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D1 : La JS Kabylie donne le ton...
15/01/2008 05:05
Le championnat est reparti à fière allure lundi après-midi.
Le choc entre la JS Kabylie et l’USM Alger a vu le leader s’imposer à domicile (1-0) grâce à un but de Yacine Amaouche en seconde période
Seule l’Entente de Sétif continue à suivre le rythme infernal imposé par la JSK.
> Video Les matchs de la journée
USM Alger 0-1JS Kabylie Plus que le score, c'est l'image du football qui en ressort gagnant.
Les deux équipes ont été appliquées dans leur rôle du jour, la JSK déterminée à convaincre ses supporters de sa supériorité cette saison devra remercier l’opportuniste Amaouche qui a marqué l’unique but du match à la 53e minute, suite à un ballon relâché par Chouih. Quant à l’USMA, très défensive, elle s’en tire pas mal grâce à la tactique protectrice de Fergani qui a failli marcher.
Jusqu’à son remplacement par Athmani à la 58e, Derrag aura fait lever plus d’une fois les travées du stade du 1er Novembre qui n’a pas arrêté de soutenir les siens. Les Canaris ont pris le match en mains dès l’entame, à l’image d’un Amaouche très studieux et d’un Demba qui a fait un travail impeccable en défense et est venu placer sa tête à trois reprises sur corners.
Ammar Amour a démontré qu’il était un joueur important du championnat, par ses passes, ses centres et sa vision du jeu, Boussoufiane aurait pu égaliser à la 83e suite à une passe lumineuse d’un Achiou qui aura traversé tout le terrain, son tir a été bloqué par un Chaouchi qui n’a pas été grandement inquiété dans cette partie.
Dans un match à l’esprit bon enfant, c’est la tactique de Saïb qui aura pris le dessus sur celle de Fergani, son ancien mentor. C’est la fête à Tizi-Ouzou, la JSK écarte l’USMA à 8 points de la place de leader mais pas dans la course au titre car nous sommes qu’à 14 journées de la fin. Des matchs comme ça, on en redemande !
par : Nabil A-O
Quelques minutes après la rencontre, un des artisans de la victoire de la JSK et auteur de l’unique but de la rencontre, Yacine Amaouche, livre ses impressions à chaud : « Je crois que la JSK mérite amplement sa victoire car elle a dominé toute la partie. Nous étions hyper motivés pour ce match là, nous l'avons préparé pendant notre stage à Alger et le coach a su nous motiver au cours de la semaine. On a évité de jouer le match à l’avance. Nous étions concentrés car conscients de ce qui nous attendait. L’USMA est un adversaire de gros calibre, on a fait plaisir a nos supporters mais le plus gros reste a faire. Quant à moi je suis satisfait de ma prestation et comme promis j’ai réédité le coup de 2002. »
Recueillis par Ouali Kardache DZfoot.com
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Chants du monde .
12/01/2008 06:26
IL MEURT LENTEMENT CELUI QUI....
Il meurt lentement celui qui ne voyage pas, celui qui ne lit pas, celui qui n’écoute pas de musique, celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux.
Il meurt lentement celui qui détruit son amour-propre, celui qui ne se laisse jamais aider.
Il meurt lentement celui qui devient esclave de l'habitude refaisant tous les jours les mêmes chemins, celui qui ne change jamais de repère, Ne se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements Ou qui ne parle jamais à un inconnu.
Il meurt lentement celui qui évite la passion et son tourbillon d'émotions celles qui redonnent la lumière dans les yeux et réparent les coeurs blessés
Il meurt lentement celui qui ne change pas de cap lorsqu'il est malheureux au travail ou en amour, celui qui ne prend pas de risques pour réaliser ses rêves, celui qui, pas une seule fois dans sa vie, n'a fui les conseils sensés.
Vis maintenant!
Risque-toi aujourd'hui!
Agis tout de suite!
Ne te laisse pas mourir lentement!
Ne te prive pas d'être heureux!
Pablo Neruda "Prix Nobel de Littérature 1971"
Source : http://www.blog.ma/ikan/Chants-du-monde_r5.html
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JSK, la legende...
12/01/2008 06:07
La J.S.K est officiellement né en 1946, mais en réalité elle est né en 1933, durant l’époque coloniale, la J.S.K dût végéter comme tous les clubs algériens de l’époque...
Dans les années cinquante, l’Olympique de Tizi-Ouzou (un club colonial )occupait le devant de la scène grâce à ses ressources financières et ses nombreux privilège administratifs en temps que club colon. Comme tous les clubs algériens, la J.S.K cessa toute activité pendant la guerre d’Indépendance (1954-1962) et ne ressuscita qu’en 1962 à la fin de la guerre dans le premier critérium organisé en 1963. La J.S.K occupa longtemps la place de leader de son groupe avant de se faire coiffé lors de la dernière journée par le M.C.A .
Ensuite, malgré Terzi, Zeghdoud, Khalfi, Haouchine, la J.S.K végéta pendant plusieurs saisons en Division d’Honneur avec le W.A.Boufarik, U.S.M.Maison Carré, l’O.M.Ruisseau...
