l’adversaire n’a rien montré et s’est contenté de limiter les dégâts après les lourdes sanctions qui l’a pris suite aux incidents qui ont émaillés le match MCS-USMA, mais n’empêche que ce résultat permet à la JSK de prendre un bon bol d’air et d’accroitre ses chances de maintien, qui n’est pas encore mathématiquement assuré, notamment vis-à-vis de son adversaire du jour qui lui semble complètement condamné.
Concernant le match, la JSK n’a pas trouvé beaucoup de difficultés pour prendre les trois points. Ses intentions étaient claires. Sedkaoui pouvait donner l’avantage à la JSK dès la quatrième minute (4’). Hemani, bien positionné dans les 18 mètre, aurait pu profiter d’une erreur dans l’axe de la défense de Saida mais son tir passe au-dessus (16’). Dominant son adversaire, la JSK se créera d’autres occasions. Sedkaoui réceptionne un centre de Remache et tire, mais la balle finit dans les mains du gardien Kial (18’). Une minute après, Hemani profite d’un cafouillage près de la cage saidi et inscrit le premier but de la partie (19’). A l’ouverture du score, la JSK continuera à chercher d’autres buts. Le tir de Hanifi percute le poteau avant de sortir (25’). Le jeune Lemhane tenta à son tour un tir croisé mais sans succès (31’). La mi-temps sera alors sifflet à l’avantage de la JSK avec un but d’avance.
A la reprise, Sedkaoui lance Hanifi en profondeur, ce dernier ne trouve aucune peine pour ajouter un second but (46’). Ce but désarçonnera les joueurs du MCS qui ne s’attendaient pas à un tel début de seconde période. À partir de là, on assistera à jeu dans un sens unique. Zarabi aurait pu inscrire son but si le ballon n’était pas renvoyé par le poteau (60’). Mais le troisième but viendra peu après. Hanifi tire de loin, Kial renvoie le ballon qui attire dans les pieds de Hemani qui ne sera pas prié pour le mettre au fond des filets (61’) et réalise à l’occasion un doublé. Hemani avait même l’occasion de réaliser le triplet s’il avait gagné son face-à-face contre Kial quelques minutes plus tard (66’). Le quatrième but sera l’œuvre de Remache qui pénètre dans la surface de vérité balle au pied avant de loger le cuir dans la cage de Kial (75’). On en restera là même si le MCS tenta de sauver l’honneur en fin de partie mais sans succès. Le match se terminera sur le score de quatre buts à zéro.
A JSK remporte ainsi une victoire précieuse qui lui permettra de respirer peu et attendant la suite du championnat. La JSK comptabilise 35 points et reste à la 9ème place, alors que le MCS est avant-dernier avec 24 points. Le prochain match contre l’ES Sétif en déplacement semble difficile. Cette victoire facile contre le MCS ne doit pas servir d’arbre qui cacherait la forêt. C’est contre des adversaires de taille comme l’ESS que l’on reconnaitra le vrai visage de la JSK. Rendez-vous dans une semaine.
Fiche technique :
Stade : 1er-Novembre (Tizi Ouzou) Affluence : faible Arbitres : Bahloul, Belakhal, Bougherara Avertissements : Cheraïtia (78’) (MCS) Buts : Hemani (20’, 61’), Hanifi (46’), Remache (76’) (JSK)
JSK : Asselah, Remache (Khellili 78’), Nessakh, Rial, Belkalem, Zarabi, El Orfi, Lamhene (Ziad 51’), Sedkaoui (Camara 70’), Hanifi, Hemani Entraîneur : Karouf
MCS : Kial, El Hadjari, Addadi, Mebarakou (Madouni 78’), Bakayoko, Nehari, Saïdi, Guenifi, Hadiouche, Cheraïtia, Ould Teguidi (Bouraba 58’) Entraîneur : Lachgar
Écrit par Rachid.