La J.S.K accéda en National I lors de la saison 67/1968, sous la houlette d’un entraîneur de renom : le regretté Ali Benfadah, un ancien joueur de la grande équipe F.L.N. Sur sa lancée, elle fit un bref passage en National II, puisqu’elle accéda en National I en 68/1969, sous la direction du Français Jean Lemaître (69/1970), puis du regretté Abdelaziz Ben Tifour (70/71) remplacé après son décès accidentel par Abderahamane Boubekeur, c’est à ce moment là que la J.S.K devint le porte drapeau et le symbole de toute une région, d’ailleurs l’équipe joue en jaune et vert qui sont les couleurs de l’Amazighité. En 1973, l’équipe de Tizi-Ouzou ( la ville des Genêts), obtenait son premier titre de champion, c’était le début d’une suprématie totale, en quelques années, la J.S.K s’imposait comme leader du foot algérien. Pour ses milliers de fans, il est le représentant d’une revendication identitaire, longtemps étouffée, des idées fortement exprimées à domicile, mais aussi le 19 juin 1977, à Alger, à l’occasion de la final de la coupe d’Algérie, gagnée 2-1 contre le N.A.Hussein Day, ce jour là et pour la première fois loin de stade, les supporters KABYLES bravent l’interdit en clamant haut et fort leur Amazighité devant tous les dignitaires du régime, suite à cela le pouvoir décida de révisé le nom du club en Jeunesse Sportive Kawkabi (1977-1978) puis ensuite en Jeunesse Électronique de Tizi-Ouzou (J.E.T, 1978-1990). Se remémorant cette époque, un ancien joueur kabyle confiait : "En 1977, à l’occasion de la célébration de notre doublé, après avoir rencontré la crème de la Kabylie, chanteurs, sportifs, hommes de lettres et de culture, nous avons compris que nous étions investis d’une mission : celle de représenter dignement cette région ."
L’éclosion du "Printemps Berbère" en avril 1980 et du "Printemps Noir" en avril 2001, avec leurs cortèges de revendications politique, culturelles, indentitaire et linguistique, on donna une autre dimension à la J.S.K. et les sphères du football, mais aussi celle du pouvoir, s’accommodèrent très mal de la réussite de ce club, à chaque déplacement, les joueurs, dirigeants et supporters faisaient l’objet d’insultes ( on les traitaient de : paysans des montagnes ) et de menaces, accusés à travers la J.S.K., de chercher à diviser le pays. Aujourd’hui l’hostilité envers ce club pas comme les autres s’est atténuée, à défaut d’avoir totalement disparut.

Toute fois le foot Kabyle ne se résume pas seulement à la J.S.K., il peut aussi compter sur la J.S.M.Béjaïa et beaucoup d’autres dans les divisions inférieurs. Historiquement le 1er club Kabyle à voir le jour est la Société Sportive de Sidi-Aïch (S.S.S.A) en 1921, deux ans plus tard c’est la Rachidia, le 1er club de Bgayet (Béjaïa) ancêtre de l’actuelle Jeunesse Sportive Musulmane de Bgayet.
Source : http://www.tamurth.net/article.php3 ?id_article=556
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Yennayer ou le souverain des mois.
12/01/2008 04:14
"Avertissement : je ne parlerai pas ici de « considérations extérieures que d’aucuns spécialistes ont développées ici et là à propos de yennayer en partant d’un certain dieu Janus ». Je ne parle ici que de simples choses et faits : « Yennayer de la mère kabyle » en révélant « le visage interne de Yennayer » (udem n Yennayer ) tel que les mères et les grand-mères kabyles se le représentaient et le fêtaient autrefois. Ce fut l’une des manifestations les plus importantes de la cité kabyle." Youcef Allioui
Yennayer est un mois composé qui signifie « premier mois » (yen/ayer). Le premier jour de yennayer correspond aussi aux « premières portes de l’année » (tiggura timenza useggwas), par opposition aux « portes de l’année de l’automne » (tiggura useggwas iweooiben). Yennayer le dit bien aux autres mois qu’il surprit en pleines médisances à son sujet : - « C’est moi qui ouvre les portes de l’année « (d nekk i-gpellin tiggura useggwas). Le dicton dit : « Le roi des mois, c’est yennayer » (agellid n wagguren d yennayer). « Un jour Yennayer surprit les autres mois en train de dire du mal de lui : « Janvier le bruyant poussiéreux, c’est depuis toujours qu’il est comme ça ! » (yennayer à bu-lêrka, ansi yekka ttebâit takka si zzman n jeddi-s akka !) Il leur rétorqua : « Si je la laisse tomber, la relève qui veut ! Si je la relève, la rabaisse qui veut ! » (ma sres$-as wa’b$a yrefd-ip ! ma refde$-p wa’b$a ysers-ip ! ».
On connaît le mythe de la vieille aux moult versions qui, voyant Yennayer s’en aller au bout de son trentième jour, osa le défier en lui disant qu’il était fort seulement en paroles ! « Oncle Yennayer, quelle insignifiance tu traînes derrière toi ! Tu es parti sans avoir rien accompli ! » (Gezggeî a Eemmi Yennayer ! Tôuêev ur texdimev kra !) Mal lui en prit à la vieille, Yennayer la tua elle et sa chèvre dans la journée qu’il avait empruntée à février (Fuôar). Dès qu’il entendit les moqueries de la vieille, il s’en alla voir Fuôar et lui dit : « Je t’en prie oncle Fuôar, prête-moi une seule journée qui restera dans les mémoires : je rendrai gorge à la vieille insolente ! » (Pxil-ek a Eemmi Fuôar, ôevl-iyi yiwen si wussan n nnbaô ; a d-rre$ ppaô di tem$art m-lemôaô !)
Depuis, la dernière journée de Yennayer s’appelle « l’emprunt » (ameôvil). La mythologie nous a également gratifié de « poèmes de yennayer » (isefra n yennayer) et de « chants de Yennayer » (ccna n Yennayer). C’est dire toute l’importance que ce mois de Yennayer revêt aux yeux des Kabyles.
Il est d’usage que nous commencions par le commencement, c’est-à-dire par la fête du « premier de yennayer » (amenzu n yennayer), du 12 au 14 janvier du calendrier grégorien selon les années. Selon les anciens, cette date pouvait varier d’un district à un autre de la Kabylie (Tamawaya), voire d’une région à une autre de la Berbérie (Tamazgha).
Cette fête est appelée la « fête de fin d’année » (tame*ôa n yixf useggwas). A l’origine, la fête durait 7 jours. La première journée était chômée. Quiconque enfreignait l’interdit risquait la stérilité. L’immolation du mouton ou du bélier était un sacrifice rituel offert la Terre - mère nourricière - pour obtenir d’elle une année agricole féconde, fertile, tranquille et prospère. Le dicton dit « Yennayer fait la bonne récolte » (Yennayer d ûûaba). Sentiment profond car, selon mon grand-père, l’année agricole - marquée par un calendrier rigoureux - possède un cycle biologique semblable à celui de l’Arbre, de l’Animal, de l’Oiseau et de l’Homme.
Yennayer était l’une des plus grandes fêtes berbères. Ce premier jour de l’an berbère correspond à ce qui est appelé dans le calendrier berbère solaire le « premier jour des froids blancs » (yiwen g-semmaven imellalen). Ce jour-là correspond également, à peu de choses près, à ce qui est permis d’appeler le « jour de la femme » ou, plus exactement, « le jour de l’Assemblée des femmes » (Ass n Wegraw n tlawin). Une journée bien lointaine où les femmes fêtaient les grands froids de janvier. Nous avons vu que la mythologie kabyle attribue bon nombre de défauts, voire de tares et de catastrophes à notre vieille grand-mère. On lui doit notamment l’immobilité et le mutisme des choses de ce monde. Mais, on lui doit donc aussi le courroux de Yennayer, dont nous sommes en train de parler et dont les femmes kabyles fêtent si bien encore la venue . Mais il est très rare que les petits enfants kabyles, qui ont connu leur grand-mère, trouvent celle-ci mauvaise et acariâtre. On ne peut pas dire d’une vieille femme kabyle qui, pendant les longues soirées d’hiver, captive par sa parole une nombreuse assistance qu’elle n’est pas écoutée ou « qu’elle n’est pas valorisée par sa sagesse », comme d’aucuns l’ont écrit ici et là. Le dicton est clair : « Une maison sans vieille est pareille à une figuerie sans caprifiguier, sans figuier mâle » (axxam mebla tam*aôt am urti mebla tadekkwaôt). Yennayer avait dit aux Anciens Kabyles : « De mon début jusqu’à ma fin, je vous ferai voir de toutes les couleurs, mais, comme vous êtes parmi les peuples premiers, je vous apporterai bonheur et bonnes récoltes ! » (seg-semmaven a l*ezla a-wen seôwu$ imeô$an ; d-acu kan, mi tellan seg’Mezwura, awen-d awi$ lahcaca, a-wen-d rnu$ l$ella !).
Selon ma grand-mère Ferroudja, ce fut une jeune fille sagace qui avait promis d’offrir à Yennayer des crêpes dès le matin de son premier jour et un bon souper pour le soir s’il se montrait plus conciliant avec les pauvres montagnards ! Yennayer lui répondit : « J’accepte avec une offrande choisie, les ustensiles pleins de nourritures, les crêpes et le couscous sans oublier la part de l’absent » (pmadi* s-usfel meqqwren, p-paççaôt l_leêwal, p-pe$ôifin d seksu, d umudd g_gwin inagen).
Depuis, on immole une bête comme offrande dont la viande garnit le couscous du souper de yennayer (imensi n yennayer). On prépare les crêpes (ti$rifin) et beaucoup d’autres gâteaux pour le petit déjeuner. Au retour de la fontaine, les femmes déposaient dans la cour de l’Assemblée les gâteaux qu’elles avaient préparés la veille et le matin. Quant au repas du midi, il est composé de gros couscous (berkukes) dont les graines se gonflent au contact du bouillon comme l’on voudrait que le grain enfoui dans la terre - semé - germe et procure une bonne récolte (ûûaba). Les ustensiles devaient être pleins de victuailles : rite d’abondance. Et comme l’exige Yennayer, on mettait un couvert pour chaque membre de la famille absent. On évite les produits épicés et amers et on prépare des mets sucrés comme les crêpes.