Source :http://www.js-kabylie.fr/index/index.php/informations/articles-a-la-une/1152-jsk-4--mcs-0--est-ce-le-reveil-.html
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Entrevue avec M. Boussad Ouidja (Belqacem Ihidjaten)
12/04/2012 01:10
C’est très jeune que Belqasem Ihidjaten a commencé à composer des poèmes (1974-1975) et c’est depuis longtemps qu’il rêve de se voir publier. Ce rêve est réalisé puisqu’en 2004 il voit son premier recueil de poésies publié en Kabylie quelques temps après s'être installé à Montréal.
Kabyle.com : M. Ouidja, vous faites de la poésie depuis des années, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
Boussad Ouidja: Avant de commencer, je tiens d’abord à Saluer tous les lecteurs de Kabyle.com. En effet, j’écris des poèmes depuis mon jeune âge. Depuis mon arrivée à Montréal, ma passion pour l’écriture s’est accentuée. C’est ainsi que plusieurs ouvrages ont vu le jour dont le tout dernier recueil « À travers la brume ou Udhir Uffir ».
Pouvez-vous nous donner plus de détails quant au choix de ce titre ?
Ce titre en lui-même veut tout dire. Dans ce recueil, j’ai parlé de beaucoup de choses, j’ai abordé certaines vérités de mes frères, de mon peuple… J’ai soulevé des thèmes qui demeurent encore tabou en vulgarisant les banalités de ma communauté.
Je pense que «Udhir Uffir » est le 6ème livre paru. Pouvez-vous nous parler de vos premiers recueils ?
Effectivement il y a eu des recueils avant Udhir Uffir (édité chez l’Harmattan à Paris). Il y a eu, Ahiwec (le glanage),Tamusta n isefra (poignée de poèmes),Seg wawal ar wayedh (du mot a l’autre),Assegres (Lange)
Ces quatre recueils sont édités à compte d’auteur. Itij assemadh (le soleil froid ) a été édité par le HCA (Haut Commissariat à l’Amazighité)
Et pour le dernier, il est également édité à Paris par l’Harmattan.
Nos sages disaient « C’est la misère qui fait faire des vers «d lmahna i g sfruyen» est-ce vrai ?
Il est très difficile de contredire la sagesse populaire, sauf que la misère change aussi de visage. La misère évolue avec le temps et les mœurs ce qui est tout à fait naturel.
Avec tous les recueils parus et ceux à paraître bientôt, je constate que la poésie occupe une grande place dans votre vie, pouvez-vous nous en parler ?
C’est vrai que la poésie me passionne énormément et que j’y consacre une grande partie de mon temps. La poésie est le cri du cœur et apaise les âmes.
Pouvez-vous nous parler de votre premier essai poétique si vous vous en souvenez ?
Si mes souvenirs sont bons, je devais écrire mes premiers textes en 1975. Je vous livre ci-après un petit extrait :
Ma yettnuzu ssber fell-am
At ayey mebla ….ssuma
Itij icerquen s ttlam
Yer yuri ur yennulfa
Ad cfuy fellam
3uhday-kem a tanina…
Vos poèmes versent légèrement dans «la poésie engagée» est-ce voulu ? Je cite par exemple le poème : «Iqcer» (Les lambeaux de chair) * ou encore «Tilwit" (l'existence)**
Vous savez que l’engagement est aussi un mot complexe. Chacun peut lui donner un sens ou son interprétation.
Je peux citer l’exemple de Che-Guevara : Beaucoup pensent qu’il n’est aussi engagé que ça du fait qu’il a quitté sa patrie « Cuba », or peut-on mettre en doute son engagement pour la révolution cubaine ?
Dans «Udhir Uffir» vos poèmes touchent à tout : l’exil, la misère, la nostalgie et l’amour et plusieurs sujets de la vie quotidienne. Nous ressentons en les lisant que ça vous affecte beaucoup, pourquoi ?
Vous savez, Madame, on n’est jamais heureux en terre d’exil quelles que soient les conditions dans lesquelles on vit et tant que nous vivrons dans un pays qui ne nous a pas vu naitre, on ne pourra jamais être heureux. Le poids de la nostalgie pésera toujours sur nous.