Juste avant le souper, le repas qu’ils n’avaient pas pris, était mis à la disposition des pauvres : un plat était porté à l’assemblée. On ira le reprendre tard dans la nuit. Les absents sont aussi souvent des absentes : les filles mariées auxquelles on met toujours de côté la part de viande, de gâteaux et de friandises qui leur reviennent. Tout le monde devait manger à satiété, y compris les vagabonds de passage qui étaient toujours traités avec beaucoup d’égard, mais surtout ce jour-là. Le soir, juste avant le souper, la mère donnait à ses enfants des graines de céréales qu’ils devaient tenir dans la main le temps d’une prière sur la genèse selon la mythologie kabyle : « Il y eut un jour dans l’univers, le Souverain Suprême transforma les ténèbres en lumière ; il sema les étoiles dans le ciel ; Il enleva tout ce qui était néfaste et lava la boue à grand eau !... » (Yella yiwen wass di ddunnit yekker Ugellid Ameqqwran ; îlam yerra-t p-pisrit, deg’genwan izreƒÕ itran ; yekkes kra yella dirit, alluv yurad s waman. Aluv yurad s waman a Bab Igenwan !...) Chacun doit veiller à soigner sa conduite : s’abstenir de prononcer des mots qui fâchent et d’avoir de mauvaises pensées qui offenseraient le Génie-Gardien de la maison. Chacun doit demander pardon à chacun. Comme la fête de Yennayer durait 7 jours, on attendait la journée où la neige « liait » la fédération kabyle (Tamawya) : quand les montagnes des At Wadda (Archs du Djudjura occidental) et des At Oufella (Archs du Djurdjura oriental, vallée de la Soummam, les montagnes des Portes, des Babors et du Guergour) étaient liées par la neige : on sacrifiait le mouton.
La fête de la rencontre des neiges ou le sacrifice de Yennayer
Dans la vallée de la Soummam avait lieu dans les mois de décembre et Yennayer la fête dite « de la rencontre des neiges » (tamyagert g_gwedfel). Quand la neige de l’Akfadou et du Djurdjura rencontre celle de l’Achtoub et de Takintoucht - montagnes des Babors non loin de Tizi Wouchène -, on sacrifie un mouton. Comme l’avait dit Yennayer, la neige est un signe annonciateur d’une très grande et bonne récolte (ûûaba d l*ella). Nous disons alors « elle l’a réunie » (tsemyagr-ip) : c’est-à-dire que la neige a réuni les deux côtés de la Kabylie « sous son burnous blanc ». Autrefois, pendant Yennayer, les Kabyles allumaient de grands feux de joie pour signifier leur bonheur les uns aux autres. La mère kabyle parcourait avec une lampe tous les coins de la maison pour souhaiter le bonheur à tous les membres de la famille y compris les oiseaux et les animaux domestiques . Il était d’usage qu’elle commence par les parents. Elle tendait la lampe dans la direction de chaque Etre en formulant des souhaits de joie : « Soyez heureux mon père et ma mère ! Soyez heureux mon mari ! Soyez heureux mes enfants ! Soyez heureux anges gardiens de la maison ! Soyez heureux bœufs ! etc. (Ferêewt a baba d yemma ! Ferê ay argaz-iw ! Ferêewt a yarraw-iw ! Ferêewt a y iƒÕessasen g-wexxam ! Ferêewt ay izgaren !) Les enfants se roulaient nus dans la neige pour devenir fort et ne pas craindre le froid ! Ils croquaient l’eau de la neige de Yennayer ! Ils faisaient des batailles rangées à coups de boules de neige. Les grands roulaient un amas de neige jusqu’à ce qu’il devienne aussi grand qu’un grand rocher ; alors ils en faisaientt souvent non pas un grand bonhomme de neige ; lequel, en kabyle, s’appelle « l’ânesse » (ta$yult). Ils installaient « l’ânesse » en bas des villages, sur le plateau réservé au jeu (agwni) avant de la décorer pour l’offrir aussi belle que possible à Yennayer.
Dans toutes les cours intérieures des maisons, les plus petits construisaient des bonhommes de neige à leur taille ((ta$yult tamecîuêt). Un jeu consistait aussi à fabriquer une presse à huile dans la neige. Il y avait des périodes où la neige tombait plusieurs jours de suite. Quand, le matin, les gens ouvraient leurs portes, ils tombaient souvent nez à nez avec un mur blanc de neige du sol au toit de la maison. La couche de neige atteignait parfois plusieurs mètres de hauteur. Les hommes du village devaient sortir et, armés de pelles, ils dégageaient les ruelles du village. C’était une entraide collective obligatoire qui consistait à chasser la neige. Elle porte le nom de « cassure de neige » (taruéi usalu ). Asalu est la couche de neige qui ne permet pas aux pieds d’atteindre la terre ferme. Dans une comptine fort ancienne, les enfants chantaient Yennayer qui provoquait Asalu :
Les portes de l’année sont ouvertes Nous les voyons de l’Akfadou Yennayer prend garde que les mottes de neige ne deviennent de l’eau Garde-les biens pour qu’elles s’amoncellent bien haut Nous, nous sommes en train de « casser l’asalu » !
Tiggura igenwan llint Nwala-tent seg’wkeffadu Yennayer êader ak fsint Eass fell-asen ad alint Nekwni nepôué asalu !
A chaque chute de neige, une fois les ruelles dégagées, les enfants parcouraient le village en chantant : « Dieu, donne des flocons de neige, nous mangerons et resterons à ne rien faire, nous donnerons de la paille aux boeufs ! » (A Öebbi fk-ed ameççim, a-neçç a-neqqim, a-nefk i yezgaren alim !). Comme la neige ne leur suffisait pas, ils allaient jusqu’à la rivière qui gelait. Là ils faisaient du « patin sur glace » et de l’escalade le long des conduits des moulins à eau pour cueillir les figurines qui se formaient dans la glace. Ce sont des jours qu’il est difficile d’oublier. Le Djurdjura et l’Akfadou ainsi que l’Achtoub et les autres montagnes kabyles (Tiggura, Ababur, Aguergour) revêtaient leur manteau blanc. Quand Les mères kabyles voulaient chauffer de l’eau, elles remplissaient de neige propre un ustensile avant de le mettre sur le feu.
Les anciens appelaient la neige « la salive du Maître des Cieux » (imetman n Bab Igenwan). Dans notre mythologie, le Souverain Suprême a créé la neige pour permettre au monde de se régénérer, d’avoir une longue vie. L’eau de la neige en s’infiltrant dans la terre « régénère les tissus, les os de celle-ci ». Le jour où il ne neigera plus, où il n’y aura plus de neige, la terre sèchera comme un vieillard. Ses os craqueront et elle mourra. Quand la neige tombe, c’est le Maître des Cieux qui souffle d’un air frais sur la terre ».
Enfin, le soir du souper, les femmes parlaient avec verve et émotion de leur journée. Toutes les portes restaient grandes ouvertes, car ce jour-là était aussi le jour du carnaval, appelé « le vieux sage au tesson » (am$ar uceqquf ). Les gens restaient dehors afin d’accueillir les enfants qui, masqués, parcouraient le village en chantant le premier jour de l’année.
Ô premier jour de l’année, ô portes des cieux ! La neige arrive à la taille, mais elle deviendra de l’eau Ô maison, ô Génie Gardien, nous nous souvenons de ce jour Les ventres sont pleins et les têtes sont joyeuses... Ay ixf useggwas p-piggura igenwan Adfel ar wammas, ad yefsi d aman Ay axxam d u*essas, necfa f yiwen wass I*ebbav ôwan, iqqweôôay zhan...
Chaque maîtresse de maison leur remettait des oeufs et des gâteaux, en disant ou en chantant : La fin de l’année, c’est le premier jour de l’année Nous nous en souviendrons, nous mangerons de la viande Nous oublierons la farine de gland ! Ixf useggwas, d-amenzu useggwas A-necfu fell-as, a-neôwu aksum ; a-neppu amalas !
Les enfants parcouraient les ruelles du village, derrière l’un d’eux qui personnifiait ce personnage mythique qu’était « le vieux sage au tesson » qui avait juré fidélité à « mère Yennayer » (yemma Yennayer). L’on raconte que le sage appelé « celui qui dit la vérité » (admu t-tidep) habitait une cité où les femmes étaient brimées et où des manquements à la liberté étaient manifeste au vu et au su de l’Assemblée (Agraw). Comme ceux qui tenaient le pouvoir ne voulait pas revenir à un fonctionnement plus juste de leur Assemblée, « Celui qui dit la vérité » finit par leur dire : « Par le serment des gens qui n’ont pas peur de dire la vérité, que je ne resterai plus jamais dans la cité des dictateurs ! » (Aêeqq kra di-wansen, a taddart iwersusen, ur qqime$ ger-asen !) Il quitta sa cité et s’en alla habiter dans un refuge isolé. Il ne prit avec lui qu’un tesson plein de braises pour se chauffer... Depuis, les Kabyles lui rendent hommage à travers un carnaval qui porte son nom « le vieux au tesson » (am$ar uceqquf). A la tombée de la nuit, les enfants grimés et masqués parcouraient les ruelles de la cité. Les gens étaient tenus de laisser leurs portes ouvertes. Les gens devaient se tenir devant leur maison pour accueillir le groupe d’enfants qui devaient lâcher leur sentence-vérité (awal t-tidep) concernant chaque maison. Les mots étaient parfois très crus (c’est pour cela que les enfants étaient masqués : c’était la voix du vieux au tesson qui s’exprimait. Il s’agissait de rétablir la vérité pour laquelle le « vieux au tesson » - appelé aussi « la sentinelle de la vérité » (aweqqaf t-tidep), avait préféré vivre dans l’isolement et la solitude jusqu’à sa mort.