Vous avez même traduit en kabyle un poème de Rimbaud (Le dormeur du val), comment vous est venue l’idée de toucher à l'oeuvre de ce grand homme ? Est-ce que ça été facile de le traduire ?
Je n’ai pas seulement traduit un texte de Rimbaud, mais de beaucoup d’autres auteurs aussi, tel que Gilles Vigneault, Apollinaire, Nelligan, Enrico Macias. Dans chacun de mes recueils je rajoute une traduction d’un auteur. C’est ma vision d’enrichir notre langue avec des idées d’hommes qui ont marqué le monde et leur peuple.
Vous avez encore 5 recueils en voie de parution ? Ça sera pour quand et pouvons-nous connaître les titres ?
Il y a encore 8 manuscrits finis, saisis et archivés prêts pour être édités. Des promesses sont là mais la concrétisation se fera avec le temps . Concernant les titres, nous attendrons leur parution pour le connaitre.
Vous vivez à Montréal depuis plus de 10 ans, vos livres sont édités en Kabylie, pour ceux qui vivent ici au Canada ou ailleurs, comment peuvent-ils les acquérir ?
Pour le dernier, c’est a dire "Itij assemad (le soleil froid )" quiconque peut l’avoir par le billet d’Internet chez l’édition L`Harmattan. Pour les autres recueils, ils se vendent a Tizi-Ouzou, Bejaia et Bouira sinon ils pourront me contacter et je leur ferai parvenir le recueil du titre désiré .
Le mot de la fin M. Ouidja ?
Je vous remercie infiniment pour l’intérêt que vous portez à ma poésie comme je remercie également Kabyle.com pour l’espace qu'il m’offre. J’aimerai lancer un appel à mes frères Kabyles afin qu’ils produisent et qu’ils écrivent dans notre langue. C’est de cette façon que notre langue et notre identité soient sauvegardées.
Tout reste à mettre noir sur blanc pour les nouvelles générations. De ce fait, il faut écrire, écrire…écrire en kabyle.
Tanemirt
Propos recueillis parTassadit Ould-Hamouda - Kabyle.com Montréal
Source:http://www.kabyle.com/fr/articles/entrevue-avec-m-boussad-ouidja-belqacem-ihidjaten-19520-10042012.html
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SOS,la JSK en danger.
08/04/2012 12:31
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Amenzu N'Tefsut (Le premier jour du printemps) en Kabylie...
16/03/2012 04:22
Plusieurs localités de Kabylie célèbrent Amenzu N'Tefsut (Le premier jour du printemps), une fête traditionnelles plusieurs fois millénaires.
La belle saison qui, selon le calendrier grégorien commence le 28 février, est tant appréciée en Kabylie qu'on la personnifie dans l'expression toute faite « mmager tafsut » qui signifie « aller à la rencontre du printemps ». Cela va de soi quand on sait que la saison hivernale a souvent été rigoureuse en Kabylie, ce qui rend les conditions de vie difficiles dans cette région montagneuse. Le début du printemps se présente alors comme une sorte de délivrance.
La nature en fête !
Au début du printemps, le temps se radoucit, les plantes bourgeonnent et fleurissent, les animaux hibernants se réveillent, les oiseaux migrateurs retournent d'où ils viennent. C'est la saison qui « fait la pluie et le beau temps ». L'eau produit par la fonte des neiges alimentent les petits ruisseaux qui, à leur retour, font les grandes rivières.
L'éclatante blancheur de la neige s'éclipse peu à peu pour être remplacée par la blancheur des abondantes fleurs d'amandiers. La nature se réveille. Les pluies fréquentes et le soleil font revivre les arbres dépouillés de leurs feuilles au cours de l'automne. La sève descendue dans le tronc des arbres remonte et les bourgeons, fermés durant tout l'hiver, s'ouvrent et de nouvelles feuilles d'un vert tendre font leur apparition, grandissent et s'élargissent jusqu'à atteindre leur taille normale selon l'espèce.