Exemple de sentence (izli) devant les gens où la maison dont la maîtresse était connue pour sa mauvaise conduite et son mauvais caractère. Un enfant masqué s’avance et dit : « Voici les paroles du sage au tesson : « Ô Waâli ! Ô Waâli ! Sache que ta femme est bien vilaine ! Elle n’a aucun charme, elle ne dit jamais la vérité ! Elle est avare et sèche comme un vieil oignon ! Elle tient des propos sur d’autres qui sont bien mieux qu’elle ! En vérité, il faut que tu saches qu’elle ressemble au cul du singe ! » ( A-ta wawal n wem$ar uceqquf :A dda Waâli ! A dda Waâli ! Tameîîut-ik d m-xenfuî ! Ur tesai sser, ur tessi tidep ! P-tamecêaêt teqqur am tebselt ! Thedder yal lehdur af widan i-pyifen ! Ma yella teb$iv tidep, tecba taqerqurt ibekki !) Pour se faire pardonner, la maîtresse de maison devait jouer le jeu et offrait des friandises et des oeufs ! Le maître de la maison leur donnait une pièce. Quand ils terminaient la tournée du village, ils se donnaient rendez-vous dans la cours de l’assemblée. Là, l’un d’eux qui occupait les fonctions de chef (amnay) - cela pouvait être un adulte qui faisait partie du carnaval -partageait entre eux le « butin » fait d’oeufs durs, de gâteaux, de friandises et... de quelques pièces d’argent.
Le rituel du carnaval obéissait aussi à une autre Vérité absolue, appelée « le dû de la vie » (azal n tudert) - qui est le principe du vieillissement qui frappe les Hommes et toutes les choses qui l’entourent et qui sont vivantes sur terre. Dès leur plus jeune âge, il faut que les enfants prennent conscience qu’eux aussi vieilliront. De ce fait découle deux règles. La première est expliquée par le dicton : « C’est la jeunesse qui travaille pour la vieillesse » (p-peméi i-gxeddmen af tem$weô). On apprend aux enfants à préparer leurs vieux jours en travaillant, sous peine de se voir réduits à quémander comme le font les vieux qui n’avaient pas assez amassé de biens pour protéger leurs vieux jours. La seconde est le corollaire de toute éducation kabyle : le respect des personnes âgées et ce quelle que soit leur condition : « qu’elles soient à leur printemps ou à leur hiver » (£as llan di tefsut, xas llan di tegrest).
On voit donc que Yennayer est une fête « déterministe » qui engage les enfants Kabyles et leurs parents à donner le meilleur d’eux-mêmes.
A la fin Yennayer, les enfants étaient envoyés par leur mère chanter par trois fois à l’oreille droite des boeufs de la maison en tapant dans une casserole : « Janvier s’en est allé ô boeuf ! » (Yennayer iffe$ ay azger !). Voici un extrait d’une chanson dédié à Yennayer par les femmes kabyles pour se concilier les bonnes grâces du « souverain des mois ».
LA CHANSON DE YENNAYER
Ô YENNAYER ! ô YENNAYER ! Tu es le maître des champs de blé Ô YENNAYER, ô YENNAYER ! C’est à cause de toi que nous nous bousculons !
Ô YENNAYER, ô YENNAYER ! Mon frère, laisse place à Février Ô YENNAYER, ô YENNAYER ! Ne sois pas dur avec les vieux.
Ô YENNAYER aux bonnes récoltes Tes eaux sont si froides Le pays de mes ancêtres A de tout temps aimé les braves.
Ô YENNAYER comme tu es beau Toi dont le nom est si réputé Les enfants et les femmes t’aiment La montagne te voit comme porteur de bonheur !
Ô YENNAYER ! Ô YENNAYER ! Tu es le meilleur des mois Ô YENNAYER ! Ô YENNAYER ! Sois clément et épargne les exilés.
Toi YENNAYER, paix et lumière Le pays s’appuie sur les traditions Celui qui cherche finit par trouver Là où il y va, Dieu s’y trouve aussi ! CCNA N YENNAYER A Yennayer ! a Yennayer ! Keççini d bab g-iger A Yennayer, a Yennayer Fell-ak i neôwa amdegger.
A Yennayer, a Yennayer Eoo amkan a gma i Fuôaô A Yennayer, a yennayer Taggwadev Öebbi g-gwem$aô
A Yennayer bu ssaba Aman-ik d-isemmaven Tamurt n jeddi d baba I-P ireffden d-irgazen
A Yennayer bu tecrurin A-win mi yezdi yissem Hemmlen-k warrac p-plawin Mi-k yes1a wedrar d ôôsem
A Yennayer, a Yennayer A lexyaô deg-gwagguren A Yennayer, a yennayer Ëader widak yunagen.
A Yennayer lehna tafat Tamurt tedda s tisula Wi nnudan f-kra yufa-t Anda yedda Öebbi yella !
Voici quelques paroles de ma mère à propos de Yennayer : “Sans Yennayer, le bonheur demeure incomplet, car c’est lui qui permet à toute l’année d’avoir son équilibre. Que peut une terre qui n’a pas de reserve d’eau : elle est appelée à souffrir de soif et de sècheresse avant de mourir et de voir mourir les siens”. L’eau c’est la vie. C’est pour cela que le Souverain Suprême a créé la première femme d’une perle de rosée. C’est pour ça que nos ancêtres disaient : “la rosée, c’est la sueur de Yennayer”.” (mebla yennayer, wlac lehcaca di ddunnit ; imi d neppa id yeppaken i wseggwas arkad-is. D-acu i-wi yezmer waka ma yella ur yesƒÕI lufeô d lxezna g-waman : ipeddu ar lmerta n ffad d-uêavum d-u$urar weqbel ad yemmet wad iwali amek pemmaten yidma-s. Aman p-pudert. Af-faya id-yejna Ugellid Ameqqwran tameîîut tamezwarut si tiqit n nnda. Af-faya iqqaren Imezwura nne$ : nnda p-pidi n Yennayer.)
Par Youcef Allioui
Source : http://www.cbf.fr/article.php3?id_article=922
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Yennayer Ameggaz 2958
12/01/2008 03:03
Azul Fell-akent , Azul Fell-awen , 
Saramegh-awen asegwas ameggaz i kwenwi d twaculin-nnwen, d widak akw i th’emlem.
Je vous souhaite une bonne année à vous, à vos familles et à tous ceux que vous aimez.
Arezki Ait-Ouahioune 
Photo du haut source : http://www.cbf.fr/
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Commentaire de Racid Atali Uqasi (12/01/2008 17:59) :
Azul agma,
Si tama inu saramegh-ak aseggwas amegaz 2958, d win akid yawin talwit,
tazmert d wayen isarem wul-ik.
bmassil@yahoo.ca |
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Commentaire de Nacira (12/01/2008 18:02) :
Thanemirthik assegwess ameguez oula dkechini lek twachoultik.
lounasnacira@yahoo.ca |
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Commentaire de ninafodal (12/01/2008 18:44) :
ilmend i n usegas ameynut dass amezwaru n yennayer saramghawen talwit
teghzi n la3mar a
tawdham yakw ayene tessaramem assegwas ameggaz.bonne année et plein de
bonnes choses pour toi et ta petite famille
ninafodal_69@hotmail.com |
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Commentaire de said (12/01/2008 18:55) :
Bonjour, Salam,
Asougas d ambarch s tinammirine d el hana à tous!!
Heureuse année baraka et paix
sbouhari@yahoo.com |
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Commentaire de bélaid (13/01/2008 15:55) :
AZUL FELAWEN
ILMEND U SEGWAS AMAYNUTH ESARAMEGHE IMKUL YIWETH, IMKUL YIWEN LEHNA,
THAZMERTH, THEGHZI LAAMAR;
U SARAMEGH AFUD ILHAN ITHDUKLIWIN IMAZIGHEN ANDDA MALANTE
YENNAYER AMEGGAZ
BONNE ANNÉE
SEGUL BELAID SI PARIS.
belaid_4@hotmail.com |
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Commentaire de krimo (13/01/2008 15:57) :
merci arezki, assegwas ameggaz a toi egalement et a toute ta famille
(petite et grande). que de la joie et de la bonne santé inchallah. di
lehnak.
okrimo15@yahoo.fr |
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Commentaire de Boudjema (13/01/2008 16:03) :
Azul fellawan ,a l'occasion de yennayer je vous présente mes
meilleurs voeux ,bonne et heureuse année 2958 ... bonne fête à toutes et à
tous.
Boudjema de kouba (Alger)
boudj_ao@yahoo.fr |
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Commentaire de hinane (13/01/2008 18:41) :
bonjour ,
assegwas ammegaz à toi aussi ,que tn année soit pleine de bonheur et de
joie ,
prends soin de toi et de ta famille ,
ar tufath.
hinane_1206@hotmail.com |
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Commentaire de farid (13/01/2008 18:42) :
a toi aussi et ta famille merci d´avoir ponnsser arezki c vrement gentille
de ta part
aitelem55@hotmail.com |
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Commentaire de salim (13/01/2008 22:37) :
BONJOUR, AZUL,
Bonne fête et chaque année en bonne santé,
même moi je te change les mêmes et les meilleures voeux et :
Je te souhaite une bonne année à toi, à ta famille et à tous ceux que tu
aimes, et tous qui sont avec toi dans le travail et les voisins .....
merci Rezki bon courage que Dieu nous protèges
Que notre joie demeure !
ze_milas@yahoo.fr |
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Commentaire de \ (15/01/2008 01:18) :
Azul
Bonne année berbère à toi et aux tiens.
Ali
poce2003@yahoo.fr |
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Commentaire de cheaz amazigh (15/01/2008 02:04) :
azul fell ak
tanemirt tamuqrant gheff ayen id iduridh dayen icebhen dayen kan.
ulla dnek ad akkinigh asseggas ameggaz ikecc t wacultik di mazighen anda
malan.
talwit.
ar tayed.
ilefnumide@hotmail.com |
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Commentaire de Ali de Jijel. (15/01/2008 04:16) :
Bonjour,
Merci pour les voeux de bonne année. A mon tour de vous souhaiter mes
meilleurs voeux de santé et de bonheur à toi et à toute la famille.
Ali de Jijel.
thanina06@gmail.com |
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Commentaire de hamid (15/01/2008 04:19) :
AZUL AYARZKI.C'EST AVEC UN GRAND PLAISIR QUE J'AI LU TON MESSAGE
.A MOI AUSSI DE TE SOUHAITER UN JOYEUX YENAYER ,APAREMMENT IL A BAUCOUP DE
SAVEUR AU CANADA MIEUX QU'AU BLED ET BONNE ANNEE 2958.