Les paysages sont recouverts d'arbres d'oliviers, de pins, de châtaigniers et d'un tapis de verdure parsemé de fleurs sauvages de toutes les couleurs (jaune, blanc, rouge...). Il est important de signaler également le retour en grand nombre, ces dernières années, des papillons. Le printemps n'aurait vraiment pas de sens sans ces magnifiques fleurs volantes de diverses formes et couleurs. A cela s'ajoute les chants d'oiseaux en parade, les diverses odeurs suaves que la nature libère, etc.
Les nuits sont glaciales à cause du verglas mais les journées sont de plus en plus chaude, comme l'illustre bien cet adage : « Itij n meghres yessebrak ighes » (Traduction littérale : Le soleil de mars noircit même les os).
Le repas, symbolique de l'abondance
Le jour de la fête du premier jour du printemps, au petit matin, les femmes préparent le repas traditionnel de la circonstance. On l'appelle « tchiwtchiw », « ameqful » ou encore « aderyis », c'est selon les localités ; c'est un plat dépuratif et revigorant constitué de couscous et de légumes cuits à la vapeur, le tout mélangé après cuisson. En général, on préfère cueillir ces légumes dans la nature, donnant ainsi à ce mets une saveur qui rappelle bien cette fête. Ce repas est également agrémenté de viande séchée, d'œufs cuits à l'eau, ainsi que de graines de fèves, de maïs, de blé et d'autres céréales cuits également à l'eau. Ces derniers, notamment le blé, symbolise l'abondance. Ce plat est servi au cours de la promenade en forêt, on le mange en famille.
C'est aussi la fête des enfants
La fête du printemps bien qu'elle soit traditionnellement celle des femmes, elle profite aussi et surtout aux enfants. « Quand nous étions enfants, Amenzu N'Tefsut était l'une des plus importantes fêtes traditionnelles pour nous. La joie que nous ressentions ce jour-là est plus intense que celles des autres cérémonies, telles que Yennayer et Anzar. Les friandises que nos parents nous offraient à cette occasion avaient une saveur unique en son genre. Au cours de la traditionnelle promenade, nous nous roulions dans l'herbe à la gloire des divinités de la nature, nous nous livrions à toutes sortes de jeux, nous dansions, etc. c'était exceptionnel. Nous nous préparions plusieurs jours à l'avance pour cette cérémonie », raconte une vieille dame des Ath Abbes.
En effet, les enfants accordent une importance capitale à cette fête. A cette occasion, ils mettent leurs beaux habits et sortent à la rencontre du printemps avec en main des petites corbeilles en roseau, en osier ou tout simplement en plastique, pleines de bonbons de formes et goûts variés. par karim kherbouche
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Yemma Yemma Izarfen nnegh
04/03/2012 03:26
La célébration de la journée internationale de la femme doit être perçue comme un rappel de tous les combats qu'avaient menés les femmes du monde entier pour arracher des droits. Ces derniers, même s'ils sont consacrées dans plusieurs pays, les plus développés et démocratiques, demeurent malmenés voire éradiqués dans certaines contrées. Celles continuent avec arrogance à étouffer la voix de leurs femmes au su et au vu de la communauté internationale. En effet, des millions de femmes démunies subissent au quotidien les folies de l'extrémisme religieux, de l'incohérence des mentalités rétrogrades et surtout de la tyrannie des régimes totalitaires.
En Algérie, le statut de la femme demeure mineure et ce malgré sa contribution dans le combat de libération de son pays. Les lueurs d'espoir quant la reconnaissance institutionnelle de ses mérites et de ses droits ont été assassinées dans l'œuf par les parlementaires des années 1980 avec la promulgation du code de la famille et l'acharnement des islamistes depuis les années 1990 à nos jours à confiner dans le rôle de la ménagère soumise.