MES MEILLEURS
VOEUX A TOI ET TA FAMILLE.
hamidyahia_7@yahoo.fr |
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Commentaire de faycel et sa famille (15/01/2008 04:36) :
Aseggas ameggaz i kwenwi daghent ,bonne année a toute la famille.
f_slimani@yahoo.fr |
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Commentaire de Mamou (15/01/2008 04:37) :
Assegwas ameggaz i keçç akw at wacultik.
Tazmart, talwit, teghzi la3mar akw dikufa gadrimen.
Un bisou pour Ania.
mamunas15@yahoo.fr |
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Commentaire de Fatiha (17/01/2008 04:09) :
Merci et à toi de même Arezki !
Santé prospérité et sérénité à toi et les tiens en cette nouvelle année.
fathalouane@aol.com |
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Commentaire de ryan (17/01/2008 04:11) :
Azul
Bonne année berbère à toi et aux tiens.
Ali
poce2003@yahoo.fr |
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Statistiques détaillées du blog Kabylie mon amour( fin déc 2007/début jan 2008).
11/01/2008 23:55
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Commentaire de Arezki Ait-Ouahioune (12/01/2008 04:47) :
Merci pour vos visites et vos commentaires sur mon blog...
Si j'ai raison c'est grâce à Dieu, si j'ai tort je Le prie
de me Pardonner...
http://kabylie.vip-blog.com a111@sympatico.ca |
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L'Algérie profonde ...Tizi-Ouzou : Yennayer ou la fête de la fécondité .
11/01/2008 04:39
Photo : prise par Arezki Ait-Ouahioune (Village de Tassaft Ouguemoune en Kabylie)
La fête de Yennayer, premier jour de l’an amazigh, revêt un moment particulier en Kabylie.Elle reste l’une des fêtes ancestrales qui résiste aux méandres du temps et au changement du mode de vie. Jour du nouvel an chez les Berbères, elle est aussi la fête de la fécondité et du renouveau. En ce mois, certains paysans plantent toutes sortes d’arbres fruitiers, notamment des oliviers. Pour d’autres, ils profitent de l’occasion pour se retrouver en famille ou entre amis et passer une soirée conviviale. À Iferhounène, et comme un peu partout dans la wilaya, cette fête donne lieu à des réjouissances communes. Chacun selon les moyens dont il dispose. Certains font la fête avec plus de modernisme et l’engouement que suscite le nouvel an 2008 est encore là pour célébrer Yennayer : les jeux de lumière et les décors de circonstance animent encore quelques espaces ! Certains commandent même des bûches et se préparent à une soirée de réveillon autour d’un couscous au poulet, comme le veut la tradition. “on doit actualiser cette fête et l’adapter à notre époque”, nous diront des jeunes de la région. Des repères qu’ils tiennent à garder, car, selon eux, “le mode de vie actuel nous éloignent un peu de nos repères culturels, c’est pourquoi l’on doit joindre les deux bouts”. Pour d’autres : “On aimerait bien que cette fête se généralise, c’est un patrimoine culturel.” Pour beaucoup, c’est un fait social, une pratique ancestrale et une fête qu’on doit pouvoir sauvegarder, comme autrefois, comme souvenir du passé et un trait d’une identité à actualiser. “C’est bien de retourner aux sources et de retrouver certaines traditions qui commencent à disparaître, comme la fête d’Anzar, le dieu de la pluie dans la mythologie berbère, et bien d’autres pratiques qui témoignent de notre histoire”, comme nous le dira Mohand, un quinquagénaire. Yennayer est aussi un moment de liesse où l’on honore les nouveaux-nés. Selon certaines traditions, à cette occasion, “on coupait un bout des cheveux du garçon, dont c’est la première coiffe, on mettait celle-ci dans du miel, puis on la conservait dans une tuile”, témoigne une vieille dame, na Tassadit. Une pratique qui, selon elle, éloigne l’enfant du mauvais sort et des maladies. À l’occasion de cette journée, on invite les proches pour un repas convivial, on leur sert du thé, des gâteaux et du couscous au poulet. “À midi, on sert des beignets et des plats traditionnels, des plats qui s’accompagnent de pain maison, “aghroum”, et puis du café. C’est le soir que le couscous au poulet est servi, “imensi n’Yennayer”, tout cela sur fond de réjouissance et de convivialité”, nous raconte-t-elle. Des réjouissances qui incluent aussi une forme de partage et de solidarité profitant à tous. Une fête de nouvel an avec toute son originalité que perpétue la tradition orale et dont la femme kabyle a su préserver la mémoire et le geste, lui donnant une dimension culturelle. C’est pourquoi ces journées restent aussi un hommage à toutes ces femmes “paysanes”, oubliées de nos temps, qui ont su faire germer le blé et tisser le burnous. Quelquefois, la fête s’accompagne de chute de neige qui plonge la région dans un vrai climat hivernal.
Espérons que ça va être le cas après-demain, 1er jour de l’an berbère.
Aussi, à tous, assegwass ameggaz… 2958.
Par : KOUCEILA TIGHILT
Source : http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=88625&titre=Yennayer%20ou%20la%20fête%20de%20la%20fécondité
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