Les valeurs qui faisaient la force de notre société et qui étaient portées justement par les femmes ne cessent de s'effriter au grand bonheur de ces pseudo-cultures importées de l'Orient notamment. La cause est due au fait qu'on ait ciblé cette garante de notre héritage millénaire en l'exposant à tout ce qui vient d'ailleurs. En effet, si Yemma et Yaya (ma mère et ma grand-mère) étaient les miroirs vivants de notre civilisation millénaire, les nouvelles générations de femmes ne peuvent malheureusement pas assurer la relève et ou se targuer d'être les dignes descendantes de Dyhia ou de Fadma N soumer.
La modernité n'a pas été utilisée pour renforcer la dynamique identitaire et culturelle de notre société. Elle a été, au contraire, absorbée dans une approche de rejet de ce qu'on est. Pis encore, l'ouverture sur le monde n'a pas exporté ce que nous sommes, mais elle a importé ce que sont les autres au détriment de qu'on a hérité de nos ancêtres depuis des millénaires. Les exemples ne manquent pas pour illustrer cet horrible constat. La mariée par exemple à côté des tenues traditionnelles qui font notre fierté et notre identité, dépense un argent fou pour se déguiser en Indienne pendant le plus beau jour de sa vie. La mariée indienne porterait-elle une tenue traditionnelle berbère ou algérienne le jour de son mariage? La réponse est non. C'est dans ce genre de moments qu'elle affichera fièrement et dignement son identité et ses traditions. Cela ne veut pas dire que cette femme indienne n'est pas ouverte sur le monde. Elle est ouverte sur les autres tout en demeurant elle-même, solide et digne descendante de Gandhi.
Seul un sociologue pourrait analyser ce délabrement culturel qui a éventré l'ADN de l'Algérienne, de la Berbère. Sérieusement, nos femmes manqueraient-elles de référents ou de repères? N'auraient-elles pas assez de modèles féminins extraordinaires qui ont écrit les plus belles pages de notre histoire? Les valeurs de leurs mères et de leurs grand-mères seraient-elles devenues une tare ou un fardeau dont il faut se débarrasser?
La femme a été chantée pour sa beauté, mais surtout pour sa mission de transmission de la langue, de la civilisation à travers les âges dans toutes les sociétés. Certes, elle a des droits qu'elle doit défendre et revendiquer, mais aussi des devoirs qu'elle doit assumer. Ce constat ne concerne pas seulement ou uniquement la femme. Il touche également l'homme qui vénère sa mère, mais n'hésitera pas à se fondre dans la culture de l'autre dès qu'il pense avoir un certain degré d'instruction ou et surtout lorsqu'il côtoie les autres cultures du monde. Un diplomate algérien disait fièrement dans les coulisses que chez lui, il vit en berbère avec sa mère. On déduit, à travers cette confidence bizarroïde, qu'il cachait sa mère parce qu'il était complexé de montrer au monde son identité.
Ceci étant dit, d'autres gestes posés nous permettent de garder espoir et de croire en l'avenir. Il y a encore des femmes qui continuent à se battre contre les injustices et l'obscurantisme et des hommes authentiques qui soutiennent leurs revendications et qui s'affichent fièrement auprès de leurs mères, de leurs femmes, de leurs sœurs et de leurs filles. L'une des plus belles images que notre mémoire collective ait gardée est celle de la mère du boxeur Hamani. Habillée en robe kabyle, elle l'accompagnait partout. Elle était rayonnante et fière de son fils. Et ce dernier le lui rendait d'une façon admirable et enviable.
Bref, un 8 mars demeure un symbole du courage de toutes les femmes du monde qui se sont sacrifiées pour que d'autres femmes accèdent à l'instruction et aient le pouvoir de disposer d'elles-mêmes. Aussi, il nous rappelle que dans plusieurs pays, des milliers de femmes n'ont aucun acquis et que nous devons les aider et les soutenir dans leurs combats pour mener une vie digne et humaine
Écrit par Djamila Addar
Source : http://berberes.com/index.php?option=com_content&view=article&id=3353:yemma-yemma-izarfen-nnegh&catid=36:rubriques&Itemid=58
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